Dantouma Koïta dit Boua, Synacodem / Réussite totale… levée du mot d’ordre de grève

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Le secrétaire à l’éducation et à la formation du Syndicat national des commerçants détaillants du Mali (Synacodem), Dantouma Koïta, a annoncé, hier soir, la levée du mot d’ordre de grève, par le Synacodem, le collectif des marchés du district, la fédération des transporteurs du Mali et la coordination des commerçants détaillants du Mali. Les raisons qu’il a évoquées sont relatives à l’accord obtenu avec la mairie sur certains points de revendication. Il s’agit, entre autres, de l’annulation de l’augmentation des loyers des boutiques (35%) et Tva (18%).

Dantouma Koïta est membre de la commission de conciliation présidée par Ba Moussa Touré, coordinateur des chefs de quartier de la commune II. Il a expliqué que la grève a été une réussite complète, car les boutiques étaient fermées et les Sotramas n’ont pas roulé. La grève, selon lui,  est consécutive à l’augmentation des loyers des boutiques de 35%  et d’une Tva de 18%, la vente illicite des espaces du marché des légumes et de l’espace Dossolo Traoré du marché de Médine aux opérateurs économiques. La mairie, selon Dantouma Koïta, a justifié les opérations par des contrats de bail.

En outre, les associations du marché ont signalé un projet de construction du marché de Médine dont le contrat est signé avec les Chinois sans leur avis. Les associations du marché ont notamment fustigé la surenchère des opérateurs privés relative au prix des cautions pour percevoir la clé des boutiques, qui va de 5 à 20 millions. Quant aux chauffeurs de Sotramas, a-t-il précisé, ils se plaignent des tracasseries routières et de l’insécurité à Bamako. Ils dénoncent notamment des coupeurs de route qui agissent sans que les gendarmes n’interviennent aussitôt, car, les services de sécurité sont habitués à prendre de l’argent.

 En plus, a-t-il expliqué, les chauffeurs ont souligné les désagréments de l’anneau Sotrama qui les obligent à payer plus de gas-oil et qui fait râler des clients qui martèlent qu’on leur fait contourner leurs itinéraires et que les accès leur sont devenus plus difficiles.   Des rencontres sont prévues aujourd’hui avec le ministre de l’Equipement et des transports et demain mercredi, avec le ministre de l’Administration territoriale  et des collectivités locales.                                                                                  

Baba Dembélé

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Hammadoun Amion Guindo, S.G  cstm : ‘’ Nous constatons que la grève a réussi ».

Il y a eu solidarité entre commerçants et chauffeurs de Sotrama. Cependant nous n’avons pas reçu de préavis de grève. On ne connait pas les raisons avancées par ceux  qui sont allés en grève, ni le refus des autres d’y participer. ‘’ Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali a toutefois précisé que les taxis, les gros porteurs, cars interurbains et les bennes n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève. La Cstm comptait, à partir d’ hier, dans les 24 heures, organiser une réunion d’urgence pour étudier la situation.

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Bamako handicapée par la grève des « Sotrama »

Les activités des milliers de bamakois se trouvent réduites ce lundi 19 décembre 2011 avec  la grève des conducteurs de taxis  et de « Sotrama».   Pour protester contre l’anneau Sotrama du centre commercial, signaler leur mécontentement contre l’administration, les conducteurs de Taxi et Sotrama ont décidé d’observer 48h de grève. Aux conducteurs s’ajoutent les  commerçants qui protestent contre l’augmentation du prix.                                                                  

La capitale  malienne est paralysée depuis hier matin car la grève est suivie, malgré l’appel à la télévision nationale d’une délégation de syndicalistes qui a parlé au nom de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) et qui a demandé aux transporteurs (transports communs) de ne pas suivre la grève à Bamako. Rassurées par cette déclaration, nombreuses  étaient les personnes qui se sont retrouvées penaudes devant les arrêts de transports. Les Sotramas n’étaient pas au rendez-vous et les rares taxis qui  se trouvaient sur place avaient doublé les prix.  Selon certains conducteurs de taxi, ils ont fait monter le prix à cause des détours qu’ ils sont obligés d’effectuer pour éviter des barrages posés par les grévistes, obligeant tous à suivre la grève.       

Certains conducteurs de véhicules personnels trouvent cette situation bien reposante car la circulation est plus fluide et facile. « J’aime bien cette grève car elle me fait moins consommer d’essence, je fais moins d’arrêt », a déclaré Mamoutou Keïta, agent de sécurité. Selon le calcul de cet agent de sécurité, toute personne qui consomme 5 l d’essence, verra sa consommation baisser à 3l avec la fluidité de la circulation.   

La grève s’est étendue au niveau des revendeuses de brochettes et pain dans les différents recoins de Bamako. Ce moment n’est pas favorable aux gourmets et gourmands de Bamako, à cause du manque de pain et viande.               

Khadydiatou Sanogo 

 

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