Conférence du stage du barreau malien : Me Lala Gakou remporte le premier prix du Concours d’éloquence

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Me Lalla Toure
Me Lalla Gakou

Vingt et huit au démarrage, dix huit à l’issu du premier tour, ils n’étaient plus que dix avocats stagiaires à être en ordre de compétition pour la finale. Il s’agit des avocats Mes Kassim Keïta, Abderhamane Baby, Cheick Oumar Tounkara, Mamary Diarra, Sidiki Zana Koné, Sidiki Diarra, Mamadou Coulibaly, Amadou Ongoiba, Berenger Meuke et Lala Gakou.

La Conférence du stage ou concours d’éloquence est une épreuve obligatoire qui met en compétition tous les avocats inscrits sur la liste de stage. Au terme de ce concours (d’éloquence), les candidats sont amenés à répondre, par un discours (d’une dizaine de minutes) à des sujets non juridiques et parfois déroutants, par l’affirmative ou la négative. Ils (les candidats) doivent, tout en faisant appel à leur culture générale, faire preuve de qualité, de conviction, d’adaptation et de talent d’orateur.

Pour la finale de cette édition, il n’y avait que dix les candidats qui  devaient être départagés par un jury composé d’autant de membres et présidé par l’ancien bâtonnier, Me Kasoum Tapo.

La rencontre ou plutôt cette fête de la parole (dans toute sa beauté), s’est déroulée dans la plus grande solennité, lors d’une cérémonie présidée par le bâtonnier, Me Seydou Sidiki Coulibaly et parrainée Mahamadou Diarra, ministre de la justice, et des droits de l’Homme, Garde des Seaux.

Autour de l’évènement, la grande famille du barreau a fait preuve d’une grande mobilisation. En plus d’anciens bâtonniers (Mes Fanta Sylla, Magatte Seye, Me Kassoum Tapo), la cérémonie a enregistré la présence du président de la Cour suprême, Nouhoum Tapily, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Manassa Dagnioko. Des chefs de juridictions et parquets, ainsi qu’un parterre d’avocats, ont aussi effectué le déplacement pour assister à cette fête de la parole. Une fête dont la modération était assurée par un excellent orateur, le très brillantissime avocat,  Maitre Mamadou Konaté.

Dès l’entame, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Seydou Sidiki Coulibaly, a situé la cérémonie dans son contexte. A travers cette cérémonie, il s’agit surtout de célébrer la parole, la belle parole, qui est à la fois une force mais également une arme », a déclaré Me Coulibaly.

Après un rappel historique de la conférence du stage que notre pays a emprunté au barreau de Paris où elle était pratiquée depuis des décennies, Me Camara Nadia Bwélé, secrétaire de la conférence, dira qu’un cadre est généralement le lieu où sont organisés des procès simulés, s’inscrivant dans le cadre de la formation des jeunes avocats.

Après les discours des dix candidats, discours construits autour du thème central «Y-a-t-il encore un mur ? », le jury, au bout d’une quinzaine de minutes de délibération, a rendu son verdict. Sur les dix, quatre ont été éliminés. Au classement final, Me Lala Gakou a été désignée (à l’unanimité des membres du jury) première secrétaire de la conférence. Elle est suivie, respectivement, par Cheick Oumar Tounkara, Mamadou Coulibaly, Sidiki Zana Koné, Sidiki Diarra et enfin Beranger Meuke, un Malien d’origine camerounaise.

Le ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des Seaux, s’est dit impressionné par une cérémonie qui fut un exercice de convivialité et surtout de franchise. «Ces jeunes orateurs peuvent non seulement faire la promotion du barreau malien, mais au-delà, de la justice du pays», a-t-il ajouté. Pour le ministre de la justice, Garde des Seaux, ces jeunes avocats qui ont tous du talent doivent être accompagné. Il a pris l’engagement de faire en sorte qu’ils bénéficient de certaines opportunités de formations existant actuellement au niveau du département.

Papa Sow

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3 COMMENTAIRES

  1. Félicitation à la jeune Me Lala Gakou; Des jeunes talent de sa trempe notre justice en a beaucoup besoin, pour dire le droit surtout sur sa belle face. Je l’encourage et la shaite plein succès sans sa carrière d’avocat.

  2. Félicitation à la jeune Me Lala Gakou; Des jeunes talents comme de sa trempe notre justice en a beaucoup besoin, pour dire le droit surtout sur sa belle face. Je l’encourage et la shaite plein succès sans sa carrière d’avocat.

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