Carnet de voyage : Cape Town, la ville mythique au contact des civilisations : Un périple émouvant dans le contraste du pays de l’apartheid

2 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Il était 6h 45  minutes du matin quand l’airbus A 370  de 250 à 300 places a décollé de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar. Après 8h 45 minutes de vol sans escale, l’avion à destination de Cape Town s’est immobilisé à Johannesburg. Le temps pour moi de prendre un autre avion pour Cape Town pour une durée de plus de 2h. Cape Town est une ville située à l’extrême bout du continent juste avant l’océan Atlantique. Toute chose qui en rajoute à l’immense beauté de cette ville  multiraciale.  Sur place, il se raconte que Cape Town agit comme un aimant sur chaque visiteur. Dès qu’on vient une première  fois, on est toujours tenté de renouveler l’expérience. Pour connaitre l’histoire de Cape Town, il faut savoir flâner et se laisser porter par l’ambiance des rues. Notre envoyée spéciale a fouiné  dans la saveur  de cette ville qui abrite la tristement célèbre  île qui gardé le Madiba, Nelson Mandela pendant 27 ans.

Fatoumata Mah Thiam KONE

Après le lancement du Samsung Galaxie Note II que j’étais partie couvrir dans ce paradis terrestre, j’ai mis à profit mon séjour pour faire du tourisme dans ce coin d’Afrique du sud qui attire des milliers de visiteurs.  S’il est connu de tous que Johannesburg est la sœur jumelle de New York, Cape Town est la sœur jumelle de Washington. Toute chose qui a incité les seigneurs de la marque Samsung à opter pour cette ville pour le lancement de la  nouvelle gamme de téléphone.

Après la fin de la période d’apartheid, le Cap est devenu une agglomération métisse (50 %) comprenant une forte minorité blanche (27 %) et une minorité noire 23 %.

La population du Cap a augmenté de 36 % entre 1996 et 2001. La part de la population noire dans le total des résidents connait durant cette période un accroissement exceptionnel de 89,4 % contre 24 % chacune chez les populations blanches et métisses. Cet accroissement démographique est notamment dû à une vague migratoire interne à l’Afrique du Sud provenant majoritairement des populations originaires du  Cap oriental (44 %). L’une des causes principales de cette émigration interne vers le Cap, est la fin des politiques d’apartheid qui visaient à limiter les déplacements  vers le Cap et à confiner les populations noires dans des bantoustans. La langue maternelle des résidents du Cap est l’anglais (51 %) suivie de l’afrikaans (43, 72 %). Environ 65 % de la population est âgée entre 15 et 64 ans contre 5,5 % âgé de plus de 65 ans. L’âge moyen des résidents est de 27 ans (26 ans chez les noirs, 39 ans chez les blancs). Aujourd’hui, Cape Town, demeure la seconde grande ville après Johannesburg. Comme tout pays du monde développé, le taux de chômage était de 24,5 % en 2007. Environ 39,7 % de ces chômeurs sont des noirs contre 21,8 % de métis  et  4,4 % de blancs. Côté religion, les chrétiens dominent avec une représentation de 77 % de la population contre 10 % de musulmans. La ville de Cape Town dispose d’une université, des sites touristiques et des hôpitaux ultra modernes. Une ville qui se situe au cœur d’une des plus belles baies du monde. Aussi,  à quelque 15 km des côtes, juste en face de la ville se trouve Robben Island classé au patrimoine culturel mondial. Rappelons que Cape Town abrite également une forte communauté homosexuelle à l’instar des pays européens et américains.

 

A 15 kms de Cape Town se trouve Robben Island où était emprisonné Nelson Mandela alias Madiba

En effet, le Cape était la capitale de la colonie sud africaine entre 1652 et 1910. Elle a  été  découverte pour la première fois par Vasco de Gama en 1497, alors qu’il était à la recherche d’une route qui mène en Asie. Le nom qu’il donna au Cap  à l’époque est   » Cap des Tempêtes  » car les courants y sont très forts. Ainsi fut fondée cette magnifique ville avec un objectif, celui de créer un simple comptoir afin de reposer les hommes et se ravitailler en vivres sur la longue route maritime qui les conduisait jusqu’aux Indes. Mais les premiers colons entrent vite en conflit avec les premiers habitants de ces terres : les Sans, plus connus sous le nom de Bushmen. Leur présence remonte à plus de quinze mille ans. Ce sont des chasseurs-nomades. Cependant, désorganisés, vivant en petits groupes, ils seront voués rapidement à la disparition. Et certains intégrés à la population européenne. D’où naîtront des métisses. Car Cape Town se caractérise par une population incroyablement métissée. De nos jours, dans les rues, se croisent indiens, noirs, européens, malaisiens…

