CNDH, AMDH, CIDH et alliés face la presse : Le nouveau Code des personnes et de la famille nous indigne

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Plusieurs organisations et associations de défense des droits de l’homme ont rencontré la presse nationale, le mercredi 18 janvier dernier, à la Maison de la Presse. Le but de ce point de presse était de faire part de leur indignation face à l’adoption et à la promulgation du nouveau Code des personnes et de la famille.

Six semaines après l’adoption en seconde lecture du nouveau Code des personnes et de la famille par l’Assemblée Nationale du Mali, et vingt-quatre heures après sa promulgation par le président de la République, Amadou Toumani Touré, des voix se sont levées pour exprimer leur indignation. Ces voix sont celles de la Commission nationale des droits l’homme (CNDH), l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), la Commission interafricaine des droits de l’homme (CIDH) et certains de leurs alliés comme APDF et l’Espace d’échanges et de concertations des femmes du Mali.

Selon eux, il est admissible que le Mali, après la ratification des instruments de défense des droits de l’homme comme la Convention des Nations unies et le Protocole de Maputo, adopte et promulgue un tel code. Ils certifient que notre pays est un Etat qui ratifie des textes seulement pour faire bonne figure. D’après eux, tous les acquis en matière de droit, depuis les années soixante, ont été remis en cause. Ils avancent que le chef de l’état, Amadou Toumani Touré, ne respecte pas ses engagements.  Ils incitent donc les femmes « dont les droits sont réduits dans le présent fameux Code » à se lever et faire entendre leur mécontentement. Mais ils ne comptent pas en rester là. Des recours et des mobilisations sont envisageables.

 Rokia Diabaté

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