Conseil supérieur de la magistrature : Des magistrats en colère contre IBK et Bathily

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Conseil supérieur de la magistrature : Des magistrats en colère contre IBK et Bathily
SEM Ibrahim Boubacar Keita, et le ministre de la justice garde des sceaux Mohamed Ali Bathily

Le ministre de la Vengeance nationale, en charge de la gestion sélective des affaires foncières, Mohamed Aly Bathily, sait se saisir de tous les dossiers… excepté ceux des magistrats en chômage technique en raison de la non-tenue du Conseil supérieur de la magistrature.

Précision : la tenue du Conseil supérieur de la magistrature devrait permettre la répartition des juridictions entre les magistrats. Visiblement, cela ne semble pas constitue une priorité pour le président de la République et son ministre «Robin des bois».  Ce dernier baratine à souhait les syndicats de magistrats en prétextant que le président de la République n’a pas de temps à consacrer à la tenue du Conseil supérieur de la magistrature. Alors que tous les Maliens se désolent de le voir (IBK) rencontrer des chanteurs et des danseurs d’autres pays, quand il ne va suivre des matches de basket et football, ou encore présider des cérémonies festives des enfants ou jeunes. Au même moment, le ministre de la Justice se transforme en guerrier contre les spéculations foncières, feignant d’oublier que le président de la Cour suprême possède 700 hectares à Baguinéda.

D’où la colère noire des syndicats de magistrats qui entendent secouer le cocotier pour obtenir la tenue de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature, devant permettre les mutations desmagistrats du siège. Ces syndicats disent ne pas comprendre qu’IBK manque de temps alors qu’il en consacre à recevoir Magic System, un groupe de musiciens ivoiriens. Pourtant la tenue de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature est capitale pour la bonne marche et la saine distribution de la justice. À ce jour, des tribunaux sont en train de rendre des décisions illégales parce que les magistrats qui doivent être là pour les présider, n’y sont pas.

Pour mémoire, le Conseil supérieur de la magistrature s’est réuni et a procédé, depuis la première semaine du mois de mai 2014, à la mutation des magistrats du Parquet et des justices de paix à compétence étendue.  Il n’a pas pu délibérer sur les mutations des magistrats du siège. Ainsi, il était convenu qu’il se réunisse sous huitaine ou quinzaine au plus tard, pour ce faire. Mais, depuis le mois de mai, cet organe n’arrive pas à se réunir pour indisponibilité du président de la République, qui est en même temps président du Conseil supérieur de la magistrature.

Faut-il encore signaler que le décret de mutation des magistrats du parquet et des justices de paix à compétence étendue, dont la délibération a été faite en mai 2014, il n’a été signé qu’en juillet 2014, en laissant subsister des problèmes un peu partout : des JPCE ont été érigées en TPI avec la nomination de procureurs : San, Bougouni, Nioro, Niono, Bandiagara, par exemple. Kimparana n’a pas été pourvu de juge de paix. Or, c’est la mutation des magistrats du siège qui devrait pourvoir ces nouveaux TPI en présidents et juges d’instruction. Et depuis plus de 4 mois, IBK serait indisponible, car étant occupé à faire des voyages à l’extérieur et présider des activités de réjouissance, ou même recevoir des artistes. Et c’est le même IBK qui se fend pourtant à dire dans ses nombreux discours qu’il travaille au renouveau de la justice.

Au demeurant, on est en droit de se poser ces questions : a-t-il conscience qu’il fait travailler la justice dans l’illégalité -car ces JPCE transformées en TPI, qui n’ont que des procureurs, qui officient en JPCE, ne rendent que des décisions illégales ? Comment le président de la République peut-il laisser de telles aberrations perdurer ? Vit-il les mêmes réalités que ses concitoyens ?

Sinaly KEITA 

 

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6 COMMENTAIRES

  1. Bathily que Dieu te bénisse et te protège des vautours=dirigent corrompus=magistrats malhonnêtes etc.

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