Crash au Mali: un scénario de l’accident escompté “dans quelques semaines”

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Crash du vol Air Algérie: dans le deuil, l’enquête se poursuit
Un hélicoptère de l’armée française se pose à proximité du site du crash du vol Air Algérie, ce vendredi 25 juillet dans le nord du Mali.
REUTERS/ECPAD

Paris, Le directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), Rémi Jouty, a indiqué mardi qu’il espérait avoir “dans quelques semaines” un scénario de l’accident d’avion d’Air Algérie survenu au Mali.

“Je pense que nous commencerons, je l’espère, à avoir un scénario dans quelques semaines”, a-t-il déclaré sur la radio Europe 1.

Le BEA, chargé de l’enquête technique, a réceptionné lundi les deux enregistreurs de vol du MD-83 accidenté. La boîte noire, enregistrant les paramètres du vol, a pu être lue et ses données sont en cours d’analyse.

En revanche, les enquêteurs français doivent encore récupérer les conversations du cockpit contenues dans la seconde boîte noire qui a été endommagée.

“Très concrètement, dans le cas de cet accident, l’enregistreur des conversations est à bande magnétique (…). La bande a été très fortement compressée pendant le crash (…) elle est froissée par endroit, a été rompue à quelques endroits donc il faut reconstituer cette bande avant de la lire”, a-t-il expliqué.

“J’espère que ce sera une question de jours mais s’il y avait des difficultés, cela peut être long”, a-t-il prévenu.

S’agissant de la possibilité que l’équipage ait demandé à la tour de contrôle de faire demi-tour, Rémi Jouty a souligné que cette information venait “de rapports très préliminaires sur les échanges qu’a pu avoir cet avion avec les contrôles aériens”.

Il a martelé que la priorité était le travail sur les enregistreurs de vol et non ces échanges avec le contrôle aérien.

“L’urgence, c’est l’enregistrement sur les enregistreurs puisqu’il s’agit d’un enregistrement unique”, a-t-il insisté. “Les enregistrements des conversations sont des systèmes informatiques qui sont au sol. Il n’y a pas de souci sur le fait que ce sont des données sauvegardées”, a-t-il dit.

“Ensuite, nous complèterons ce travail par une collecte systématique de toutes les données relatives aux échanges avec le contrôle aérien”, a-t-il ajouté.

Le MD-83 d’Air Algérie, qui devait assurer la liaison Ouagadougou (Burkina Faso) – Alger (Algérie), s’est écrasé jeudi dernier au nord du Mali. Il avait à son bord 112 passagers, dont 54 Français, et six membres d’équipage. Aucun n’a survécu.

Les autorités maliennes ont demandé au BEA de prendre en charge l’enquête technique.

Dt/bpi/jag

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3 COMMENTAIRES

  1. Le directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a parfaitement raison de ne pas tirer des conclusions hâtives qui peuvent être erronées. Un accident aérien est comme tout autre accident qui peut être dû à plusieurs facteurs notamment celui de l’homme. Des agents de la tour de contrôle, en passant par le pilote tout est possible. Les boites noires contenant des bandes passante des informations des 30 dernières minutes peuvent révéler assez de secrets.

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