Commission Nationale des Droits de l’Homme : « Nous avons reculé de 5O ans … le nouveau code n’est pas consensuel, mais discriminatoire »

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Si la majorité des concitoyens se réjouie de l’adoption  du  nouveau code des personnes et de la famille,  elle n’est pas  perçue de la même manière par beaucoup d’associations, surtout  féminines du Mali.

C’est à la faveur d’une conférence de presse que la commission nationale des droits de l’homme et plusieurs associations ont voulu exprimer leur mécontentement par rapport au nouveau code de personnes et de la Famille. C’était  le 18 janvier dernier, à la Maison de la Presse de Bamako.

La cérémonie  était placée sous le patronage de la présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Me Kadidia Sangaré Coulibaly principale conférencière  qui avait a ses côtés,  Me Brehima Koné président de l’Union des Droits Interafricain, Me Moctar Mariko, président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH), Madame Bouaré  Bintou Founé Samaké  de WILDAF.

Selon les conférenciers, censé corriger des discriminations  et améliorer le statut de la femme malienne et des  enfants maliens, en réduisant les inégalités et en  harmonisant les lois internes avec les conventions régionales et internationales ratifiées, le nouveau code a été une véritable déception et un vrai recul en matière des droits humains des femmes et des enfants.

Ils ne comprennent pas l’attitude du gouvernement  malien. Comment comprendre qu’après la ratification par le Mali  des instruments régionaux  de protection des droits de la femme, comme le protocole de Maputo et la convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard de la femme au Mali que l’on puisse élaborer un code aussi discriminatoire et rétrograde et qui  légitime les inégalités?  Même les droits qui avaient été acquis depuis 1962 et 1973 ont été remis en cause dans ce nouveau Code des personnes et de la famille. « Nous avons ainsi reculé de 50 ans »a déploré la conférencière. 

Selon Me Brehima Koné, président de l’union des droits inter-africain, ce code ne doit pas être perçu comme une affaire musulmane et non musulmane.

Pour lui, ce code est discriminatoire parce que les garçons  à l’âge de 18 ans, peut contracter un mariage et les filles à 16 ans.

Lassa 

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