Polycliniques et cliniques privées : Des prestations en deçà des attentes

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clinique-privee« La santé n’a pas de prix », a t- on coutume de dire. Tous les pouvoirs qui se sont succédé au Mali, ont accordé une importance de premier plan à la santé de la population. Ainsi, l’amélioration de la santé est une préoccupation largement partagée par les autorités et les populations. Tous les efforts déployés par les autorités successives pour apporter des prestations de qualité aux populations, sont jugés insuffisants.

 

Avec l’avènement de la démocratie, on assiste à la multiplication du nombre de Polycliniques et cliniques au Mali. L’émergence de ces structures privées de santé, visait un objectif : venir en appoint aux structures étatiques de santé sur toute l’étendue du territoire national. Mais hélas, les attentes sont loin d’être comblées en matière de qualité de prestations.

 

 

Si, au niveau des structures privées de santé, de façon générale, il existe des plateaux techniques complets en matière de prise en charge des patients, il ne demeure pas moins que les prestations de services, ne comblent pas toutes les attentes. Beaucoup de patients entrent dans les cliniques et policliniques pour ne plus en sortir… vivants. En tout cas, ceux qui en sortent vivants, gardent des séquelles à vie.

 

La situation est alarmante. Les parents et amis de certains patients qui y laissent la peau, sont scandalisés, voire sidérés par rapport aux conséquences des prestations en matière de santé. N’y a-t-il pas de solution ? L’inspection de santé, semble t- il, est impuissante face à la situation. L’Ordre des médecins a également, un rôle important à jouer dans le suivi de la qualité des prestations au niveau des cliniques et polycliniques privées. Au constat de certains patients, des diagnostiques sont souvent mal établis. C’est pourquoi certaines thérapies sont inefficaces. Souvent, dans certaines de ces structures privées – finalement, privées de tout – on s’oppose à l’évacuation sanitaire des patients. La cupidité est passée par là. Le comble, c’est que pour peu, ils retiennent les patients qu’ils hospitalisent. Le serment d’Hippocrate, lui, est foulé au sol. Le comble, des spécialistes travaillant dans les hôpitaux publics, désertent leur service pour les (leurs) cliniques et polycliniques privées. Cet état de fait est connu de la hiérarchie. Mais, aucune mesure n’est prise pour empêcher cela. Pire, ce sont les soi-disant spécialistes travaillant dans les hôpitaux publics, qui orientent leurs patients vers leurs propres cliniques où le patient est spolié de tout son argent et sans qu’il ne recouvre sa santé. Il a la chance s’il ne meurt pas.

 

Nous sommes à un moment où, les nouvelles autorités, montrent une détermination à créer les meilleures conditions de vie et de santé pour les populations. A cet effet, il y a lieu de s’intéresser, particulièrement, au fonctionnement des cliniques et polycliniques privées, notamment, à la qualité de leurs prestations et surtout au respect du serment d’Hippocrate. Un accent particulier doit être mis, aujourd’hui, sur le renforcement des acquis des hôpitaux publics. Les populations en ont besoin surtout après la création de structures comme la Canam et l’Amo qui jouent un grand rôle dans la prise en charge des malades. Il faut renforcer les facteurs de motivation au niveau des structures publiques de santé afin de soulager la population qui a, de plus en plus de mal, à accéder aux soins de santé même les plus primaires. Il faudra, également, travailler à consolider les acquis de ces structures sanitaires publiques, pour une plus grande prise en charge des patients.

 

Dans ce sens, il s’agit, en même temps, des cas d’urgence, des cas de traitement de maladies endémiques nécessitant des traitements intensifs et aussi des analyses biomédicales et les hospitalisations. C’est à ces conditions que l’on peut espérer une amélioration des qualités de prestations dans les structures de santé publiques.

 

L’inspection de la santé doit être plus de présente et plus dynamisme afin de mettre aux pas ces structures où les morts se comptent à tout bout de champs. Le ton monte au sein de la population par rapport à cet état de fait où la négligence et la cupidité priment sur le professionnalisme.  Ces structures privées sont transformées en morgue, selon un accompagnateur de patient. Le Ministère de la santé et de l’hygiène publique doit veiller à la sauvegarde de la vie des patients en s’intéressant, un temps soit peu, à la qualité du travail fait.
La Rédaction

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Cher compatriotes, Revenons à nos structures publiques et communautaires et laissons les "cliniques" aux "operateurs economico-sanitaires" ! La preuve, beaucoup à l'instar du Pr député dirigent encore "leurs clients" une fois les frais de consultation recouvrés vers les structures publiques pour les interventions chirurgicales !!!!!

  2. Cher compatriotes, Revenons à nos structures publiques et communautaires et laissons les "cliniques" aux "operateurs economico-sanitaires" ! La preuve, beaucoup à l'instar du Pr député dirigent encore "leurs clients" une fois les frais de consultation recouvrés vers les structures publiques pour les interventions chirurgicales !!!!!

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