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Discussion: Cris de c½urs de Ndy

  1. #1

    Cris de c½urs de Ndy

    Encore un week end dans la poussière, dans le froid, dans l’indifférence
    et le mépris de nos dirigeants. Un week end de plus qui s’ajoute à la
    souffrance de ces chefs de famille otages à la Bourse du Travail.
    Leurrez par tous protagonistes (Etat malien, Groupe TOMOTA, UNTM), les
    otages et séquestré du Mali réclament leur libération. Bientôt 3 mois
    que les ex travailleurs de HUICOMA de Kita, Koutiala et Koulikoro
    réclament en vain leur dû. Les simples questions que nous nous posons
    maintenant c’est de savoir si TOMOTA est au dessus de tout au Mali ? Si
    l’Etat se souci du bien être de sa population et si l’UNTM défend ses
    militants. Je lance un appel à tout le monde pour attirer votre
    attention sur l’état dégradant des otages afin que l’on puisse éviter le
    pire.

    Que vous inspire ce cris c½urs?
    Maliennement
    Salaam
    si tu peux être sage, sans être moral ni pédant

  2. #2

    Re : Cris de c½urs de Ndy

    Bonjour à tous

    Un article intéressant qui date de Mai 2008.


    HUICOMA- SA: ATT retire ses actions

    19 May, 2008 06:29:00
    L'Inter de Bamako

    Il y a des moments pour parler et des moments pour se taire. Qui pouvait aller à l’encontre de cette privatisation de HUICOMA sans heurter les autorités de l’époque ? Les louanges de cette privatisation ont été chantées en ces termes. «Allons y vite sinon HUICOMA sera une coquille vide » ;
    « C’est la privatisation la mieux réussie» ; «Nous ne pouvons plus continuer à mettre des milliards à la disposition de certains qui ne font que les bouffer» ; «Les travailleurs ont pillé l’entreprise, certains sortaient avec des bidons remplis d’huile.» Bref, tout a été dit pour humilier les travailleurs de cette société malgré l’effort fourni. Ces propos étaient-ils désintéressés ?
    En nous situant dans le passé, nous pouvons dire que les régimes des présidents Modibo Keïta et Moussa Traoré ont bâti un tissu individuel et que les présidents Konaré et ATT ont pris ces unités industrielles à leur compte dans le but de créer une bourgeoisie afin de s’éterniser au pouvoir car qui a l’argent, a le pouvoir selon leur calcul. Ils se sont partagés les entreprises qu’ils ont asphyxiées d’abord. Les travailleurs des unités debout ont grossi le lot des pauvres, des nécessiteux ; ils sont dépendants pour voter pour les nouveaux bourgeois qui ont crée la dépendance en les transformant en ***** de Pavlov.
    En reprenant l’autre, nous vivons l’amère histoire de nous débarrasser de joug colonial car nos compatriotes, les nouveaux maîtres sont pires que le colon car ils vivent avec nous et ne peuvent pas être chassés du pays.
    En fait, pour privatiser, il faut des règles : connaître l’entreprise à privatiser, connaître le répresseur, assurer la transparence du processus, tenir compte de l’intérêt de toutes les parties, assurer la pérennité de la société privatisée avec comme base une étude de marché. C’est ce qu’on appelle les principes de la privatisation, qui n’ont jamais été respectés au Mali. Mais pour les besoins de notre étude, nous allons parler de la société cédée et du repreneur.
    HUICOMA Statut : Société d’économie mixte au capital de 16,5 milliards.
    Actionnaires : CMDT : majoritaire plus de 50%

    Privés maliens : Feu Bouba Djiré (remplacé par Babou YARA) Mme Mouye SASOGO «Tanti soleil» SOCATRAF Les Frères Chérifiens «Feu Mounerou HAIDARA

    Travailleurs : le personnel CMDT et le personnel HUICOMA Effectif de 1994 à 2001 1994 = 828 1995 = 948 1996 = 958 1997 = 1091 1998 = 1132 1999 = 1079 2000 = 1167 2001 = 1109

    Chiffre d’affaires : plus de 30 milliards par an. Apport au budget au titre des impôts et taxes plus de 7 milliards par an.
    si tu peux être sage, sans être moral ni pédant

