FATIMATA SANGARE, PRESIDENTE PARLEMENT DES ENFANTS: « Tous les droits de l’enfant sont fondamentaux »

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Créé en 1996, le Parlement des enfants est placé sous la tutelle du ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. Le parlement des enfants est une tribune de libre expression de tous les enfants du Mali. Sa création est aussi une manière d’appliquer la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). Dans cette convention, on parle plutôt de la participation des enfants dans toute prise décision les concernant, aussi de tenir compte de l’opinion des enfants.
Selon sa présidente, Fatimata Sangaré (14 ans), « le Parlement a plusieurs objectifs à atteindre, mais tous ses objectifs tournent autour d’un point central qui est la promotion de nos droits. Parce qu’au lieu de laisser les adultes faire notre travail à notre place, nous ferons mieux de nous en occuper. C’est à nous de faire respecter nos droits ».
Tous les droits sont fondamentaux, c’est-à-dire le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit à la survie, le droit à la protection, le droit au respect de l’opinion des enfants et le droit au développement, rappelle Mlle Sangaré.
Cependant, le Parlement des enfants se concentre plus sur les droits à l’éducation, à la santé et au respect de l’opinion des enfants. « Parce que je pense que le droit à l’éducation est un droit à respecter surtout dans les pays en développement comme le Mali. Le Parlement est là pour faire des plaidoyers auprès des autorités. Nous sommes la voix de tous les enfants du Mali ».
En plus du plaidoyer, le Parlement mène des activités de vulgarisation des informations sur la CDE, la formation des enfants. « Le Parlement a mené beaucoup d’activités qui nous ont permis d’obtenir quelques satisfactions à nos requêtes. Par exemple la création des centres d’écoute, d’une direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille, aussi la création de la prison de « Bollé » qui est une prison pour enfants ».
Le problème majeur du Parlement, aux dires de sa présidente, est un problème de vulgarisation. « Je peux dire que 50 % des enfants ne connaissent pas l’existence du Parlement des enfants. Donc, le premier point de notre plan d’action est la vulgarisation de l’information sur le Parlement des enfants. A part ce problème, l’opinion publique est aussi diverse sur le Parlement. Certains pensent que nous voulions inciter les enfants à ne pas respecter les parents. Mais ma première préoccupation ce sont les enfants de la rue qui ont les mêmes droits que les autres ».
Propos recueillis par
Adama Moussa Tabo (stagiaire)

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