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Discussion: Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

  1. #1

    Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    A tous ceux qui ont cebres Sekou Toure honte a eux tous. Ils ont celebres pour une semaine celui qui a tue, torture et humilie plus de cent milles Guineens dans ses camps de concentration. Est-ce que les Maliens seraient-ils contents de voir les Guineens feter Modibo Keita ou meme Moussa Traore pendant au moins une semaine. Vous faite honte a toute l'Afrique en cautionnant les crimes d'un des plus grand criminels et mythomane que Dieu ait cree.
    Lire ce qui suit et il en a pleins de depositions comme ca en Guinee:

    Un fleuve de sang et de larmes

    A. Les racines du pouvoir

    1
    « Tu enfanteras dans la douleur»

    « Tu enfanteras dans la douleur » ; et elle enfanta, elle enfanta la douleur. Le hurlement qu'elle poussa avant de s'évanouir fit sursauter la sentinelle qui somnolait dehors près de l'entrée. Il était trois heures du matin. Kankan dormait. Les centaines de détenus politiques, eux, ne dormaient point. Chacun attendait son tour, son tour de passer à la cabine technique, à l'abattoir, à la mort. Ils avaient suivi son départ pour l'interrogatoire depuis une heure du matin. Ils l'avaient entendue pleurnicher, pleurer, les prier en vain; mais ce hurlement de bête qu'on égorge leur avait fait perdre tout espoir, l'espoir de s'en sortir. Qu'on puisse torturer ainsi une femme.
    Bon Dieu ! Bon Dieu ! murmura l'un des plus riches commerçants de Kankan, arrêté depuis trois jours. Saran, c'était elle, en était à son cinquième, car il faut quatre jours de diète sèche 1 avant d'être interrogé , quatre jours sans manger ni boire, sans aucun contact, bouclé par derrière dans une cellule qui a toute l'allure d'une tombe.
    — Aide donc la Révolution, Saran ; cela fait près de deux heures que tu nous embêtes. Si j'ai attendu tout ce temps, c'est parce que je te connais. Mais ma patience a une limite. Tu n'es pas la seule, les autres attendent. Dis la vérité ! Reconnais que tu es recrutée par les Allemands et que tu as reçu d'eux 3 500 dollars.
    — C'est pas vrai ! C'est pas vrai ! C'est pas ...
    — Ta gueule ! hurla le capitaine Kouyaté, sur les nerfs.
    — Ecoute mon frère ! Tu peux me sauver si tu le veux bien. Tu sais très bien que tout cela est préfabriqué. Je te jure que tout est faux, tout.
    — Je ne te demande pas la date de ta naissance. Je la connais. Conakry attend, pour demain matin, ta déposition. Tu crois que l'avion va t'attendre ? Des plus durs que toi sont passés ici. Si tu es dans cet état, c'est que tu l'as cherché. Reconnais ou je deviens méchant.
    Saran roula de côté : elle était amarrée des épaules aux chevilles. Le fil de téléphone de campagne avait pénétré sa chair depuis longtemps. Presque nue, son beau corps était glauque : elle se roulait par terre ; elle se dit que la mort valait mieux qu'avouer un mensonge. Tout son corps était en feu.
    Le capitaine Kouyaté lui avait arraché par endroits des plaques de sa peau douce avec une paire de pincettes branchée à un appareil téléphonique de campagne.
    — Tu refuses d'aider la Révolution ? Tant pis.
    — Vingt-quatre ans à son service, cela ne suffit pas ? dit Saran, fièrement.
    — Ce qui compte, c'est la fidélité au Parti. Tu as couché avec les Allemands et ils t'ont recrutée. Il est vrai que tu es l'une des toutes premières militantes de Kankan, mais tu as fini par trahir comme les autres.
    — C'est faux ! cria Saran, indignée.
    — Détachez-la, ordonna le capitaine. Ce que firent deux gorilles spécialistes des tortures.
    — Enlève ton slip, dit le capitaine. Saran hésita, affolée, fixant tour à tour l'officier et les deux sbires.
    — Laisse-moi au moins celui-là.
    — Enlève-le ou je le déchire.
    Il n'attendit pas une seconde. Il la gifla et tira sur le slip qui craqua, roula sur une jambe jusqu'aux genoux. La gifle avait jeté Saran par terre.
    — Relevez-la et placez-la sur la table. Ce qui fut vite fait. Nue, Saran écartelée, fut correctement liée à la table.
    — Envoyez ! ordonna le capitaine.