  3. #3

    Re : Cris de c½urs de Ndy

    suite.....
    A l’image de HUICOMA, peut-on connaître le groupe Tomota et ses actionnaires ? Peut-on aussi connaître l’effectif réel ? Peut-on connaître son apport au trésor public au titre des impôts et taxes ? En ce moment, il est temps de se pencher sur la situation sociale, économique, financière et industrielle de HUICOMA. Société Anonyme depuis le 16 Mai 2005 au capital de 16,5 milliards de FCFA, elle a comme actionnaires. Actionnaire majoritaire : groupe Tomota 84,13% ; Etat malien : 12% ; Les actionnaires minoritaires : Mme Mouye Sanogo, Babou Yara, le Personnel CMDT, le Personnel HUICOMA. Mais, ce qui est curieux, personne ne connaît les actionnaires du groupe Tomota. Comment une entreprise dont le capital fait seulement 100 million,s arrive à racheter la presque totalité des actions d’une société de plus de 16 milliards de capital. Depuis le 2 Juin 2005, HUICOMA SA est gérée par le Groupe Tomota, regardons comme ça se passe : La privatisation de HUICOMA, un désastre socio-économique ?

    1/ Au personne de vie social Du 2 Juin 2005 au 14 Juin 2007, il y a eu un licenciement de plus de 800 travailleurs, ce qui correspond environ l’effectif permanent des années 90 de HUICOMA. Les villes de Kita, Koutiala, Koulikoro sont sinistrées. Les syndicalistes et les délégués du personnel ont été la cible de cette privatisation pour justifier la puissance d’Aliou Tomota au Mali. Le cas HUICOMA n’est pas un licenciement, c’est une épuration. Les pères, mis en chômage forcé, humiliés, emprisonnés, ont vu la dislocation de leurs foyers, des enfants abandonnés l’école, faute de moyens, des mariages cassés, des divorces consommés. Il y a lieu de se demander si le slogan «lutte contre la pauvreté» n’est pas utilisé contre les travailleurs.
    A qui la faute, la Banque mondiale ou le gouvernement malien ?
    Sur le plan économique : Il y a eu une déviation totale dans les missions de nos sociétés.
    Les prédécesseurs des présidents Konaré et Touré ont crée des entreprises pour :

