RAMADAN JOUR MOINS 9 : Les prix des denrées de première nécessité flottent !

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Les Maliens d’en bas ne savent plus où donner de la tête en ce moment où rentrée scolaire et mois de ramadan coïncident. Les fournitures scolaires ayant vidé les portefeuilles des chefs de familles qui souffrent le martyr au quotidien, cette veille de ramadan constitue pour eux un autre casse-tête chinois. Comme pour compliquer une situation déjà  trop corsée, les commerçant sèment l’anarchie dans la fixation des prix des denrées de première nécessité sous le regard impassible du gouvernement.

A quelques jours du début du mois béni de ramadan, le prix des denrées alimentaires (sucre, lait, riz, mil et autres)  flotte sur le marché. D’une boutique à une autre et d’un commerçant à un autre, le prix du  sac du sucre par exemple varie de  19 500  à  21 500 F CFA. Un véritable casse-tête pour les chefs de famille en cette période de vache maigre.

D’une personne à une autre, les avis se divergent. Mais ils (commerçants et consommateurs)  sont unanimes à reconnaître que les  prix sont excessivement chers. Or tout le monde sait que le pouvoir d’achat du malien est faible. Selon Mme Bâ Mariam Diarra, vendeuse de produits alimentaires à Hamdallaye, le prix du sac de sucre peut varier du jour au lendemain. Personne ne peut dire que le prix est stationnaire, a-t-elle laissé entendre. Pour preuve, j’ai acheté mon dernier sac de sucre à 20 000 F CFA. C’est pour vous dire que le marché est instable.

 Sans pour autant affirmer la même chose, M. Diallo, boutiquier au centre commercial, non loin de l’immeuble Madala Kouma, vend le sac de sucre à 21 000 F CFA et le lait à 20 000 F CFA. Mais il se dit prêt à diminuer. C’est pourquoi il nous a  laissé entendre que son prix est   négociable.

Pour Mamadou Bocoum, chauffeur à l’entreprise Sahel Construction, le sucre n’est pas actuellement ‘’achetable’’. Les temps sont durs, comme le dirait l’autre. ‘’C’est incroyable. On  n’a jamais vu ça dans ce pays’’ nous a fait savoir notre interlocuteur. Tout est cher, le riz, le sucre, le mil. Je suis convaincu qu’avec le mois de ramadan que le sac de sucre va atteindre peut-être les 25 000 F CFA. Il faut que les autorités s’impliquent pour que le prix puisse baisser.’’ 

Ali Dicko, boutiquier à Hamdallaye, ‘’ça fait un peu longtemps que je n’achète pas de sucre mais je reconnais que c’est cher à l’heure actuelle. Le prix monte et baisse. Franchement je ne peux pas vous dire que le prix est fixe. Comparativement à l’année dernière, il y a une petite amélioration. Il faut reconnaître que le prix du sucre ne cesse de monter depuis quelques temps. Mais j’espère qu’avec le mois de ramadan, il y aura une réduction.’’ Morikè, menuisier à Niamakoro ’’Je demande au Tout-puissant que le mois de ramadan de cette année me trouve en bonne santé. Je fais cadeau à beaucoup de personnes comme d’habitude. Mais  cette année, ça va me paraître difficile, compte tenu de la rentrée scolaire qui coïncide avec le mois béni de ramadan. Cette année, le sac de sucre est aujourd’hui au moment où nous sommes à 21250 FCFA. Si le gouvernement pouvait subventionner le sucre et le riz, cela  allait beaucoup arranger les musulmans’’.

L’année dernière, les médias nous disent que les prix ont baissé alors que c’est le contraire qu’on constate sur le marché. L’Etat doit accompagner les mesures qu’il prend. ‘’

Manza Coulibaly ’’Je n’ai pas beaucoup à dire. Seulement, je veux que le prix du sucre, du riz baisse. Le  gouvernement doit prendre des mesures pour cela. Certains  opérateurs économiques n’aiment pas la baisse des prix.  C’est ce qui rend les choses très dures’’. 

Comme eux, beaucoup d’autres citoyens estiment que le prix des denrées alimentaires n’est pas à leur portée. Aspirant à une éventuelle baisse, ils lancent des appels au gouvernement afin qu’il prenne des mesures urgentes pour atténuer les souffrances.

Chiaka Doumbia et Drissa Togola

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