    On envoya le « jus » ; le capitaine promena ses pincettes électriques sur le bas-ventre de Saran qui hurla. L'odeur de poils brûlés monta dans la salle puis, brusquement, il plongea l'instrument dans le vagin de Saran, qui hurla de plus belle et perdit connaissance. L'un hommes de main ricana mais pas pour longtemps car le spectacle qui suivit le fit trembler : le capitaine Kouyaté avait tiré sur les pincettes qui vinrent avec tout le vagin dehors. Il fixa son oeuvre. Pour la première fois, depuis qu'il exerçait ce métier, il fut pris de pitié mais non de peur. N'avait-il pas droit de mort sur les détenus qu'il interrogeait ? Il ne pouvait quitter des yeux cette boursouflure sanguinolente que Saran avait entre ses jambes écartées. Il se baissa, plaqua l'oreille sur la poitrine de la femme évanouie. Elle respirait.
    — Ranimez-la ! cria-t-il. Qu'est-ce que vous attendez ?
    On se précipita. La porte de la salle s'ouvrit. On courut. La bouteille d'eau percée fut là. Les gifles claquèrent. On travailla Saran, longtemps , elle ne revint pas à elle.
    — Et si elle mourait avant d'avoir parlé ? Elle devra parler avant de mourir ! Ainsi parla le capitaine, retrouvant ses instructions de tueur.
    — Ramenez-la dans sa cellule.
    On prit Saran, pur coton ; et on alla la jeter dans une cellule, toujours nue. Kouyaté prit doucement sa casquette, la tapota, ému tout de même pour la première fois. Il regarda les vêtements de la femme, jetés sur une chaise ; il s'approcha, les caressa, les prit dans sa main droite, les serra, serra ses larmes coulèrent silencieusement. Il était tout seul. Le marbre peut-il s'émouvoir ?
    Tout en essuyant ses larmes avec les vêtements de Saran qu'il étreignait, il sortit de la salle des interrogatoires à pas lents. Dehors, la sentinelle, appuyée au mur ne somnolait plus ; il fit semblant de ne pas la voir. Il longea les manguiers sombres de l'allée et se dirigea vers son domicile.
    Il traversa la place des rassemblements ; la sentinelle placée devant le poste de police claqua des talons. Le capitaine ne fit pas attention. Le Djoliba, ici appelé Milo, coulait à sa droite, paisiblement. Tout le camp Soundiata de Kankan dormait. Le capitaine Kouyaté rentra chez lui à pied : il avait oublié sa jeep russe devant « la cabine technique ». Il avait la clé de sa chambre. Il l'ouvrit, y pénétra, augmenta l'éclat de la veilleuse. Sa femme était là, belle, claire, ronflant. Il la regarda longuement puis, sans se déshabiller, s'installa dans un fauteuil et ne ferma pas les yeux du reste de la nuit.
    A six heures du matin, le capitaine Kouyaté Lamine alla voir sa victime. Il ouvrit lui-même la cellule sans être accompagné — ce qui est interdit dans tous les camps d'extermination de Sékou Touré .
    — A boire ! J'ai soif ! Très soif ! Et les habits ? Saran parlait d'une voix faible. Son postérieur gros et nu épousait la poussière de la cellule. Ses deux mains lui servaient de cache-sexe. Pour toute réponse, Kouyaté dit d'une voix haute de supérieur, satisfait de la tournure des événements :
    — Dieu merci.
    Saran ne comprit pas ce « Dieu merci ».
    — Tu sais, Saran, pour l'eau, il faut que tu parles d'abord. Si tu déposes, tu auras et l'eau et la nourriture et même un lit. Pour tes vêtements, c'est tout de suite. Je t'envoie l'infirmier pour une injection antitétanique.
    Le capitaine claqua la porte, la verrouilla. Ayant retrouvé ses esprits, il retrouva sa jeep. Il retourna chez lui.
    Saran venait tout juste de remettre son vagin à sa place quand Kouyaté avait ouvert la cellule. Elle était revenue à elle quelques minutes auparavant. Saran, de profession, est assistante sociale. Désagréablement surprise, indignée par ce qui lui était arrivé, elle sanglota, sans larmes. Elles avaient tari dans la cabine technique, séchées par la douleur.
    — Si je dure en prison, je n'aurai plus d'enfant, dit-elle, toute douleur. Elle regarda ses mains poussiéreuses, fixa son morceau de slip accroché à son genou ; elle le retira et s'en servit pour remettre son vagin peu ou prou à sa place en geignant.
    Quand le capitaine ouvrit sa cellule, elle n'avait pas achevé sa délicate et triste besogne. A son départ, elle l'acheva, poussa un gros soupir. Les plaies sur ses fesses, traces des pincettes de feux, lui faisaient très mal, mais elle avait surtout faim et soif, soif. Elle sentait au plus profond de son être, un feu cuisant, permanent qui avivait sa soif. Il vaut mieux accepter ce qu'il demande, mais boire, boire puis mourir.
    La nuit du même jour, le cinquième, elle aida la Révolution en reconnaissant comme vrai et fondé ce qui lui était reproché.
    — C'est fini pour moi, se dit-elle après l'enregistrement de sa déposition.

