Droit de réponse de Me Brahima Koné à Mohamed Kimbiri : «Evitez de tomber aussi bas en vous attaquant de cette manière aux autres au nom de l’Islam»

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Je ne fais pas partie de ces leaders qui sont passés pour maîtres dans l’art d’empocher des pécules pour parler et d’autres comme vous qui les empochent pour se taire. Je ne connais pas les pécules parce qu’en tant que militant des droits de l’homme, je travaille bénévolement. Demandez bien à RFI s’ils ont un budget réservé aux personnes qui s’expriment de par le monde sur  des questions essentielles qui portent sur la vie des peuples ou des nations comme celles relatives au code des personnes et de la famille. J’ai été surpris par les propos virulents que vous avez tenus à mon endroit simplement pour avoir donné mon point de vue comme d’autres citoyens maliens sur l’adoption du Code des personnes et de la famille.

Votre mauvaise foi et votre volonté de porter atteinte à mon image et à ma liberté d’expression apparaissent au grand jour lorsque vous tentez de travestir mes propos qui sont pourtant clairs : «L’adoption du nouveau Code est une première étape. Mais à l’avenir, nous devons revoir certaines dispositions pour les mettre en harmonie avec les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Mali. Donc le combat n’est pas fini». C’est, en substance, en ces termes que je me suis exprimé sur RFI. Qu’est-ce que vous pouvez me reprocher à travers ces propos ?

Rappelez-vous que vous faites partie de la société civile comme moi, chacun défendant une cause noble. Et chacun de nous à droit à la liberté d’expression et d’opinion dans le respect de l’autre.

 

Evitez de tomber aussi bas en vous attaquant de cette manière aux autres, au nom de l’Islam qui, par essence est une relignion de tolérance et d’amour du prochain, une religion qui ne laisse aucune place à la haine et à la calomnie. Alors, sachez raison garder. Que Dieu vous guide sur le droit chemin.                                             

 

 

Maître Brahima Koné

 

Président de l’Union interafricaine des droits  de l’Homme (UIDH)


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