Effets collatéraux de la crise du nord : Des jeunes femmes déplacées s’adonnent de plus en plus à la prostitution

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Elles ont suivi différents processus de déplacement, mais toujours dictés par la volonté d’un mieux-être  dans leur propre pays. Certaines déplacées internes, dans l’espoir de trouver des conditions de vie meilleure préfèrent s’adonner au plus vieux métier du monde, la prostitution.

Fuyant la guerre et les atrocités commises par les différents groupes armés qui sévissent dans le septentrion, ils sont des milliers de déplacés à vivre aujourd’hui dans les différentes villes du sud et à Bamako parfois dans les familles ou des centres d’accueil.

Parfois confrontées à certaines difficultés, des jeunes femmes sont contraintes de se prostituer non pas pour assouvir un désir charnel mais pour pouvoir vivre.  Des adolescentes se prostituent dans des bars à Bamako comme dans les régions.

Les sommes varient selon les passes (1000 FCFA, 2 000 ou 5 000 FCFA). Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur chez certaines déplacées internes. Une situation fort inquiétante pour le commun des mortels.

« C’est avec peine que nous nous donnons à cette pratique qui va à l’encontre de notre culture et tradition. Depuis notre arrivée à Bamako, nous sommes pratiquement privées de nos plaisirs et désirs. Parfois les moyens de nos familles d’accueil sont limités. Pour vivre mieux, nous avons décidé de mener cette vie afin de subvenir à nos besoins » lâche l’une d’entre elles.

 » Nos conditions de vie sont  devenues intenables, je n’en pouvais plus. J’ai fini par adopter cette vie à contrecœur », confesse une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, rencontrée dans un bar de la place. A ses côtés, de nombreuses autres jeunes femmes trinquent avec les clients.

Malgré les multiples aides humanitaires destinées à ces déplacés, de nombreuses familles d’accueil voire les centres d’accueil sont parfois confrontés à de nombreuses difficultés pour subvenir à leurs besoins.

Au regard de la vie que mènent ces jeunes femmes, il y a lieu de s’interroger sur la gestion des nombreuses aides qui ont afflué au nom des déplacés du nord.

En attendant que l’armée débarque les bandits, ces déplacés auront encore beaucoup de temps pour trimbaler dans les rues de Bamako et ailleurs.

            Bandiougou  DIABATE

SOURCE:  du   16 nov 2012.    

34 Réactions à Effets collatéraux de la crise du nord : Des jeunes femmes déplacées s’adonnent de plus en plus à la prostitution

  1. Ramses10

    On traite les Nordistes de tout. Les bandits les violent et les journalistes les traitent de prostitués, mendiants etc. Chacun a une famille et partant des sœurs. Il y a des choses qui ne disent pas, la prolifération des bars chinois et leurs usagers avant la conquête du Nord. Plus prostitué qu’un sudiste tu meurt.

    • tienimango

      je suis du sud mais je n,aime pas la façon dont les minables journaleux traitent les nordistes…le bordel chinois est partout a bamako….mais comme les clients sont nos fuyards de kati personne ne leve le petit doigt pour denoncer…

  2. fakolyhakika1

    qu’est ce que ce journaliste de griot bandiougou diabaté cherchait lui aussi la bas. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

    • A vos armes, prêts, partez!

      D’après toi petit frère?
      La même chose que nous si on avait été à sa place! :-D :-D :-D :-D

  3. tienimango

    maudit soit les dirigeants du mali qui n,apportent aucune assistance a ces jeunnes filles deplace de leur lieu de residence …la punition divine descendra sur vos sales tetes…..et dire que ce pays fait parti des dix pays le mieux gouverne de l,afrique…