Le général Sekouba Konaté reçu à la CPI

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poignée de main entre Fatou Bensouda et Sékouba Konaté
poignée de main entre Fatou Bensouda et Sékouba Konaté

 

le juge Président de la Cour Pénale Internationale , Monsieur Sang-Hyun SONG
… avec le juge Président de la Cour Pénale Internationale , Monsieur Sang-Hyun SONG

Le Président de la Cour Pénale Internationale, le Coréen Sang-Hyun SONG, élu le 11 mars 2009  s’est réjouit de la visite de courtoisie de l’ancien Président de la transition guinéenne,et l’actuel Patron de la Force Africaine en Attente, le guinéen Sékouba Konaté, avant de faire le point  des  enquêtes  en cours au sein de son institution et les pays concernes sont   l’Ouganda, la RDC, la Centrafrique, le Mali , le Kenya et la Cote d’Ivoire et Ce sont les Gouvernements de ces pays qui demande une collaboration d avec   la cour pénale internationale. Dans l’examen de ces différents dossiers , la Cour Pénale Internationale a reçu le soutien de Koffi Annan et de Desmond Tutu.
Pour le Président de la CPI, 7. 500 victimes sont repérées dans les procédures en cours alors que 110 000 autres victimes identifiées dans les dossiers déjà jugés ont  obtenu des fonds de soutien de la Cour Pénale Internationale affirme le coréen qui souhaite l’appui du Général Sékouba KONATE pour ouvrir un bureau de la CPI auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Cela permettra de lever les malentendus et les clichés injustement collés à la CPI en Afrique.

Pour atteindre cet objectif , le Président Sang-Hyun SONG et la Procureure , Fatou BENSOUDA sont prêts à faire le déplacement pour rencontrer les Hauts représentants de l’Union Africaine à Addis-Abeba. L’UA est constamment invitée à la CPI, nous souhaitons une réciprocité dans ce sens pour une bonne collaboration. Avant de prendre congé , le Président de la CPI remerciera encore une fois le Haut représentant de l’union africaine, le Général Sékouba KONATE pour avoir fait le déplacement de la Haye .

Après le Président , ce fut la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda de prendre place en face du Général guinéen . Elle était entourée de madame Antonia Pereira de Sousa , représentant adjointe de la coopération , Sam Shomanesh , assistant spécial de la Procureure, Emerin Rogier , chef de la section analyse des situations.

La Gambienne qui depuis 2004 travaille à la Cour pénale internationale, fut d’abord procureur adjointe. Elle est élue procureure générale de la CPI le 12 décembre 2011, succédant à Luis Moreno Ocampo1, et prêtera officiellement serment le 15 juin 2012. Elle a été choisie par les 120 États membres du tribunal, au terme d’un processus de sélection auquel participaient 52 candidats.

Mme la Procureure  se dira très heureuse de rencontrer pour la seconde fois le Général Sékouba KONATE qui l’avait reçu pour la première fois à Conakry lorsque ce dernier dirigeait la transition.

Tout comme son Président, Fatou Bensouda a sollicité le soutien du Général Sékouba KONATE dans les différents cas de poursuites engagées sur le continent par son institution plus précisément dans les affaires Askanita ou les rebelles centrafricains ont eu à massacrer les représentants de la force multinationale de maintien de la paix. S’agissant des exactions commises sur les forces de la Misca, les services, qui ne se sont pas encore rendu sur le terrain  sont au niveau de la collecte des informations.

 

En réponse le Général Sékouba KONATE dira :

Madame la Procureure ,

C’est pour moi un honneur d’être reçu par vous . Il était de mon devoir de venir vous apporter mon soutien et de vous exprimer aussi toute mon admiration pour le travail que vous faite avec un esprit de courage,d’engagement et de sacrifice. Vous avez choisi et tout à votre honneur, d’être au service de la vérité et de la justice dans le but très noble de défendre les droits de l’homme, la dignité humaine, la paix et la sécurité dans un monde souvent confronté aux passions et à la folie des hommes.Il s’agit d’un choix de raison dicté par le sens du devoir pour lequel je vous félicite et vous rend hommage.

Madame,

Quand nous avons appris votre élection comme procureure de la CPI, après avoir été suppléante pendant longtemps avec discrétion et efficacité, nous avons été fiers pour l’Afrique qui, à travers vous, a été honorée, fiers aussi de voir une femme réputée rigoureuse et battante assumer des charges difficiles, car il s’agit de contribuer chaque jour à l’avènement d’un monde plus libre, plus juste, plus civilisé. Un immense défi quand on sait qu’aujourd’hui encore beaucoup de peuples continuent à subir la dictature, la violence et des crimes odieux. Certes, les poursuites engagées par la CPI n’ont pas banni de notre monde, de notre époque les auteurs et complices, commanditaires des crimes de sang, crimes contre l’humanité, mais elles ont mis fin au règne de l’impunité et contribué dans une large mesure à réparer de nombreux torts causés à l’humanité.