    - donner du travail à la jeunesse malienne ;
    - pour assurer l’équilibre social des populations locales ;
    - pour partager les retombées économiques des sociétés avec la population ; pour maintenir la paix et la stabilité dans le pays.
    Sur le plan financier En faisant le bilan, il y a un manque à gagner de plus de 10 milliards au titre des impôts et taxes dont l’Etat était bénéficiaire.
    Du 16 Mai 2005 à ce jour, le repreneur ne paye pas :
    - d’impôts
    - de TVA, de retenues I T S, INPS.
    - Il ne paye ni impôts ni taxes (cela fait un manque à gagner de plus de 7 milliards au compte du trésor national),
    - Il ne verse pas la TVA ;
    - Il ne verse pas les retenues ITS ; Il ne verse pas les retenues INPS.
    Ce qui a pour conséquent le non paiement d’allocations familiales aux travailleurs (comment va-t-il régulariser ces différentes situations pendantes. Les collectivités locales ont souffert du manque à gagner. Nous n’avons pas la certitude de la certification des comptes de HUICOMA par les commissaires aux comptes. La fuite des capitaux, signalée lors de la grève des 18,19 et 20 Avril 2006 a vu l’emprisonnement arbitraire des syndicalistes de Koulikoro, est confirmée par la fermeture de toutes les unités de production de HUICOMA pour manque de ressources de production HUICOMA Pour les écarts sur le prix de la graine de coton qui était de 40 FCFA, et ramener à 10 F CFA pour les quantités consommées. Pour une quantité de 200 000 tonnes, HUICOMA payait 8 milliards à la CMDT tandis que le groupe Tomota ne paye que 2 milliards. Ce qui fait déjà un manque à gagner de 6 milliards. A cela, il faut ajouter que ce groupe bénéficierait de 10 ans d’exonérations en impôts et taxes, même sur les importations de pièces de rechange. Quelle faveur pour ce fameux groupe dont le leader des actionnaires serait le Docteur El Madane Diallo de l’ADEMA. Et dont le jeune frère Oumar Diallo et son fils Tidiane Diallo sont entrain de régner en maîtres au sein du groupe Tomota.
    Sur le plan industriel Toutes les usines sont cannibalisées. Les usines de Koutiala et de Kita sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Celle de Koulikoro est ouverte mais ne tourne pas pour des raisons que le repreneur est le seul à savoir. Selon les informations, le repreneur fait dire à des animateurs de radio ou certains syndicalistes à sa solde, il aurait investi soit 14 milliards soit 30 milliards dans HUICOMA. Mais aujourd’hui, peut-il organiser une conférence de presse pour nous citer ses sources de financement (fonds propres, banques nationales ou internationales ?) Peut-il démentir la fuite des capitaux que le syndicat lui reprochait lors des 72 heurs de grève (18,19 et 20 Avril 2006.) Les investissements bien que surévalués par le repreneur et ses complices ont-ils été faits conformément à l’acte de cession ? L’acte de cession définit l’investissement en ces termes :
    «L’investissement désigne l’acquisition de tout bien en vue de moderniser l’outil de production et d’accroître sa production ou sa productivité».
    Quel a été le rôle de la commission de suivi dans tout ça ?
    Cette commission peut-elle publier ses rapports pour édifier les Maliens ?
    Il ne s’agit pas de nettoyer les machines, de balayer les cours, de poser les dalles, de construire les magasins pour dire qu’on a investi. Qu’est-ce qui se trouve derrière ces tapages d’avoir investi plus de 30 milliards ?
    Soyons vigilants car le repreneur serait en train de monter des dossiers pour faire payer à l’Etat d’autres factures, malgré le dégât qu’il a causé à l’économie malienne ;
    - manque à gagner de plus de 7 milliards à l’Etat au titre des impôts et taxes ;
    - non versement de TVA ; non versement d’ITS ; non versement des retenues INPS aboutissant au non paiement d’allocations aux travailleurs ; Perte d’emploi (plus de 800 travailleurs licenciés) ;
    - fermeture injustifiée des usines dans le but de faire pression sur l’Etat.
    Le repreneur est entrain d’agir, de faire le chantage comme s’il avait été contraint d’être actionnaire dans HUICOMA. Le groupe Tomota qui utilise la désinformation comme système d’information a pu faire adhérer plus d’un Malien à sa cause. Pire, le nom de HUICOMA SA se confond avec le nom Aliou Tomota. Les termes favoris des trafics d’influences utilisés au sein du groupe sont : «Il est très puissant ». «Le Mali est petit pour contenir l’ampleur des actions du Boss» ; «Le Boss est en contact avec tous les chefs d’Etat de la sous région.» «Il défend leurs intérêt » ; «c’est un petit d’ATT.» «Il a acheté la justice malienne.» «Il a acheté HUICOMA. Il est plein d’initiative pour le Mali.» «Il peut recruter tant de jeunes, l’effectif HUICOMA est minime par rapport à ses ambitions d’embauche.» «On ne peut rien contre lui, il est de Dia, ville mystique. Si bien qu’il peut menacer n’importe quel ministre au Mali.» Bref, autant d’éloges pour un repreneur. Avons-nous besoin de toutes ses flatteries pour produire du savon, de l’huile, de l’aliment bétail, des produits cosmétiques ?
    Tomota serait entrain de défendre les intérêts du couple présidentiel qui serait actionnaire à HUICOMA. Mécontent, le couple Présidentiel aurait retiré ses actions de HUICOMA Si cela est vérifié, c’est une honte pour la démocratie malienne qui consisterait à dire au peuple : «fermez les yeux» ; on s’accapare de tous nos biens légués par feu Modibo Keïta et Moussa Traoré. Il est temps de commanditer un audit international de HUICOMA pour évaluer le dégât matériel et humain causé par le messie Aliou Tomota. Il sait qu’il a trouvé à HUICOMA plus de deux milliards de stock de produits finis et qu’il n’a jamais produit d’un coup ce stock pareil. Depuis que le groupe est à HUICOMA, il n’a jamais tourné une semaine sans arrêt de machines soit à cause de la panne technique soit par manque de carburant.
    Oui, Aliou Tomota est puissant car il est question de l’aider. Est-il le seul producteur d’huile ? Pourquoi lui, pas les autres ? En l’aidant, les autorités confirment ainsi leur soutien au groupe Tomota. Au grand dam de la population malienne.
    Qu’a-t-il fait de spécial ou particulier ? Les actionnaires du groupe Tomota peuvent-ils se présenter au peuple ? Oui, s’accaparer des biens du peuple, les mettre sous couvert en attendant les résultats, ça aussi c’est la démocratie malienne, celle qui est enviée partout. Celle qui envoie en prison les syndicalistes. Celle qui pille les maigres ressources des citoyens. Il est temps qu’on restitue au peuple ses biens volés au nom de la démocratie.
    Sinon le réveil sera brutal un jour pour les voyous.

    Brin COULIBALY

    Source: L'Inter de Bamako

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