  2. #2

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    Africain:
    merci pour ton intervention et aussi grand merci pour la justesse et la pertinence de tes propos. Oui, je suis d'accord avec toi, Honte et Malheur a tous ceux qui ont celebre ce fou de Sekou Toure qui je l'espere est entrain de bruler en enfer aux cotes de Modibo Keita avant que Moussa Traore les y rejoigne!!!.
    Un sous- homme comme sekou, dictateur maniaco-depressif atteint de dedoublement de la personalite, exacerbe par une aigreur digne des mediocres et des faibles de caractere se voit celebre par des ignorants de Maliens qui n'ont rien compris a la cruaute de cet ignard de sekou!. N'est-ce pas la preuve que notre pays est riche de citoyens superficiels, incapables d'analyser encore moins de comprendre la portee du chaos cause et entretenu par le fou du 28 septembre? Il faut etre fou a lier pour celebrer un sekou mais fou en plus etre fou dangereux et un moins que rien de le celebrer pendant 1 semaine. Honte aux maliens qui ont celebre dans l'ignorance et l'insensiblite totale ce fou qui a mis son pays et ses citoyens a genoux!!!.
    Dernière modification par Mbafopia 18/09/2006 à 20h49
    MBaFoPia!
    Je ne suis pas d'accord avec ce vous dites mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. VOLTAIRE
    Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus. Edourad Herriot.

  3. #3

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    quand un homme refuse il dit <<NON>>
    vive camarade SEKOU TOURE ( paix sur son ame) un digne fille de notre tres cher continent noir.
    i really don't care what you guys think or say about the ggreat silly, but i do know no matter who you believe to be a great man commit some mistake in life



    pret pour la revolution!!!!!!!!!

  4. #4
    Membre Senior Avatar de VERIDIK
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    Localisation
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    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    en + premium lui a trait&#233; de fille.
    il mank&#232; + ke &#231;a.
    La vérité est magnifique! Veridik, le magnifique magic!

  5. #5

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    a mistake made me write fille ...i mean fils.


    vive camarade ahmed sekou toure

  6. #6

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    Citation Posté par premium Voir le message
    a mistake made me write fille ...i mean fils.


    vive camarade ahmed sekou toure
    Premium:
    the same mistake probably made you think that a dictator was a great leader!. All your idole was capable of doing was to lead his country backward and destroy it for generations to come!.
    MBaFoPia!
    Je ne suis pas d'accord avec ce vous dites mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. VOLTAIRE
    Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus. Edourad Herriot.

  7. #7
    Membre Senior Avatar de kareem74
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    au bout du nez de celui qui me lit...
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    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    vraiment triste comme texte africain!
    sekou tour a été une parenthese honteuse dans l'histoire de la guinée; fasse Dieu que de pays s'en remette.
    dis africain, de quel auteur et quel oeuvre est ce texte?