En effet, grâce aux efforts et la persévérance de la cour pénale internationale et aux résultats déjà obtenus par elle, plus aucun criminel ne peut courir longtemps et chacun sait désormais qu’aucun crime ne restera impuni. La répression systématique et déterminée des crimes a un effet de dissuasion nucléaire qui protège davantage la vie et rend notre monde plus sur et sans doute aussi meilleur. Je suis convaincu que la peur de la justice constitue la force de la justice. Aussi tant que la CPI fera peur, elle sera prise au sérieux, elle pourra aussi continuer à jouer le rôle de gendarme auprès de chacun et de tous. Et c’est tant mieux pour la tranquillité et la sécurité du monde auquel il faut une conscience, une morale et une justice forte et impartiale pour ne pas sombrer.

Madame la Procureure ,

A titre personnel, je voudrais vous remercier pour votre implication directe et forte dans la transition guinéenne que j’ai eue l’honneur de diriger. Votre visite à Conakry et surtout la mise en garde que vous avez adressée à cette occasion à l’endroit de tous les acteurs tentés par la violence politique et les crimes ont été déterminants pour des élections apaisées, déterminantes aussi pour la préservation de l’unité du pays et de la paix entre les différentes communautés . Un exemple que les crimes peuvent êtres prévenus et peut être même que mieux vaut les prévenir que les punir pour qui connait le long chemin parsemé de difficultés et d’obstacles qui est le votre à chaque fois que vous êtes appelé à remplir votre devoir.

Il est indéniable que ce n’est pas facile de défendre la vérité et de rendre justice dans la société des hommes ou des intérêts et les ambitions des uns et des autres constituent une menace constante contre les valeurs et principes qui fondent l’humanité. Ce n’est pas pour autant comme vous l’avez si bien compris qu’il nous faut nous résigner à la fatalité des injustices et des crimes. Au contraire, le droit et la justice, pour notre liberté à chacun et notre sécurité à tous, doivent s’imposer comme règle à tous les peuples et à tous les Etats du monde.

C’est au nom de cet idéal que nous portons et défendons tous dans nos institutions et nos pays que nous sommes là, c’est au nom de la quete permanente de justice pour chacun et tous que nous vous encourageons, c’est parce que nous savons que votre action est souvent incomprise et combattante que nous vous soutenons dans votre croisade contre toutes les formes de crime.

Bonne chance, et bon courage

Je vous remercie.

Après l’intervention du Général du Général Sékouba KONATE, la Procureure de la CPI est revenu sur les crimes commis le 28 septembre 2009 à Conalry sous le règne du Capitaine Moussa Dadis Camara et a exprimé son incompréhension face à la lenteur prise qui n’est pas en adéquation avec le statut de Rome.

J’ai adressée deux lettre à cet effet au chef de l’État actuel de la République de Guinée, le Pr. Alpha CONDE pour l’encourager à faire progresser les enquêtes afin que les auteurs de ces crimes puissent répondre de leurs forfaitures. Nous savons que les auditions ont été faites dans ce dossier mais face encore une fois à la lenteur de la procédure, nous allons passer à l’étape suivante qui consiste à prendre nos responsabilités renchérit Fatou Bensouda qui a tenu à savoir le point de vue du Général Sékouba KONATE.

Le Patron de la Force Africaine en Attente demandera un tête-à-tête avant de donner sa lecture personnelle des douloureux évènements du 28 septembre2009. A sa sortie, l’enfant de Boulbinet n’a pas révélé à son entourage ce qu’ils se sont dit à cet effet.

Aboubacar SAKHO
Envoyé spécial à la Haye

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3 COMMENTAIRES

  1. Violences sexuelles

    Bien que le viol soit considéré comme un crime depuis des siècles, ce n’est qu’après la seconde Guerre mondiale qu’il a été formellement codifié dans la convention de Genève de 1949, “relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre”. Mais il faudra attendre 2001 pour qu’il soit qualifié de crime contre l’humanité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à propos des camps instaurés par les forces serbes durant la guerre de Bosnie.

    Lorsque la CPI fut créée par le traité de Rome en 1998, une attention particulière fut accordée aux crimes sexuels. Ainsi, dans la définition des crimes contre l’humanité qu’elle a pour mission de juger, on retrouve le viol, la mise en esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée, la violence sexuelle et la persécution basée sur le sexe.

  2. La Cour pénale internationale est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre1.

    À l’issue de la Conférence diplomatique de plénipotentiaires des Nations unies, le Statut de Rome prévoyant la création de la Cour pénale internationale a été signé le 17 juillet 1998. La Cour a été officiellement créée le 1er juillet 2002, date à laquelle le Statut de Rome est entré en vigueur. La Cour est compétente pour statuer sur les crimes commis à compter de cette date. Le siège officiel de la Cour est situé à La Haye, aux Pays-Bas, mais les procès peuvent se dérouler en tous lieux.

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