Assurance Maladie Obligatoire : La CMSS donne le mode d’emploi

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La Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) a organisé une journée d’information des médias sur les bienfaits de l’Assurance maladie obligatoire (Amo). Présidée par le Directeur général adjoint, Modibo Koné, la cérémonie s’est déroulée à la Maison de la presse.
Jeudi 8 novembre 2012, la Maison de la presse a abrité la journée d’information des médias sur la gestion de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) à la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss). Présidée par le Directeur adjoint de la Caisse, Modibo Koné, entouré d’un important staff, la cérémonie a vite tourné en une conférence de presse. Dans son mot de bienvenue à la cinquantaine de journalistes qui assistaient à cet exercice, le Directeur adjoint a tenu à préciser que la Cmss qui est un organisme gestionnaire délégué de l’Amo, tient à combler le déficit de communication autour de cette «réforme majeure» par l’implication des professionnels de la communication. D’où, cet espace d’échanges et de partage des connaissances sur l’Amo.
De ses explications, il ressort que l’Assurance maladie obligatoire a été instituée dans notre pays en 2009, à la faveur de nombreuses études et concertations avec les partenaires sociaux. Selon lui, l’Amo a contribué de manière notable à apporter un changement structurel dans notre système de protection sociale. Cette réforme majeure vise essentiellement à améliorer la qualité de l’offre de soins de santé au sein des établissements de soins de santé ; à réduire la vulnérabilité des bénéficiaires grâce à une meilleure solvabilité ; à améliorer l’état de santé des bénéficiaires grâce à un meilleur accès aux soins de santé par la levée de la barrière financière jusque-là motivée par le paiement direct ; et à améliorer également le taux d’utilisation des services.
A sa suite, plusieurs présentations ont été faites par différents intervenants. Tout d’abord, c’est le Sous-directeur maladie, Ichaka Koné, qui a pris la parole pour présenter le rôle de la CMSS en tant qu’organisme gestionnaire délégué de l’Amo. La Cmss, entendue comme entité en charge de la question de la sécurité sociale, tire sa légitimité de nombreuses politiques et de la volonté étatique d’entreprendre des réformes majeures dans le domaine des retraites et de l’assurance maladie.
Des débuts de la Caisse des retraites du Mali en mai 1961, dont les dispositions légales ont été revues par la loi n°93-013/AN-RM du 11 février 1993, jusqu’à la création de la Cmss par la loi N°10-029 du 12 juillet, la Caisse participe à l’exécution de la politique sociale de l’Etat à travers la gestion des régimes de retraite, de l’invalidité, les allocations familiales, et depuis 2009 de la gestion déléguée de l’Amo.
Le thème, «Connaitre et comprendre les opérations de pré-immatriculation», a ensuite été présenté par Alassane Traoré, Sous-directeur suivi des affiliés. La pré-immatriculation est l’ensemble des opérations mises en œuvre pour recueillir et contrôler les informations relatives aux assurés, en vue de leur immatriculation et de celle de leurs ayants droit. Elle est subordonnée au dépôt à la CMSS d’une demande expresse de l’assuré ou de son employeur. A noter que l’Amo n’a plus un caractère obligatoire.
Ensuite, c’est Hameth Ben H Traoré qui va expliquer à son auditoire le mode de recouvrement et de reversement des cotisations à la Canam (Caisse nationale d’assurance maladie). Le recouvrement des cotisations est effectué par la Cmss pour le compte de la Canam. Le recouvrement se fait mensuellement et concerne les cotisations sociales (part patronale et part personnelle). Il consiste à percevoir les cotisations dues sur les salaires au titre de l’Amo.
Pour terminer les exposés, Ichaka Koné reprendra la parole pour éclairer les médias sur la liquidation des feuilles de soins et le remboursement des montants y afférents. L’Amo est fondée sur le principe du tiers payant, autrement dit, l’assuré paye sa part du ticket modérateur (30 ou 20% selon le type de prestation) et la Cmss rembourse au prestataire le reste du montant de la prise en charge. Ces montants sont facturés sur une feuille de soins sur laquelle apparaissent l’acte et les frais de prise en charge.
A la fin de ces différents exposés, les différents intervenants ont répondu aux nombreuses questions des journalistes relatives au mode de fonctionnement de la Caisse, à la gestion des cotisations, à la réticence de certains travailleurs à adhérer à l’Amo. Des différentes réponses, il ressort que la Caisse ne gère que les cotisations versées par ses propres affiliés, à savoir les fonctionnaires, les parlementaires et les militaires, et leurs ayants droits. En ce qui concerne les travailleurs régis par le Code du travail (privés, indépendants, etc.), ils sont gérés par l’Institut national de prévoyance sociale (Inps).
Abdel HAMY

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1 commentaire

  1. Etes-vous certain de votre déclaration je cite: Elle est subordonnée au dépôt à la CMSS d’une demande expresse de l’assuré ou de son employeur. A noter que l’Amo n’a plus un caractère obligatoire.
    pourquoi n’avez-vous pas remboursĂ© jusqu’alors les diffĂ©rents prĂ©lèvements opĂ©rĂ©s sans adhĂ©sion prĂ©alable de l’assurĂ©?

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