Lutte contre le trafic de médicaments contrefaits : Bientôt des mesures répressives pour sanctionner les contrefacteurs

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Le Centre international de conférences de Bamako a servi de cadre le lundi 27 février au lancement de la 1re édition des journées nationales de lutte contre le trafic et l’utilisation des médicaments contrefaits.  La cérémonie était présidée par le président de la République, Amadou Toman Touré, en présence du ministre de la Santé, Mme Diallo Madeleine Bah.
Organisées par le ministère de la Santé en collaboration avec l’OMS et les partenaires techniques et financiers, les journées nationales de lutte contre le trafic et l’utilisation des médicaments contrefaits visent à trouver des solutions contre la problématique des médicaments contrefaits dans notre pays.
Les médicaments contrefaits ou des faux médicaments, sont des produits dont la composition et les principes actifs ne répondent pas aux normes et aux exigences scientifiques. Des produits qui ont une fausse présentation de leur identité, de leur composition ou leur origine. Pour le président de la République «  il faut arrêter le trafic et l’utilisation des médicaments contrefaits. Ces médicaments  au même titre que les drogues et les stupéfiants, doivent être interdits. Pour en arriver là, il faut  sensibiliser et informer  la population sur le danger de ces médicaments, prendre des mesures répressives et légiférer  dans ce domaine ».
Selon le ministre de la Santé, Mme Diallo Madeleine Bah, « la vente illicite de ces médicaments, sans pour autant être une maladie, constitue une grave menace pour la santé publique, donc un véritable fléau, dont les conséquences dramatiques en termes de pharmaco-résistances, risquent d’anéantir tous les efforts de nos stratégies de traitement des maladies prioritaires. La gravité du problème est telle, que tous nos pays ont besoin de mettre en place des systèmes efficaces de régulation de la circulation de médicaments, pour prévenir et détecter les faux médicaments et aussi prendre des mesures appropriées pour lutter contre les contrefacteurs ».
Mme Diallo a par la suite laissé entendre que  son département est engagé à tout mettre en œuvre pour favoriser les comportements sanitaires appropriés des usagers et extirper les médicaments contrefaits de notre système de santé. Elle a enfin remercié  les partenaires techniques et financiers qui ont accompagné le département dan l’organisation des présentes journées.
Pour sa part, le président de l’Ordre des pharmaciens du Mali, a indiqué que les faux médicaments ne sont que des drogues mettant en danger la vie de nos populations. Lutter contre  ces faux médicaments et la vente illicite devient alors une question de respect de la dignité humaine. Il  a rassuré le département de sa disponibilité  pour mener à bien cette lutte afin d’assurer le bien être de nos populations.
Une projection de magazine, un sketch de la troupe Nyongolon et la prestation de l’ensemble instrumental ont enrichi  ces journées. A noter qu’à la fin de la première édition des  nationales de lutte contre le trafic et l’utilisation des médicaments contrefaits, des centaines de tonnes de faux médicaments saisis ont été incinéré.
Ben Dao

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