Sécurité routière : Sensibilisation intensive

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Sécurité routière : Sensibilisation intensivePendant près d’un mois, des rencontres vont, dans tout le pays, permettre d’affiner les recommandations susceptibles de réduire les accidents de la route.

La décennie 2011-2020 est consacrée à la lutte contre l’insécurité routière par l’Assemblée générale des Nations Unies. Les Etats membres de l’organisation doivent ainsi prendre des mesures et des initiatives propres à réduire les accidents de circulation et contrer le fléau.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les rencontres sur la sécurité routière dont le lancement a été effectué hier au centre international de conférences de Bamako par le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré.

Il avait à ses côtés pour la circonstance, son homologue de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, le président du conseil d’administration et la directrice générale de l’agence nationale de sécurité routière (Anaser), respectivement Souleymane Sidibé et Mme Assa Sylla.
Des représentants des leaders religieux, des parents d’élèves, de la police, de la gendarmerie et d’autres acteurs impliqués dans la lutte contre l’insécurité routière ont pris part à l’événement qui a mobilisé beaucoup de monde, notamment des jeunes, au CICB.

Initiés par le ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement à travers l’Anaser, les foras sur la sécurité routière se dérouleront du 4 au 30 septembre. Ils consistent à organiser des rencontres sur la problématique de l’insécurité routière dans notre pays. Les thèmes portant sur la délivrance et l’obtention du permis de conduire, le comportement des usagers sur les routes, le rôle et la responsabilité des enseignants dans la sensibilisation et l’information contre les accidents de la route, l’application et le respect du code de la route, ou encore la prise en charge des accidentés vont faire l’objet de débats dans toutes les régions et à Bamako.

Le but est de situer « les préoccupations réelles des populations pour trouver les solutions appropriées en matière de sécurité routière », a expliqué le ministre Koumaré. Il s’agit précisément de mener des campagnes de proximité pour recueillir les attentes des usagers des routes, formuler des recommandations et solutions pertinentes susceptibles de réduire des accidents de la circulation dans notre pays.
Ces accidents font chaque année plus d’un million de morts dans le monde. Notre pays enregistré en 2013 plus de 8000 victimes d’accidents de circulation dont 529 ont trouvé la mort, a noté le ministre en précisant que 85% des causes de ces accidents sont liées au comportement humain, 8% à l’état de nos routes et 7% à l’environnement des usagers.

Le président du conseil d’administration de l’Anaser, Souleymane Sidibé, a salué une initiative qui cadre avec les préoccupations des pouvoirs publics de réduire le nombre de morts sur nos routes dont la majorité est constituée de jeunes de 5 à 35 ans.
Le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, a souhaité l’élaboration d’un plan de circulation dans la capitale, l’instauration du permis de conduire pour auto et moto et le port obligatoire du casque.

Be COULIBALY

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