Course à la présidence de la BAD : Notre compatriote Birama Sidibé, un favori caché

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Birama Sidibé
Birama Sidibé

« Certains pays comme le grand Nigéria n’avait pas encore un seul parrain, quand Birama Sidibé, candidat du Mali disposait, à lui tout seul, de huit parrains. Tant en Afrique, qu’en Europe ».

Nommé directeur de campagne de Birama Sidibé par le président de la République, Hamadoun Touré, ex-secrétaire général de l’UIT (l’Union Internationale des Télécommunications) résume, en ces termes, l’avance prise par le Mali dans la course à la présidence de la BAD ( Banque Africaine de Développement), dont le siège se trouve à Abidjan, en Côte-d’Ivoire.

Après quatre campagnes réussies aux Nations Unies, sans prononcer un seul jour le moindre mot déplacé à l’endroit de ses concurrents, Hamadoun Touréparcours le monde pour faire connaître davantage le candidat du Mali Outre-Atlantique.

« Il bénéficie, déjà, d’une grande confiance des pays arabes qui ont apprécié son travail, comme chef des opérations de la BID (Banque Islamique du Développement) ; mais aussi, des pays de l’Afrique occidentale, centrale et australe », poursuit Hamadoun Touré. S’y ajoutent les soutiens de plusieurs pays occidentaux considérés comme de « grands électeurs ».

Certains pays, comme le Kenya de Uhuru Kenyatta ont, déjà, écrit à la BAD pour annoncer leur soutien à la candidature du Mali ; tandis que d’autres, dont nous tairons les noms pour des raisons évidentes, se disent favorables à la candidature de Birama Sidibé.

 

L’origine du succès

A l’origine de ce succès, deux facteurs clés. D’abord, la réputation du candidat du Mali. Avec plus de 30 ans d’expérience dans la finance internationale, dont 23 ans passés à la BAD, Birama Sidibé s’impose comme le favori.

« Je suis en fait un pur produit de la BAD », se définit-il lui-même. C’est e  1983 qu’il intègre cette institution. Avant d’y gravir tous les échelons : infrastructures, agriculture, programmes-pays, mines…Avant de se voir confié la vice-présidence par intérim, chargé des opérations. Un parcours qui aura duré 23 ans. Avec les succès qu’on lui connaît.

Auparavant, Birama Sidibé a fait un passage remarqué à Shelter-Afrique, dont le siège se trouve à Nairobi, au Kenya. C’était en 2006. Il dirigeait la direction générale de cette institution, notamment, son volet Habitat et Logement Territorial. Une expérience du secteur privé qu’il fera 30 mois durant, au bout desquels il est remarqué par le président de la BID, Dr Ahmad Mohamed Ali.

Dans la lettre qu’il avait adressée au président ATT, Dr Ali demande au président de la République d’alors de mettre Mr Sidibé à sa disposition. C’est ainsi que Birama Sidibé succède, à  la BID, au nigérien Amadou Boubacar Cissé. Partenaire important de cette institution, le Mali a bénéficié, environ, du financement de 87 projets. Soit une enveloppe de 530 millions de dollars, l’équivalent de 265 milliards CFA.

A la BID, Birama Sidibé était chargé de la programmation et de la mise en œuvre de l’ensemble des opérations de cette banque. Et ce, dans 56 pays membres de cette institution.

C’est dire que le candidat du Mali au poste de président de la BAD a  le profil idéal pour occuper ce poste.

Ensuite, vient le dynamisme de son directeur de campagne : Hamadoun Touré.

A l’issue de ses deux mandats, passés avec les résultats qu’on lui connaît à la tête de l’UIT, Hamadoun Touré a côtoyé tous les Chefs d’Etat de la planète. Ou presque. Ce qui lui permis de disposer d’un inestimable carnet d’adresses qu’il met, aujourd’hui, à la disposition de son pays. Mais aussi, de Birama Sidibé, son camarade de lycée. « Le moins que je puisse faire, c’est de mettre mes relations et mon expérience à la disposition de mon pays », nous confie-t-il, avec sa voix calme et rassurante.

Soutenu, déjà, par plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe, grâce aux efforts du président de la République et de son directeur de campagne, désormais sur tous les fronts, Birama Sidibé est bien parti pour occuper le poste de président de la BAD.

L’élection aura lieu le 28 mai prochain à Abidjan.

Oumar Babi

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2 COMMENTAIRES

  1. Il est un fait que le Mali a une dette envers le Tchad… et cette dette n’est pas rien……!

    C’est tout aussi vrai que l’election du candidat Tchadien ne depend pas seulement heureusement du vote du Mali.

    Dans cette affaire il est évident que le poids politique du Nigeria, pays Anglophone ( avec certainement une bonne partie de la SADEC après élimination du Zimbabwe) et poids lourd de la CEDEAO partait en très bonne position sans compter le carrure personnelle du candidat Nigerian qui le meilleur profil académique .

    Bien que Malien et sans sous estimer le mérite intrinsèque de Sidibe que je connais personnellement pour ses grandes valeurs, ses chances étaient limitées en raison meme du poids politique ( next to nul ) de notre gouvernement actuel…et la situation chaotique.

    C’est d’ailleurs pour les memes raisons que Dr Traore Nafo a perdu face a la Botswanaise dont le capital personnel était beaucoup moins fourni…

    Bon, ce n’est pas la fin du monde, le candidat Tchadien aussi bien que Sidibe et Nafo ont d’autres occasions de server leur continent comme cela a toujours été leur cas..

    Depuis 1968 le Mali a perdu son influence dans la region et sur le continent. Avec IBK on est carrement dans le trou..

  2. LA BAD ne peut trouver mieux comme Président Mr Birama Sidibé car c’est un professionnel exceptionnel , qui contribuera sans aucun doute au développement de la croissance économique de l’Afrique et Dieu seul sait que L’Afrique a besoin aujourd’hui des Hommes tel que MR SIDIBE ,pour non seulement l’aboutissement de certains projets en ligne qui sont à la traine ,mais aussi de la création de la valeur ajoutée avec la réalisation des projets d’usines industrielles et agricoles.

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