A la fois médicament et aliment (alicament) : Le moringa oleifera (bassiyirini) soigne une multitude d’affections

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Goro Aminata Goro
Goro Aminata Goro

Très peu de personnes connaissent cette plante mieux que Mme Goro Aminata Goro, assistante de recherche à l’Unité des Ressources Génétiques  (URG) de l’Institut d’Economie Rurale (IER). Les nombreuses et inestimables vertus du moringa oleifera n’ont aucun secret pour elle. C’est depuis 1976, alors qu’elle n’était encore qu’une petite écolière à Koro, qu’elle contracta la passion pour cet arbre à travers son père, aide-soignant de son état.

Elle profitera de ses études, entre 1999 et 2001, sur la protection des végétaux pour approfondir ses connaissances sur cette plante. Ce qui est particulièrement unique chez le moringa, confie Mme Goro, c’est que toutes les parties de la plante- feuilles, écorces, racines fleurs- servent un but unique dans la promotion de la santé humaine. Les feuilles de l’arbre contiennent 18 acides aminés dont 8 acides essentiels. La protéine du moringa rivalise avec celle de la viande ; ce qui en fait une excellente source de protéine pour les végétariens, assure Mme Goro. La protéine, pour rappel, est nécessaire à la construction du muscle, des os, de la peau et du sang. Elle est également nécessaire à la production des enzymes et des hormones.

Les propriétés et les vertus du moringa sont aussi innombrables qu’inestimables : la plante régule la glycémie et la pression sanguine, augmente l’énergie et l’endurance, lutte contre la constipation et les infections urinaires, renforce l’immunité, améliore la vision et  la qualité de la peau,  stimule la croissance des cheveux et régule l’appétit, rétablit la libido et accroit la clarté mentale, réduit les rides et améliore la digestion. Ce n’est pas tout : c’est un anti-ulcéreux, un anti-dépresseur, un anti-constipation, un détoxifiant et un cicatrisant, un antioxydant, un anti-cholestérol,  un antitumoral et un antifongique. Par ailleurs, elle lutte contre l’anémie et la malnutrition. Elle est ainsi idéale dans la nutrition des enfants de plus de six mois et des femmes enceintes.

Elle lutte ainsi contre le rhume chronique, la colique, les ulcères d’estomac, la faiblesse sexuelle, aide à prévenir et à soigner les problèmes de la prostate et les troubles y afférents telles que l’incontinence et la rétention urinaires. C’est un défatigant pour les personnes âgées, elle lutte contre les trous de mémoire, l’anémie, les troubles de sommeil, l’anxiété et la dépression.

Chez l’enfant, elle favorise la croissance à cause de sa haute teneur en vitamines et en sels minéraux, tout en stimulant l’éveil des sens et de l’intelligence. Chez la femme allaitante, elle est un soutien de taille ans la mesure où ses fleurs favorisent, de façon sensible, la lactation. Elle peut être une botte sécrète pour les sportifs de haut niveau à cause de l’énergie qu’elle leur apporte et du fait qu’elle règle les problèmes de minceur et qu’elle constitue une source inépuisable de vitalité, de force intellectuelle, physique et morale. Peut-être que si les Aigles l’avaient intégré dans leur alimentation, ils allaient ramener, dans leurs bagages, à Bamako la 30ème Coupe d’Afrique des Nations.

Finis aussi les soucis des femmes qui ne veulent plus vieillir. Grâce à  l’éclat et la nouvelle jeunesse que la plante apporte à leur peau. Même les cheveux sont censés rajeunir.

Plus sérieusement, confie Fousseyni Traoré, un des assistants de Mme Goro dans la production et le conditionnement du moringa oleifera, l’OMS même a reconnu les valeurs nutritives de cette plante. Cependant, l’effet bénéfique escompté dépend à la fois de la dose, des parties appropriées de la plante et de la régularité de la prise, estime Fousseyni Traoré.

Depuis 2001, Mme Goro a commencé à faire connaitre le moringa oleifera des Maliens et, depuis 2010, à le leur  faire consommer. Depuis lors jusqu’à ce jour, elle dit n’avoir connu aucune incidence négative liée à l’utilisation de la plante. Aujourd’hui, son souhait le plus ardent, c’est de mettre sur pied une unité de production de l’huile du moringa oleifera, qui est actuellement l’huile la plus recherchée dans le monde, devant même l’huile d’olive. A cause de ses qualités cosmétiques et médicinales incomparables, tant en emploi interne qu’externe. Pour ce faire, elle n’a besoin que d’une trentaine de millions de nos francs. Toute aide serait la bienvenue si l’on sait qu’en amont cela pourrait donner un coup de fouet à la culture industrielle du moringa oleifera et participer ainsi à la lutte contre la pauvreté et le chômage dans notre pays.

 

Yaya Sidibé  

Contact de Mme Goro

Tél. : 60 02 76 82

            76 44 91 55

Email :aminata_goro@yahoo.fr

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2 COMMENTAIRES

  1. je crois et je suis très sur de tout ce qui est raconté sur moringa mm si je ne suis pas encore entrée en contact avec moringa,j’aime!

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