  8. #8

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    Mon frere il faut visiter le lien en bas pour le livre dans le quel est tire ce texte et si tu veux voire encore plus va sur web Guinee tu vas decouvrir les monstres qui ont extermines plus de cinquante mille Guinneens et incarceres plus de deux cent milles autres arbitrairement quidnapes et tortures pour des faits banals. Certains ce sont meme retrouves dans ces camps de concentrations pour juste un simple reve comme cet eleve de quinze qui a reve etre president de son pays. Ce garcon sera interne et torture au camp Boiro(l'un des camps de concentrations) jusqu'a la fin de ses jours.

    [url]http://www.campboiro.org/bibliotheque/kaba41/cabel.html#pacteAstFodeba[/url]
    [url]http://www.campboiro.org/index.html[/url]
    [url]http://www.campboiro.org/bibliotheque/tchidimbo/huit_ans_captivite/tdm.html[/url]
    [url]http://www.campboiro.org/bibliotheque/alata_jp/prison_afrique/tdm.html[/url]
    [url]http://www.campboiro.org/bibliotheque/mahmoud_bah/tdm.html[/url]
    [url]http://www.fuuta-jalon.net/bibliotheque/aisow/index.html[/url]
    [url]http://www.campboiro.org/bibliotheque/amadou_diallo/mort_telli_diallo/tdm.html[/url]

  9. #9

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    Des quelques réponses, il y a celle de notre frère Ansoumane Doré qui mérite d'être publiée. Voici le texte intégral qu'il faut absolument lire.
    Il y a 48 ans, aujourd'hui 28 septembre 2006, que la Guinée, en votant NON au Référendum organisé dans le cadre de l'Union française (la France, ses départements et territoires d'outre-mer, on n'utilisait plus officiellement le terme de colonies depuis 1946), accédait à l'indépendance.
    Celle-ci devait apporter aux Guinéennes et aux Guinéens, la Liberté et la Dignité qui leur avaient été confisquées par la colonisation. Près d'un demi siècle après qu'a apporté à la Guinée le NON historique de 1958 à la Guinée? C'est à mon avis cette interrogation que chaque Guinéenne et chaque Guinéen éclairé (e) devrait se poser.
    Au lieu de cela, certains Guinéens continuent avec des escouades de séides de Sékou Touré et de son PDG de faire comme s'ils ne voyaient pas le monde évoluer autour d'eux. Les maux et la misère dont souffrent les Guinéens, leur apparaissent comme imaginaires. Ces séides de Sékou Touré et du PDG, insensibles aux calvaires du peuple de Guinée continuent d'évoquer, comme frappés de psittacisme, l'Attila africain, Sékou Touré qui n'a laissé comme héritage à la Guinée que la montagne de calamités que tout le monde connaît.

    Qu'est-ce que la Postérité retient, tout au long de l'Histoire, d'un bâtisseur de nation?...C'est ce qu'il a laissé aux générations futures de concret, mais pas que des mots , rien que des mots chargés de bonnes intentions. On dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Or de la vie du dictateur guinéen les bonnes intentions pour la Guinée n'ont jamais manqué, mais les Guinéens n'ont toujours constaté que le contraire de ces bonnes intentions. Certains de nos compatriotes se sont malheureusement fossilisés sur le coup d'éclat de 1958. Depuis lors, ces thuriféraires du tyran et du PDG se sont toujours rabattus sur les menées de l'impérialisme et notamment de l'impérialisme français qui était devenu l'antienne du PDG et son Responsable suprême de la Révolution pour justifier leur incurie à conduire la Guinée vers le progrès.

    Nul ne peut sous-estimer les menées en tous genres de l'impérialisme français contre la Guinée indépendante, mais si l'on ouvre les yeux, ces menées impérialistes n'expliquent pas tout le malheur guinéen. Dans un village, quand un père de famille constate que l'extérieur lui est hostile,
    la sagesse lui commanderait alors de serrer la famille autour de lui contre l'extérieur. Qu'a fait Sékou Touré pour la "famille-Guinée"?

