Pour une forte société civile malienne : La CCASC/PURRN porté sur les fonts baptismaux

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C’est un organe fédérateur à même d’améliorer la gouvernance de la société civile et renforcer son unité, ses capacités de mobilisation et d’action en faveur de la paix et de la réconciliation nationale.

Fer  lance de toutes les initiatives et à toutes les étapes importantes de l’évolution de la nation malienne, la société civile malienne est à l’heure de la réorganisation. C’est dans cette dynamique qu’un grand regroupement dénommé, « Coalition citoyenne des associations pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale » (CCASC/PURRN) a vu le jour. La conférence de presse de son lancement a eu lieu le mardi 25 juillet 2017 à la Maison de la Presse. C’était sous la présidence de son président Ahmed Mohamed Ag Hamani qui avait à ses côtés plusieurs leaders de la société civile dont les confessions religieuses.

Elle a été l’occasion pour le conférencier d’expliquer la pertinence et les objectifs de la coalition ainsi que sa spécificité et ses moyens d’actions. Cette coalition se singularise par sa vision, l’engagement de ses membres et ses objectifs qui sont le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord, notamment sur les questions de défense et de développement socio-économique.

Elle participe de la volonté de certaines associations de mutualiser leurs efforts conformément à la recommandation du Forum de la société civile. Elle devra servir de cadre fédérateur pour l’observation, la veille  et l’alerte pour une saine mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger. Les responsables de cette coalition sont convaincues que seule une société civile fédérée, responsable, consciente des défis de l’heure et débarrassée de tout esprit partisan pourra inscrire son action dans l’unité, la durée et l’efficacité. Selon Ahmed Mohamed Ag Hamani, ce cadre fédérateur est une innovation, un instrument de rationalisation qui n’existe pas. A l’en croire, l’organe jouera non seulement un rôle de veille, et d’alerte, mais aussi un rôle d’interface entre la société civile, l’Etat et les partenaires techniques et financiers.

Le conférencier a annoncé que la coalition a adopté un plan d’action axé sur une meilleure coordination des actions des organisations de la société civile en vue d’une pleine participation de celles-ci à l’animation de la vie de la nation et de donner son point de vue sur toutes les questions d’intérêt national.

Rappelons que le Forum de la société civile tenu à Bamako les 13 et 14 mai 2016 avait examiné les différents enjeux, défis et perspectives d’une société civile mieux organisée et mieux structurée. Cette rencontre de haut niveau à laquelle ont participé 300 délégués de 170 organisations de la société civile a formulé des recommandations fortes pour renforcer et harmoniser la contribution de la société civile et ce, dans la mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

DK

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