Anam : un riche conseil d’administration

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DG-Anam
La directrice de l’ANAM

La 9e session du conseil d’administration de l’Agence nationale de l’assistance médicale (Anam) s’est tenue le jeudi 15 octobre 2015, à la Maison des aînées de Bamako, sous la présidence du ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Amadoun Konaté, en présence de la directrice générale de l’Anam. Pour le ministre Konaté, l’accès gratuit des plus démunis et autres catégories de personnes en situation difficile aux soins de santé, est un défi permanent que son département se doit de relever. Pour lui, le Régime d’assistance médicale, manifestation de la solidarité nationale à l’endroit des groupes les plus vulnérables, contribue à relever ce défi. Pour l’accomplissement de cette noble et exaltante mission, l’Agence nationale d’assistance médicale, chargée de la gestion du Ramed, a initié et réalisé plusieurs activités de reconnaissance, d’enrôlement et d’immatriculation des ménages pauvres du Programme Jigisèmèjiri au titre du premier semestre 2015.

A en croire le ministre, la réalisation de ces activités a nécessité une mise en commun des actions entre l’Anam et d’autres acteurs intervenant dans le domaine. C’est ainsi qu’une synergie d’actions a été créée avec le Programme de filets sociaux Jigisèmèjiri. Ce Programme financé par la Banque mondiale, est une réponse concrète à la vision et à l’engagement du gouvernement de la République du Mali, sous-jacente à l’axe stratégique II du CSCRP, de mettre en place un système de filets sociaux au Mali, dans l’optique de mieux coordonner les politiques de protection sociale afin de lutter contre l’extrême pauvreté tout en soutenant au mieux les ménages les plus vulnérables.

L’objectif de ce programme est de mettre en place des transferts monétaires ciblés aux ménages pauvres souffrant d’insécurité alimentaire et d’établir les piliers d’un système national de filets sociaux au Mali. Ces transferts monétaires ciblent 65 133 ménages pauvres et en insécurité alimentaire dans 106 communes de 18 cercles des régions de Sikasso, Koulikoro, Kayes, Ségou, Mopti, Gao et le district de Bamako. Pour le ministre Konaté, la prise en charge médicale de ces ménages pauvres et leurs ayants-droit reconnus comme bénéficiaires du Ramed, sera assurée par l’Anam. Ainsi, 51 314 chefs de ménages pauvres et 178 784 ayants-droit ont été identifiés et enrôlés dans 84 communes sur 106 de 13 cercles sur 18 dans les régions de Sikasso, Koulikoro, Kayes, Ségou et le district de Bamako.

Leur immatriculation est en cours. Cet arrimage permettra désormais à l’Anam de pallier à l’absence de répertoire des indigents ; aux bénéficiaires du programme d’optimiser les ressources transférées ; et à long terme de favoriser leur autonomisation en vue d’une éventuelle migration vers les mutuelles de santé.

Il a toutefois ajouté qu’en dépit de ces efforts et acquis,  l’Agence nationale d’assistance médicale reste confrontée à des difficultés de divers ordres. Au nombre desquelles, il y a la problématique de la mobilisation des contributions des collectivités territoriales au financement du Ramed ; la non disponibilité des médicaments au niveau des structures de soins de santé ; l’insuffisance de ressources humaines compétentes liée à l’absence de ressources propres ; la timidité des prestations médicales dans les CSCOM ; l’absence de financements innovants ; la problématique de l’extension du Ramed sur toute l’étendue du territoire national.

Pour faire face à ces difficultés, l’Anam a engagé un partenariat avec le Conseil national de l’ordre des pharmaciens du Mali, la Fenascom et l’Unicef, a-t-il indiqué. Il sera examiné au cours de cette session, le rapport d’activités du 1er semestre 2015 ; le rapport d’exécution du budget du 1er semestre 2015 ; le projet de relecture des textes fixant l’organisation et les attributions des structures de l’Anam.

Bandiougou Bouaré

Source : Delta-News

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