France… : Etudes et travail en France : Désormais les diplômés étrangers payeront plus cher pour travailler

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La taxe sur le titre de séjour des diplômés étrangers en France a plus que doublé depuis ce 1er  janvier.  Cela ne va pas sans répercutions pour les diplômés non français, surtout africains, qui tenteront de travailler dans la nation tricolore.
La loi de Finance édition 2012, à peine entrée en vigueur, relance le débat sur l’accueil des étudiants étrangers diplômés en France. Vincent Chauvet président du Modem Sciences Po, a révélé dans une tribune au quotidien Les Echos une augmentation, au 1er  janvier, de la taxe sur les étudiants étrangers diplômés.
Fixée à 85 euros, cette taxe, due à l’Office français de l’immigration et de l’intégration, varie désormais entre 200 à 385 euros pour les étudiants étrangers souhaitant travailler en France. Cette mesure marquerait, selon ses initiateurs, la fin d’un système de dérogation dont les salariés et les salariés en mission seraient les premières victimes. Un nouveau coup porté aux diplômés étrangers, déjà soumis par la circulaire Guéant du 31 mai 2011 à une restriction sur l’attribution de leurs cartes de séjour.  “Alors qu’une politique intelligente d’attractivité universitaire supposerait d’investir ou au moins d’inciter les meilleures étudiants étrangers à venir étudier et travailler en France, c’est exactement le contraire qui se passe”, a déploré Vincent Chauvet.  Pour les étrangers sollicitant un titre de séjour pour étudier en France, ou renouvelant leur titre de séjour étudiant, ce sont trois euros qui s’ajoutent à la taxe jusqu’à présent comprise entre 55 et 70 euros. Le collectif du 31 Mai précise que les étudiants étrangers sont bien, pour l’heure, exonérés de la taxe comprise entre 200 et 385 euros. Alors, cela constitue un signal fort pour les Africains qui, pour la plupart, préfèrent servir la France après leurs études que de retourner au bercail où la corruption et le népotisme sont rois.
Allemagne/ France…

Crise de l’euro et dossiers internationaux
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy font hors sujet ; le second bénéficie du soutien sans faille de la première
Le couple franco-allemand a écrit ce lundi une énième page de son roman d’amour. Avec un conseil des ministres, une conférence de presse et un entretien télévisé croisé, tout est fait pour afficher le soutien d’Angela Merkel à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle en France. Et pourtant personne ne sait officiellement si Sarkozy sera candidat ou pas.
En pleine tempête économique et quelques semaines après la perte du triple A, Nicolas Sarkozy imagine que recueillir l’assentiment de l’Allemagne, première puissance européenne, l’aidera à sortir de l’ornière. Il se rapproche donc de plus en plus de Berlin, notamment pour justifier ses réformes telles que l’assouplissement des 35 heures ou la TVA sociale.  Mais, toujours sous un angle “institutionnel”, le moins politique possible. A Angela Merkel donc de signifier son soutien et plein entier : ‘’Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis”, a-t-elle dit. Le président français n’entre, lui, dans l’arène politique que masquer. Il a ainsi moqué la volonté de François Hollande de renégocier le nouveau traité européen : “Quand l’Allemagne signe un traité, quand la France signe un traité, ils engagent le peuple allemand et le peuple français. C’est un engagement d’Etat, ce n’est pas un engagement politicien, nos pays sont beaucoup plus importants que nos personnes”.
Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou en s’appuyant sur l’exemple de ses prédécesseurs. Le traité de “Maastricht (1993), c’était François Mitterrand”, a-t-il rappelé, “imaginez qu’au prétexte que François Mitterrand était socialiste, Jacques Chirac, qui lui a succédé, aurait dû dire: ‘ce traité était mauvais par le seul fait que mon prédécesseur était de gauche'”. “Ce n’est pas comme ça qu’on dirige une grande nation, ce n’est pas comme ça qu’on défend les intérêts de son pays”, a-t-il insisté.
En 2007, Angela Merkel avait reçu les candidats du PS et de l’UMP. Cette fois-ci, elle s’est engagée aux côtés de Nicolas Sarkozy et souligne la présence de François Hollande au congrès du SPD -l’équivalent du PS en Allemagne en décembre pour justifier un tel engagement. Pas de quoi inquiéter a priori François Hollande, qui, sur Twitter, écrit: “La présence de Mme Merkel aux côtés de Nicolas Sarkozy en campagne ne m’empêchera pas de travailler avec elle au lendemain de l’élection.”
Officiellement, le président de la République française recevait la chancelière allemande pour parler de la crise de l’euro et des dossiers internationaux. Mais la mise en scène convoquée n’a trompé personne : conseil des ministres franco-allemand, conférence de presse commune et entretien croisé en prime-time sur France 2. Au finish, on retient tout simplement que le couple Sarkozy-Merkel est passé à côté des sujets saillant de l’Europe qui, non seulement, est abattue par la crise de sa zone, mais aussi victime présentement d’une période glaciale qui continue de faire ravage sur son chemin.

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