Commission Nationale des Droits de l’homme : Les droits humains vus par les religieux

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Les membres de la commission nationale des droits de l’homme du Mali, a organisé une conférence débat pour  célébrer l’anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme  de 1789, dans les  locaux de la Maison de la presse le jeudi le 15 décembre  dernier.

Cette cérémonie a enregistré la présence de la présidente de la Commission nationale des droits de l’hHomme, Mers Kadidiatou Sangaré et Moustapha Cissé.

Selon les conférenciers, Thierno Hady  Thiam, représentant de la communauté musulmane et l’Abbé Jean Thoé, représentant la communauté chrétienne (église catholique), on parle les religions par rapport aux droits de l’homme. L’Abbé Jean Thoé a révélé qu’il existe un lien étroit entre les droits de l’homme et l’Eglise qui soutient cette Déclaration des droits de l’homme. «Les lois de Dieu sont à respecter ensemble ou à transgresser ensemble», a-t-il dit. Avant de préciser que dans la Bible, la personne humaine est sacrée

Prenant la parole,  Thierno Hady, dira que la déclaration des droits de l’homme de 1789 est à l’image de celle qui l’a précédée, il y a de cela 1433 ans. Il s’agit des droits que l’Islam reconnaît à tout homme à travers son livre sacré «Al Coran». «D’où nous retrouvons des éléments autours desquels tourne la charte de 1789 ». Et de poursuivre : «  Il s’agit aussi du droit à la vie, du droit à la croyance, du droit à la dignité et du droit de propriété», a-t-il expliqué.

Ils ont relevé la responsabilité des uns et des autres en ce qui concerne le niveau catastrophique des élèves et étudiants maliens.

Pour sa part, Mamadou Sylla, a parlé, entre autres, du droit de vote, de l’indépendance de la justice par rapport à l’Etat.

Pour qu’une élection soit transparente et incontestable, la justice doit être impartiale. Et pour ce qui est du droit de vote, il est reconnu tout Malien ou naturalisé en âge de voter, 18 ans.

Pour lui, au regard de la situation sécuritaire au Nord-Mali, il ne sera pas très judicieux d’organiser une élection, avant que la paix ne soit instaurée.

A noter que la Commission nationale des droits de l’homme est une autorité administrative indépendante et un organe consultatif en matière de droit de l’homme.

Elle œuvre aussi pour la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Mali.

Signalons que c’est avec l’appui de l’institut Danois de l’AFCND, du PNUD et de l’organisation Internationale de la Francophonie, que la dite conférence à eu lieu.

 

 

Lassa Coulibaly


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