Direction générale des impôts ! Le syndicat hausse le ton !

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Le secrétaire général, Ali Ousmane Daou qui était le principal animateur de l’Assemblée générale a laissé éclater sa colère devant des militants visiblement acquis à la cause. Après avoir brossé la situation des travailleurs des Impôts qui, selon eux sont victimes d’une absence d’un plan de carrière, les syndiqués dénoncent ce qu’ils appellent « la mauvaise foi du ministère des Finances, leur ministère de tutelle» à trouver des solutions à leurs revendications. Par conséquent, Ali Ousmane Daou de commun accord avec ses militants décide de déposer un préavis de grève de 48 heures (23 et 24 avril 2015).

Le siège de la direction générale des impôts
Le siège de la direction générale des impôts (ACI 2000 Bamako)

Au nombre des revendications déposées sur la table du ministre des Finances, la relecture du décret n°02-299/PRM du 03 juin 2002, au plus tard le 10 août 2013 ; la relecture de l’arrêté n°06-0779/MEF-SG du 19 avril 2006, au plus tard le 10 aout 2013 ; l’adoption du projet de décret portant plan de carrière du cadre des impôts, avant le 10 août 2013 ; l’adoption du statut particulier de l’agent des impôts, avant le 10 août 2013 ; l’audit du fond d’équipement de la Direction Générale des Impôts pour les cinq dernières années ; avant le 10 aout 2013 ; la transmission au bureau du syndicat du rapport de la mission d’enquête sur l’écart constaté sur le moment de la prime avant le 10 août 2013.

Ali Ousmane Daou s’étonne également du fait que la Direction générale des Impôts ne connaît même pas le nombre de travailleurs qui émargent au budget national. Le syndicat veut alors connaître le nombre des travailleurs des impôts et en même temps et surtout mettre fin à ce qu’il appelle le « jeu de chaise musicale » entre certains privilégiés de la boîte.

En tous les cas, jeudi dernier la colère était perceptible et le secrétaire général compte mener jusqu’au bout de la lutte engagée pour dit-il l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. A suivre.

Alhassane H. Maïga

 

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