Fêtes de fin d’année : Le temps des escrocs

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Comme à l’accoutumée, les fêtes de fin d’années sont les moments propices pour les escrocs et les bandits de grand chemin. Ils en profitent pour arnaquer et déposséder les populations de leurs biens. Ils foisonnent surtout dans les hôtels, bars restaurants et autres maquis. En tout cas, ce ne sont pas ces professionnelles de sexe qui me diront le contraire.

Trois d’entre elles, habitant à Faladiè, en ont été victimes. A la veille de la fête de Noël, un jeune débarque dans le maquis. Prétextant qu’il ne comprenait pas bambara, il approche une prostituée qui se fait aider par une autre comme interprète. Le «marché» est alors conclu, mais le client demande à la fille que la «consommation» se fera chez lui.

Dans le cafouillage, il demande à deux autres de bien vouloir faire le déplacement avec sa «copine», car il a deux amis qui l’attendent. Puisque le jeune disait qu’il ne comprenait que le français, ces trois prostituées croyaient qu’elles avaient à faire à un boss. Un taxi, et le déplacement est effectué.

Dans un terrain vide, le jeune demanda au taximan de les descendre puisqu’ils étaient arrivés à destination. Une fois le taximan parti, le jeune sortit un gros couteau et menace les trois prostituées en les sommant de lui donner tout ce qu’elles avaient : argent et portables. Ce, avant de leur ordonner de vider les lieux sans broncher.

Ce qui fut fait et les trois prostituées revinrent au maquis à pieds et les mains vides. Une grosse bagarre éclata entre les trois, chacune accusant l’autre. Finalement, l’affaire atterrit à la police. Mais, à qui la faute ? A leur naïveté et à leur amour du gain facile !

Bruno LOMA  

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.