Les conventions entre une SA et ses dirigeants: Me Ahmadou Touré édifie les étudiants de l’ITMA

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«Les conventions entre une société anonyme et ses dirigeants». C’est le thème d’une conférence animée par Me Ahmadou Touré, notaire. C’était, ce samedi, à l’Institut africain de Technologie et de Management (ITMA) à Bacodjicoroni ACI.

Le traité de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) l’indique: trois types de convention peuvent être conclus entre une société et ses dirigeants. On a d’abord les conventions dites libres. Puis, les conventions interdites et, enfin, les conventions réglementées, a expliqué le conférencier aux étudiants. En présence d’éminents juristes et universitaires notamment Me Amadou Tiéoulé Diarra, Me Abdoulaye Garba Tapo ou encore le Professeur Macky Samaké, recteur de l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako.

Dans son exposé, Me Touré a rappelé le contexte de l’adoption du traité de l’OHADA. «Un climat d’insécurité juridique et judicaire, ressenti par les investisseurs, est à l’origine de la naissance de l’ l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique», affirme-t-il. Avant d’expliquer à l’assistance, la teneur et la portée des trois conventions. Prenant la parole, Me Amadou Tiéoulé Diarra, l’un des premiers à avoir enseigné le droit commercial OHADA à l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako salue la pertinence de l’exposé. «Je me suis remémoré et je me suis mis à jour avec vous», dit-il à Me Touré. «J’ai appris que la transparence, la traçabilité entre une société et ses dirigeants est capitale», a ajouté l’avocat.

Les étudiants aussi ont apprécié l’exerce. Mohamed Lamine Konaté, étudiant à l’Institut africain de Technologie et de Management a salué l’initiative de la direction de son établissement. «Avec ces conférences, on est en train de joindre la théorie à la pratique. Car, nous rencontrons des gens qui ont la main à la pâte et avec eux nous échangeons. C’est la meilleure école à mon avis», s’est-il confié.

«Une université a besoin de compétences extérieures. Celles des hommes et des femmes qui sont dans les entreprises et dans l’administration pour faire bouger les choses. Pour avoir des étudiants compétitifs l’ITMA fait appel à ces compétences pour animer chaque mois une conférence», a affirmé Oumar Touré, administrateur de l’institut. Qui annonce dès la rentrée prochaine, l’ouverture d’une filière en droit.

Mamadou TOGOLA

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