Association pour le progrès et la défense des femmes : 1006 enfants nés sous l’occupation et le conflit armé dotés d’actes de naissance par l’APDF

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Fatouma Siré  Diakité, présidente  APDF
Fatouma Siré Diakité, présidente APDF

La cérémonie de remise a eu lieu, le mercredi 17 juin dernier, dans la salle de conférence de la direction régionale de la femme sous la présidence du directeur de cabinet du gouvernorat, Alassane Diallo et du 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Sabane Alassane Maïga. Ils avaient pour la circonstance à leurs côtés, la présidente nationale de l’APDF, Mme Fatoumata Siré Diakité et la présidente de l’APDF de Gao, Séima Issa Maïga, non moins présidente régionale de l’association.

e sont au total 1006 enfants sans pièces de la cité des Askias qui ont reçu gracieusement des mains de l’APDF de Fatoumata Siré, des actes de naissance qui permettront de les identifier. Cela, grâce au concours financier des partenaires tels que Identitüt für Kinder in Mali e.v, de l’association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF).

Cette remise d’actes de naissance, faut-il le rappeler, s’inscrivait dans le cadre de la commémoration de la journée de l’enfant africain, célébré le 16 juin de chaque année.

Selon Mme Fatoumata Siré Diakité, l’APDF a toujours défendu les droits de la femme et de l’enfant. A travers cet exercice dans la dynamique de laquelle l’association demeure engagée depuis plus d’une année maintenant, l’APDF procure à l’enfant l’un de ses droits fondamentaux, à savoir le droit à une identité qui lui permet d’avoir accès aux services sociaux de base. Selon Mme Fatoumata Siré, l’acte de naissance est la première pièce d’Etat civil de tout individu.

L’acte de générosité et de citoyenneté a été salué à sa juste valeur par les autorités régionales, en l’occurrence le directeur de cabinet du gouvernorat et le 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, qui ont chacun à tour de rôle salué la noble initiative qui est la première du genre à l’endroit de ces enfants depuis le retour de la paix dans la région.

La présente remise fait suite à d’autres opérations similaires effectuées par l’APDF dans les communes rurales de Mourdiah, Ouelessebougou, Dougouwolowoula et de Touba, dans le cercle de Banamba où l’APDF a offert gratuitement des actes de naissance à des enfants sans identité.

Cette cérémonie sera suivie par d’autres séries de remise qui s’effectueront cette fois-ci dans la région de Tombouctou où l’association en partenariat avec la fondation Bank of Africa, fera don de 1000 actes de naissance. S’en suivra l’étape de Kidal et de Douentza. Des localités qui ont fait l’objet d’occupation terroriste et conflit armé.

Ramata S KEITA

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3 COMMENTAIRES

  1. Mr pour votre information, un nouveau né qui fait plus d’un mois sans que sa naissance ait été déclarée à l’état civil, ne peut plus
    bénéficier d’acte de naissance à la Mairie directement.
    Les parents doivent se rendre au Tribunal pour l’établissement d’un jugement supplétif dont la démarche peut être laborieuse pour des populations paisibles, pour les quelles, Tribunal rythmeavec peur et argent .CCelles ci n’ont pas tout à fait tord car le jugement supplétif est payant. Il peut coûter 3500 à 4000 cfa par enfant .
    Ensuite, il faut aller faire la transcription de ces jugements supplétifs à la Mairie en actes de naissance et à ce niveau, il faut payer dépendant aussi .
    Pensez vous que les populations dont les enfants ont bénéficié de ces actes de naissance ont tous les moyens financiers et la force nécessaire de faire toutes ces démarches et payer tout cet argent quand elles sont envahies par les priorités de survie ?
    Le Mali ne se limite pas à Bko, malheureusement ou heureusement, et la Solidarité doit être au rendez vous afin que ce qui semble normal et facile pour vous et vos enfants peut être un parcours de combattant pour les autres, , c’est pour cela que vous comme l’Apdf ont l’obligation d’apporter une solidarité citoyenne aux autres de notre pays
    L’acte de naissance est la 1ere pièce d’état civil d’une personne , et pour un enfant c’est son droit fondamental, celui à une Identité .
    Alors félicitons l’Apdf qui parcourt le Mali pour offrir aux enfants de parents démunis leurs 1eres pièces d’état civil. ?
    Si chaque malien ayant les moyens avaient le coeur à sponsoriser une fille ou un garçon sans acte de naissance, comme le fait cette Ong depuis des années , tous les enfants des villes et des villages se trouveraient sur le même pied d’égalité , on appelle cela , Justice Sociale , Mr ou Mme

  2. C’est tout de même terrible le Mali!

    Les choses les plus normales, les plus ordinaires partout dans le monde, deviennent extraordinaires au Mali.

    Il faut un Etat suffisamment défaillant avec des administrateurs incultes pour que l’établissement d’un acte de naissance ,qui n’est qu’une simple traduction écrite d’une déclaration de naissance d’un enfant à un officier d’état civil, fasse l’objet d’une mise en scène aussi grotesque et un surtout un sponsoring de banquiers.

    Comment peut-on faire dans de cinémas autour d’un simple acte de naissance?

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