CNJ Mali : Sarmoye BOUSSANGA réunifie la Jeunesse du Mali.

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Les rideaux sont tombés sur la 3ème Conférence Nationale du Conseil National de la Jeunesse du Mali. Elle s’est soldée par des retrouvailles des grands jours et l’unité retrouvée au sein de la jeunesse malienne. Alou Dème nous fait ici le récit avec en toile de fonds le Médiateur qui, grâce à la qualité de son travail, a reçu les ovations et les honneurs de tous les participants.

 

De l’avis du Médiateur, Sarmoye Boussanga, tout le mérite de cette médiation revient au Président ATT, qui à Sikasso a ouvert les yeux de tout le monde et démontré qu’il est dans l’intérêt des vainqueurs, de prendre les vaincus avec eux pour pouvoir aller plus loin. Le Président de la République parlait en ces termes « A l’endroit de la jeunesse du Mali, je dis ceci : dans la vie, si tu veux aller vite vas seul, mais si tu veux aller loin, vas avec les autres », fin de citation.  Cette phrase du vieux soldat a, comme qui dirait, servi de déclic dans les deux camps. Les jeunes ont alors compris qu’ils avaient intérêt à se retrouver pour une plus grande efficacité de leur organisation. Ayant accédé à ce conseil du Chef de l’Etat, les deux camps ont choisi à l’unanimité le Médiateur en la personne de Sarmoye Boussanga, ancien secrétaire général adjoint de l’AEEM et grand habitué des gestions des conflits en milieu jeune. Ce choix n’est pas fortuit. En effet depuis décembre 2010, c’est-à-dire au retour du congrès de Tombouctou, Sarmoye Boussanga a reçu des les différents éléments des deux camps, auxquels il a fait partager sa vision d’une jeunesse unie et plus efficace.  Après avoir donc reçu pour la énième fois les deux parties en avril dernier, le Médiateur a tracé une feuille de route et mis des limites que les uns et les autres doivent respecter pour la réussite des négociations. C’est ainsi que des pourparlers groupés et séparés ont été tenus à Bamako pendant cinq mois où, il n’a ménagé ni son temps, ni ses moyens. En septembre, la médiation a été officialisée par une décision signée par le Président élu à Tombouctou en la personne d’Abdoulaye Touré. Dès lors, plusieurs dates ont été arrêtées mais que les programmes des uns et des autres n’ont pas permis de tenir. C’est ainsi que la date du 10 décembre 2011 et celle du 14 janvier, ont été, elles aussi, reportées, malgré la présence des délégués régionaux. La médiation butait alors sur une forte opposition et un durcissement des positions dans les deux camps.

 

Il a fallu donc au Médiateur, de mettre tout son poids dans la balance, pour éviter une résurgence de l’escalade pouvant aboutir à un arrêt définitif du processus de consensus qui avait pourtant suscité tan d’espoir au sein de la jeunesse.  Ainsi, au cours de longs jours de négociation, dans les coulisses, le Médiateur est parvenu à un accord sur la date du 21 janvier 2012 et sur la ville de Mopti.  Le Ministère de la Jeunesse a alors accepté de remettre les frais d’organisation de la conférence au Médiateur qui les a ensuite remis au comité d’organisation en présence du trésorier national.  Ainsi tout devrait se passer à Mopti comme prévu, mais c’était sans compter sur la volonté de nuire de certains individus se disant anciens du CNJ Mali. Au nombre de ceux-ci on peut citer Gaoussou Coulibaly, Dramane Diarra ancien Vice président et un certain Mamoutou. Ces individus croyant rééditer toutes les manigances qui ont entaché le Congrès de Tombouctou, se sont transportés en masse à Mopti pour des a parte tordus et des coups bas, avec une maladresse digne de novices. Croyant faire du CNJ leur héritage, ils ont voulu mettre l’accent sur l’esprit de clan et les différences qui ont prévalu jusque là.  Mal leur en a pris, car ils ont eu en face d’eux plus averti qu’eux.

 

Appuyé par Mahamane Mariko ancien Secrétaire Général de l’AEEM et Karembé ancien de l’AEEM résident en France, le Médiateur a suspendu les réunions publiques et s’est retiré à son hôtel avec les deux leaders et leurs staffs. Pour les besoins de la cause il a été demandé à nous journalistes, de nous tenir un moment à l’écart, pour permettre aux parties de se mettre d’accord et de conclure les accords obtenus à Bamako. C’est ainsi que vers 18 heures les travaux ont repris à l’Alliance française où le matin les autorités politiques et administratives ont procédé à la cérémonie d’ouverture. Après l’adoption des textes et l’intervention du président du comité d’organisation N’Daye Koné, le président Abdoulaye Touré a procédé à la lecture du bureau consensuel de 49 membres dont 5 vice-présidents parmi lesquels Alioune Guèye. Ce dernier a pris la parole sous les ovations de la salle et a longuement remercié et félicité le chef de l’Etat pour tout ce qu’il fait pour la jeunesse malienne. Il a ensuite remercié le Ministère de la Jeunesse  à travers le directeur National Guindo pour l’accompagnement. Il a tiré un chapeau particulier pour le Médiateur a qui il reconnaît un mérite digne d’éloges. Il a félicité son « frère et ami Abdoulaye Touré » pour la bonne foi, l’engagement et tous les efforts consentis au nom de l’unité de la jeunesse. Abdoulaye Touré, désormais également Secrétaire Général de l’UPJ s’est dit ému par le dénouement heureux qui a prévalu à Mopti, ville natale du chef de l’Etat et symbole de paix. Il a demandé à la salle de saluer le Médiateur Sarmoye Boussanga, qui a travaillé discrètement à donner une forme aux retrouvailles de la jeunesse. Il a félicité et remercié le chef de l’Etat, le Gouvernement et toutes les personnes de bonne volonté qui ont permis à la jeunesse de vivre ces moments historiques. Prenant la parole le dernier, le Directeur National de la Jeunesse dira que les autorités maliennes et son département accompagneront toujours la jeunesse malienne et le feront plus agréablement lorsqu’elle est davantage unie. Il a remercié les autorités régionales pour leur accueil chaleureux à Mopti avant de clore les travaux de la Conférence Nationale. Tous dans leurs interventions ont rendu un hommage appuyé au facilitateur  Sarmoye Boussanga pour la qualité de son leadership et l’efficacité avec lesquels il a conduit la médiation.  Refusant toute déclaration devant la presse ce dernier s’est modestement retiré de la salle où il a été cherché en vain.

Alou DEME (Envoyé spécial)

 

 

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