Pour contrer les déficits liés à la gestion de l’Amo : Le ministre Hamadoun Konaté rencontre les pharmaciens des officines conventionnées

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Canam
Le ministre Hamadoun Konaté, entouré du directeur de la Canam, Luck Togo et Dr Abdou Doumbia, président de l’Ordre des pharmaciens

Depuis un certain temps, les pharmaciens affiliés à l’assurance maladie obligatoire  se plaignent de la mauvaise gestion du contrat qui les lie à la caisse nationale d’assurance maladie. Pour mieux les écouter, afin de prendre des mesures idoines qui s’imposent, le ministre du Travail, de l’action sociale et humanitaire, Hamadoun Konaté, les a rencontrés regroupés au sein de l’ordre et syndicat des pharmaciens pour les rassurer. Cette rencontre s’est tenue le mardi 11 mars à la Maison des Aînés.

Selon le ministre Hamadoun Konaté, l’objectif de cette rencontre est de trouver ensemble les voix et moyens pour palier le dysfonctionnement lié à la convention et le dispositif d’approvisionnement des médicaments aux bénéficiaires de l’Amo.

Ainsi, le président de l’ordre des pharmaciens, Dr Abdou Doumbia, estime que les pharmaciens ont le devoir d’accompagner l’Etat et la population. A cet effet, ils continueront de travailler, mais seront encore plus à l’aise si la convention qui les lie au régime peut être fluidifiée. Cette convention, dira-t-il, est le meilleur moyen de permettre à la population d’accéder plus facilement à des médicaments de qualité.  Mais, il se trouve que les pharmaciens souffrent de ce partenariat avec la Canam. Partout, les problèmes sont identiques. Ils demandent à ce qu’il y ait rapidement une solution pour leur permettre de travailler dans les conditions optimales.

Prenant la parole, un à un, les pharmaciens ont surtout évoqué la lenteur du paiement après qu’ils aient fourni les médicaments aux malades de l’Amo par l’INPS et la CMSS. Dans le contrat, il est indiqué que le paiement après livraison se fera chaque quinzaine. Cela malheureusement n’est pas respecté.  Le retard les met en situation inconfortable  face à leurs fournisseurs maisons qui ne les approvisionnent pas s’ils ne payent pas. Ce qui fait souvent que certains pharmaciens sont en rupture de stock dans les officines. Et les malades de l’Amo, ne comprenant pas cet état de fait, se mettent toujours en colère.  L’autre gros souci, ce  sont les difficultés liées à l’élaboration des fiches de soins. Les cas de tentatives de fraude par des bénéficiaires de l’Amo au profit d’un non-adhérent sont aussi fréquents. Ils proposent également que la liste des médicaments soit prolongée. Les pharmaciens proposent que les fiches  de soins soient informatisées. D’autres arrivent à la conclusion de préfinancer les pharmacies pour éviter tous ces problèmes.

Pour Dr Cheick Oumar Dia, du syndicat des pharmaciens, l’Etat doit donner la somme forfaitaire de 100 à 200 Fcfa sur chaque ordonnance traitée dans le cadre du régime.

Pour sa part, le directeur de la Canam, Luc Togo, a félicité les 260 officines sur les 330 qui ont continué à fournir les médicaments aux malades de l’Amo malgré les difficultés. Il a rassuré qu’ils comptent très bientôt améliorer la conception des fiches de soins, revoir le système de paiement et l’informatisation qui est en cours.

Abondant dans le même sens, les directeurs généraux de l’INPS et de la CMSS, respectivement Boureïma Noumoussa Diallo et Oumou Marie Dicko, ont réaffirmé leur engagement à faire avancer le régime surtout en ce qui concerne la convention avec les pharmaciens.

Revenant à la charge, le ministre Konaté, affirme avoir noté avec intérêt les plaintes et doléances. Avec ces trois directeurs concernés, Canam, INPS et CMSS, ils verront très rapidement ce qui est faisable afin de fluidifier la convention. S’agissant du délai, des fiches d’identification et de prime de fidélité pour les officines, il a rassuré de trouver le plus rapidement des solutions idoines.

Fatoumata Mah THiam KONE

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