Politique et plan de nutrition 2014-2018 : Le glas qui sonne pour la malnutrition au Mali

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Politique et plan de nutrition 2014-2018 : Le glas qui sonne pour la malnutrition au MaliLa politique nationale et le plan d’action multisectoriel de nutrition ont été lancés hier au CICB. La cérémonie de lancement était présidée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné. Il était accompagné par le ministre du Développement rural, Bocary Tréta.

 

La politique nationale et le plan d’action multisectorielle de nutrition 2014-2018 ont été lancés le 19 juin 2014 au CICB en présence de plusieurs personnalités, la représentante du Pam, l’ambassadeur du Canada.

L’élaboration de ce plan d’action multisectoriel de nutrition 2014-2018, intervient après une analyse de la situation nutritionnelle du pays qui reste préoccupante avec des taux de malnutrition aiguë globale chez les enfants qui varient entre le seuil critique (10 %) et le seuil d’urgence (15 %).

Les problèmes nutritionnels dans le pays émanent de causes structurelles auxquelles s’ajoutent les causes conjoncturelles, selon la situation de choc que subit la population.

A titre de rappel, notre pays a adopté en janvier 2013 la politique nationale de nutrition, elle met en avant l’importance de la multisectoriel de la nutrition avec des axes stratégiques qui concernent un grand nombre de ministères (Santé, Développement rural, et l’Education), de partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé.

Le présent plan d’action multisectoriel permettra d’opérationnaliser cette politique nationale de nutrition. Il vise aussi à assurer le droit à une amélioration adéquate à la population malienne en vue de satisfaire son bien-être et garantir un développement national durable.

Les objectifs de ce plan sont entre autres : réduire de moitié la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de 0 à 5 ans et d’âge scolaire ; réduire également de deux tiers la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 5 ans et d’âges scolaire (6 à 14 ans) ; éliminer durablement les troubles liés aux carences en micronutriments (iode, fer, etc.).

Il s’agit aussi d’améliorer la prise en charge nutritionnelle de la grossesse et post-partum, des maladies chroniques liées à l’alimentation et à la nutrition, entre autres.

La politique nationale de nutrition est axée sur plusieurs points : la surveillance de la croissance et du développement de l’enfant ; la lutte contre les carences en micronutriments ; la prévention des maladies chroniques liées à la malnutrition ; la production alimentaire familiale et les transferts sociaux ainsi que les systèmes d’information en matière de nutrition (SIN), etc.

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, a salué la mise en place de ce plan qui va contribuer à réduire fortement la malnutrition dans notre pays. Il a insisté sur le suivi de ce plan par les différents département et partenaires engagés. Il a salué et remercier les partenaires, le Canada, le Pam pour des appuis techniques et financiers.

Le coût d’exécution de ce plan est chiffré à plus de 300 milliards de F CFA, a estimé M. Koné. Les représentants des partenaires, le Pam et le Canada, ont réitéré leur engagement à soutenir cette action du gouvernement visant à réduire la malnutrition et ses effets collatéraux.

Ousmane Daou

 

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