    Il n'a fait que la détruire. Ce n'est pas le lieu de rappeler, ici, la liste de nombreuses victimes innocentes de la barbarie du Parti-Etat de Guinée. Julien Condé et Dr Bah Thierno viennent de le faire dans une communication sur le site kibarou.com. La seule famille que Sékou Touré a protégée et unie a été sa famille et alliés de Faranah. Tout le reste reposait depuis le 2 octobre 1958 sur un mensonge colossal. C'est pourquoi les Guinéens doivent balayer les scories du PDG qui les engluent encore psychologiquement et empêchent la Guinée de prendre son envol vers les Lumières, vers le Progrès pour ses enfants. Il faut balayer le mythe du NON du 28 septembre 1958; il faut balayer le mythe du Père fondateur de la Nation guinéenne, Sauveur de la dignité des Guinéens et des Africains. Ce sont là des mensonges. Avoir fait voter les Guinéens NON au référendum du 28 septembre 1958 et accéder ainsi à l'indépendance n'équivaut tout de même pas aux faits d'armes et à l'héroïsme des Vietnamiens, des Algériens, des Bissau-Guinéens, des Angolais, des Mozambicains... etc qui ont chassé par les armes le colonialisme qui s'était imposé par les armes.

    Mes compatriotes guinéens, cessez donc de chanter le NON de la Guinée en 1958 comme un haut fait d'armes d'autant qu'il n'a été suivi pour vous que par un drame qui n'en finit pas. Moi, j'ai connu (puisque j'avais l'âge où l' on commence à s'intéresser à la politique) l'atmosphère qui régnait dans l'Afrique coloniale depuis la Conférence de Bandoeng (en Indonésie) en 1955, sur la libération des territoires coloniaux. Que les Sékou Touré et consorts aient acquis ou non l'indépendance de leurs territoires; cette indépendance était inscrite et perceptible dans l'évolution du Monde d'alors. Que ce fait se soit produit dans les années 50, 60, 70 ou après, il se serait produit un jour.

    L'Histoire a montré qu'aucune colonisation n'a été définitive, à moins d'avoir supprimé les indigènes comme cela s'est passé en Amérique du Nord;
    J'ai posé ci-dessus la question du bilan enregistré en Guinée depuis 1958.

    Sans aller jusqu'à présenter un bilan (je l'ai d'ailleurs tenté dans mon livre "Economie et Société en République de Guinée 1958-1984 et Perspectives" Editions Bayardère, France, 1986, 518 pages), je vais esquisser un synopsis ci-dessous: Les conséquences des politiques menées depuis 1958 sur :

    LA POPULATION GUINEENNE : du temps du PDG, sur une population totale estimée alors à 5 millions d'habitants, 2 millions (soit 40%) s'étaient exilés non pas tant pour des raisons économiques que pour fuir la répression et la terreur que le régime faisait régner sur le pays.

    L'AGRICULTURE GUINEENNE: un peu avant l'indépendance en 1954-1956, sur 800 000 ha consacrés à la riziculture par les 8 pays francophones de l'Afrique de l'Ouest, la Guinée, à elle seule, cultivait 350 000 ha (soit 43,7%) ce qui correspondait à 42,6% de la production de l'ensemble de ces pays. Toujours dans le cadre de ces 8 pays, la Guinée produisait 13,7% de maïs, 14,7% de patates, 12,7% manioc .. etc

    La Guinée apparaissait alors comme un des greniers à grain de l'Afrique de l'Ouest. De ces 8 pays, les deux gros producteurs de banane étaient la Guinée et la Côte d'Ivoire. En 1955: 100 000 tonnes en Guinée 33 000 tonnes en Côte d'Ivoire. Dès 1963, la Côte d'Ivoire dépasse la Guinée (139 400 t contre 49804 t ). L'élevage, très important en 1958, va s'effondrer d'année en année. La politique des FAPA (fermes agro-pastorales d'Arrondissement avait fini par étouffer l'agriculture avant de disparaître. Inutile de parler de la pénurie de riz en Guinée. Et le ministre de l'Agriculture n'est plus que le contremaître de l'hacienda" du Président.

    LE SECTEUR INDUSTRIEL ET MINIER: Ce secteur n'était plus qu'une ruine en 1984. Seules, les mines exploitées par les firmes étrangères avaient servi d'oxygène aux gouvernements successifs.

