Sécurité routière à l’horizon 2020 : L’ANASER table sur moins 4 500 victimes

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Intérêt indéniable  de l’allocution du président du Conseil d’administration, le colonel en retraite Mamadou Telly  qui nous fournit une photographie de l’exercice 2011. Une synthèse dynamique dans laquelle les réalisations lourdes dans la lutte contre l’insécurité apparaissent clairement : la formation et le recyclage de 150 chauffeurs et conducteurs routiers, la formation de 100 journalistes, l’organisation de la 9ème édition de la sécurité routière, les journées de sécurité routière dans les régions de Mopti et Gao, l’opération de sensibilisation sur l’alcool et les stupéfiants au volant, l’étude sociologique sur le port de casque, l’acquisition de matériels de contrôle d’alcoolémie, entre autres.

Ensuite se dresse le défi du futur : « réduire le nombre annuel d’accidents corporels sous la barre de 4 500 victimes à l’horizon 2020. » Un tournant historique dont l’atteinte passe nécessairement par l’administration d’un coup de barre de fer aux campagnes d’information et de sensibilisation  sur le port du casque, l’alcool et les stupéfiants au volant et le stationnement anarchique en rase campagne notamment.

La courbe descendante du nombre annuel des victimes d’accidents de circulation incite à cet optimisme. Tenez ! En 2008, les routes ont fait 10 510 victimes dont 671 tués ; en 2009, on a enregistré 9 411 victimes dont 573 tués ; en 2010, les chiffres font état de 8 100 victimes dont 580 tués. De ces statistiques, il ressort « que plus 60 % des victimes sont des usagers des deux roues et près de 50% sont des jeunes. Aussi les facteurs d’accidents sont repartis comme suit : comportement 80%, état du véhicule 10%, route et environnement 5%. »  

Mercredi dernier, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Mamadou Koné, a soumis aux administrateurs réunis en 4ème session ordinaire un projet de budget de 1, 33 milliard de F CFA, soit en nette augmentation de 38,5% par rapport à 2011. De l’avis de Telly, « cette augmentation est essentiellement due au report des soldes successifs car le budget de l’EPA est équilibré en recettes et en dépenses. »   

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