Vente de produits alimentaires au Mali : Tout sauf l’hygiène !

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Le spectacle qu’offrent les vendeuses et boutiquiers de tout acabit autour de l’hygiène est édifiant et mérite une réflexion. A Bamako, la capitale, la vente d’aliments dans les rues est banale et on ne se préoccupe guère de la qualité et des inconvénients de ces mets vendus sans protection dans la rue. On n’a pas besoin de se démener pour trouver à manger et à moindre coût. Dans chaque encoignure, les vendeuses d’aliments « prêt à consommer »pullulent. Mais combien sont-elles qui respectent les normes hygiéniques en la matière ? On n’en sait pas trop.

Pourtant, ces revendeuses ne s’en plaignent guère. Elles écoulent vaille que vaille leur repas au bonheur de dame maladie. La plupart de ces aliments sont préparés dans des conditions douteuses. A défaut d’une politique d’hygiène dans notre pays, la population se lance dans cette aventure avec des risques. Ne parlons pas des boutiquiers.
Sous d’autres cieux, le boutiquier a toujours son gant pour servir le client. Mais ici, la main qui est envoyée dans les aisselles et les narines sont toujours prêtes à nous servir. Une malheureuse situation qui perdure et qui n’émeut personne. Même pas les autorités politiques et sanitaires et qui ont pourtant le devoir d’assurer et de garantir l’hygiène alimentaire et la santé des populations. Des fruits inondent périodiquement les marchés et de ce fait attirent de nombreux clients pour les besoins de la consommation. Seulement, il y a problème avec certaines habitudes qui commencent à s’installer chez des revendeurs et des producteurs qui mettent en péril la qualité naturelle de nos fruits sur les marchés. Nous sommes face à un danger qui met notre santé en péril. Il en est de même pour le pain. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les conditions de production du pain dans les arrière-cours des boulangeries pour se convaincre des dangers réels auxquels s’exposent les éventuels consommateurs  de pain que nous sommes.
Mais le plus révoltant dans ce cas précis du pain, c’est que la plupart de ces unités de fabrique sont gérées par des opérateurs économiques sans foi ni loi, disposant pourtant d’agréments les autorisant à mener impunément leurs activités. Alors qu’ils ne remplissent pas les conditions d’hygiène exigées en la matière.
Si pour un simple maux de tête, nos autorités peuvent prendre facilement un avion pour l’hexagone pour se soigner, il leur serait difficile de se pencher sur la santé du bas peuple. L’absence de surveillance officielle de la vente ambulante des aliments préparés sur la voie publique entraîne toutes sortes de problèmes, mettant directement en jeu la santé des consommateurs. Ce qui est sûr, il y a péril en la demeure et il est temps, pour les autorités sanitaires de notre pays, de sortir de leur silence afin d’arrêter ce phénomène d’intoxication et d’empoisonnement.

B DICKO

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