    LES INFRASTRUCTURES du pays sont tombées à un niveau inférieur à celui de 1958 . C'est une honte pour le Guinéen de faire sur ce sujet une comparaison avec les pays voisins. Un seul exemple, ici, le chemin de fer Conakry-Kankan (662km) Quand j'étais au Lycée de Conakry, en 1949-1956, j'ai souvent emprunté cette ligne. La durée moyenne du voyage dans un sens ou dans l'autre était de 12 à 13 heures. Dix ans plus tard, en 1966, il n'y avait plus que trois trains par semaine (un train par jour en 1958) qui mettaient en moyenne 60 heures pour un simple aller. Vers le début des années 70, il y avait très peu de trains qui parvenaient à couvrir la totalité du parcours. Finalement, ce chemin de fer qui a joué, dans le passé un rôle économique important et un rôle de brassage des populations guinéennes, a disparu dans l'incurie totale qui a été la règle depuis 1958.

    LA MONNAIE GUINEENNE: Là aussi, toute l'expérience monétaire guinéenne depuis 1960 a été un gigantesque fiasco. Une monnaie est le miroir d'une économie et comme celle-ci n'a jamais fonctionné à la satisfaction des Guinéens, le miroir ne pouvait renvoyer qu'une image défectueuse. Qu'on en juge:

    - le premier franc guinéen 1960-1972: fiasco total;
    - le syli 1972-1986:fiasco;
    - le deuxième franc guinéen depuis janvier 1986:fiasco, jusqu'à ce 28 septembre 2006.

    A la mort de Sékou Touré, en 1984, l'endettement du pays excédait largement la capacité de l'économie guinéenne. De 1974 à 1982, l'aide arabe à 41 pays africains non arabes a été de 7988 millions de dollars dont 743 millions à la seule Guinée (soit 9,30%). Les Pays socialistes avaient aussi des prêts élevés sur la Guinée à tel point qu'on avait donné à l'URSS les mines de bauxite de Kindia à exploiter pour se rembourser. Quels ont été les résultats de tous ces flux financiers sur le sol de Guinée ? Nul ne peut vous les montrer.
    De tous les points succinctement cités ci-dessus que constate-t-on?

    Une paupérisation cumulée des années et une misère sans nom, de la population guinéenne à côté d'une petite nomenklatura plantureuse et arrogante.

    Voilà schématiquement quelques aspects qui ont suivi le NON du 28 septembre 1958. Et vous voulez qu'on continue de le célébrer et de le chanter ?..NON!

    Le non du 28 septembre 1958 aurait pu être autre chose que le système perverti du PDG en a fait: une suite de répression, de terreur, de destruction de l'homme guinéen. Ce que nous devons retenir ; c'est se défaire de l'état de sujétion qui nous englue encore fortement, car les espérances que les guinéens attendaient de la suite du 28 septembre 1958 ; c'était une espérance de Liberté, une espérance de Dignité.

    La liberté et la dignité que nous attendions ne sont pas celles qui poussent de jeunes guinéens à fuir leur pays pour aller mourir dans le train d'atterrissage d'un avion en partance pour l'Europe ou à aller se noyer dans une vieille pirogue entre la côte africaine et les îles Canaries.

    La désespérance que le régime de régression humaine de Sékou Touré et ses fils et filles spirituels ont installée sur la Guinée ne doit pas mériter de reconnaissance au contraire, c'est un procès de ce régime qu'il faudra un jour organiser et qui permettra aux Guinéens de faire leur "révolution culturelle" et de se réconcilier.

    Ansoumane Doré



    © Copyright Tamsirnews.com

  10. #10

    Re : Honte a tous les Maliens qui ont celebres le dictateur Guineen

    Histoire raconte est tres lamentale, elle m'a fait pense toute la journee. Je ne desaprouve pas ton histoire mais je ne pense pas s'il existe un pouvoir dans ce bas monde qui ne commet pas atrociter plus terrible que histoire de saran. C'est vraiment une honte qu'une personne peut porter la main sur une femme a plus forte raison de la maltraiter.
    Mon ami Premium, le droit est donne d'aime qui que ce soit, que cette personne soit bonne ou mauvaise mais il ne serait pas mal que tu es de la compassion pour ceux qui souffrent. On n'est humain donc tous mortels et tu as raison on fait tous des erreurs mais refuser de reconnaitre ton erreur en torturant un autre humain est ignoble et indigne de soi. Au faite tu merites bcp de pratique dans ton ecris en Anglais et je crois que je ne serai pas le seul a dire ton apport nous seraient grande si tu communiquais en francais.

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