Lutte contre le SIDA : Boulkassoum Haïdara s’engage à combattre la stigmatisation

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Dans le cadre du mois de décembre, consacré à la lutte contre le sida, Dr. Boulkassoum Haïdara, en sa qualité du  président du Conseil économique, social et culturel (Cesc) a eu l’insigne honneur de parrainer   la quatrième semaine consacrée aux droits humains. En prélude aux activités, un point de presse a marqué le top départ, le mardi 22 décembre,  au siège de l’institution.

D’entrée de jeu, Dr. Boulkassoum Haïdara dira que  la bataille contre le Sida sous-tendue par une volonté politique sera gagnée par l’information et surtout la communication pour le changement de comportement. Pour ce faire, il  a invité les hommes de  médias à accorder une attention particulière à la promotion et à la protection des droits humains et surtout à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida. «Vous êtes un partenaire clé dans la lutte  contre ce fléau du siècle», a-t-il souligné.

Concernant l’implication des leaders religieux, Boulkassoum précisera qu’ils ont un rôle important pour faire comprendre à leurs fidèles que le VIH/Sida ne se transmet pas automatiquement. «Tant que vous observez certaines précautions, vous n’attraperez pas la maladie. Ce n’est pas  en mangeant ou en serrant la main qu’on peut attraper cette maladie», a-t-il ajouté. Ainsi, il s’est engagé à combattre la stigmatisation en faveur des personnes vivant avec le VIH/Sida.

Selon lui, la stigmatisation des malades est pire que la maladie dont ils souffrent. Toutefois, il a invité la population à une prise de conscience afin de considérer les porteurs du virus comme des personnes respectables  à part entière. Pour sa part, Malick Sène,  Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le sida, a rappelé que la propagation du Sida relève souvent de notre culture à savoir: le sororat et le lévirat.

De l’avis de M. Sène,  le président IBK s’est engagé avec les autres chefs d’Etat pour l’élimination de cette maladie. « Si nous ne faisons pas un grand pas sur le plan de la discrimination, la stigmatisation, nous n’allons pas atteindre l’objectif», a-t-il conseillé. Selon lui, dans les 15 années à venir, le Mali doit éliminer le VIH/Sida. « Nous devons laisser à la génération  future un Mali sans Sida. Pour cela, nous attendons l’engagement des autorités politiques  en se mettant devant la scène pour gagner cette bataille», a t-il conclu.

Boubacar SIDIBE

 

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