En 1795, les Britanniques occupent la province du Cap avant de s’y installer définitivement en 1806. Leur décision d’abolir l’esclavage dans tout l’empire en 1833 est directement à l’origine du grand trek : des milliers de Boers, les premiers colons hollandais marchent vers le Transvaal et le Natal, à l’intérieur des terres, afin de s’installer le plus loin possible du Cap. Avec ce départ,  c’est un chapitre nouveau et capital de l’histoire de l’Afrique du Sud qui s’ouvre. Ils parcourent et explorent des milliers de kilomètres sans rencontrer âmes qui vivent. Les premiers affrontements entre  Blancs  et Noirs  se font avec les Xhosa, une des principales ethnies. Des guerres de frontières qui dureront cent ans. Vainqueurs, les Boers poursuivent leur progression. Ils s’implantent principalement au nord ouest de l’Afrique du Sud. Au début du siècle est créée la ville de Johannesburg, l’actuelle capitale économique avec la découverte des filons d’or.

Ainsi,  la République Sud Africaine composée de deux Etats notamment le Transvaal et l’Etat libre d’Orange, les Anglais refusent cette indépendance. D’où la terrible guerre anglo-boers de 1899 à 1902. Les Boers défaits acceptent définitivement la tutelle anglaise. Tutelle dont ils se libèreront progressivement au cours du XXème siècle. Le Cap de Bonne Espérance, un cap mythique est le point de rencontre entre  l’Océan Atlantique et l’Océan Indien. Ce cap sera dépassé pour la première fois par le navigateur portugais Bartolomeu Dias en 1488. Le Cap se trouve au cœur d’une très belle réserve sauvage de 7 750 hectares. Se rendre à la pointe extrême de l’Afrique est une visite inoubliable. En parcourant cet étroit sentier sur cette avancée rocheuse, vous avez l’impression d’être au bout du monde. Face à vous l’océan atlantique dont  l’immensité se perd à l’horizon et dont les eaux vous conduisent droit à l’antarctique.

  Fatoumata Mah Thiam KONE Envoyée spéciale

SOURCE:  du   17 nov 2012.    

2 Réactions à Carnet de voyage : Cape Town, la ville mythique au contact des civilisations : Un périple émouvant dans le contraste du pays de l’apartheid

  1. Ma soeur, tu donnes la preuve que tu na jamais visité les Usa, Cape town n est pas la soeur jumelle de washington, la soeur jumelle de Washington en Afrique du Sud s appelle Pretoria, la capitale adminstrative.

    Cape town est une ville particuliere qui rapelle londres.

    Ne racontez pas des histoires , soyez prudentes sinon vous perdez en credibilité et cherchez a visiter washington a fin de vous rendre compte que c est different de cape town

  2. Broulayi

    L’Afrique du Sud n’est plus le pays de l’Apartheid. L’Apartheid, c’est terminé. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

    Mandela a payé de sa personne pour la liberté de son peuple. Winnie a payé de se personne. Steve Biko… et tant d’autres ont payé de leur personne. Alors, merci de revoir votre titre. :mrgreen:

    L’Afsud est multiraciale. C’est la Nation Arc-en-ciel… :-D :-D :-D

    Quand je vois nos enfants gâtés apatrides du mnla, vouloir instaurer une république ethnique qu’ils appellent azamachin… sur le cadavre des sonrhais, des maures, des arabes, des belhas, des peulhs, des gourmas, des dogons, des bambaras… pourtant majoritaires dans ces régions… je suis révolté.

    Et je dis… attention… à vos titre… l’Apartheid est terminé…

    Vive le Mali UN et INDIVISIBLE. Démocratique et laïc. :-D :-D :-D