IBK n’a pas su gérer le Malaise Social en 2017.

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En quatre ans de gestion des affaires du pays le président IBK a dilapidé tout le capital de confiance et de sympathie que ses compatriotes avaient placé en lui il s’est montré en deçà des attentes et de la satisfaction de nombreux besoins urgents des malien qui regrettent totalement de nos jours le choix de l’homme qui pouvait incarner le changement.

La grève illimitée des syndicats des magistrats a fortement écorné son image.  Mieux, le comité syndical de l’enseignement supérieur de l’ENSup a entamé  à partir  du 26 janvier une grève illimitée suite à l’assassinat d’un étudiant. Selon, les grévistes leurs vies seraient en danger car des étudiants détiendraient  des armes à feu.

Au Mali, des secteurs clés sont aujourd’hui paralysés par une série  de grèves.

Les travailleurs revendiquent de meilleures conditions de travail et de vie.

Plusieurs secteurs  sont en ébullition. Après des  grèves à répétition, les syndicats de l’éducation signataires des accords  du 15 Octobre 2016 (SYLDEF, SYNEB, SYNESEC, FENAREC, SYPESCO) prévoient de faire des démonstrations de force  pour demander au gouvernement de respecter ses engagements.

Ces grèves occasionnent d’énormes souffrances chez les populations.

Les enseignants du Nord du Mali, notamment ceux des cercles de Gao, Ansongo et Yorosso semblent  mettre la clé sous les paillassons. Ils ont dénoncé le retard dans l’application des décisions et arrêtés d’avancement et d’intégration dans la fonction publique. Ils ont réclamé aussi, la titularisation de certains de leurs collègues. Comme pour n’est rien arranger  les travailleurs du ministère des affaires étrangères ont fait parler d’eux. Ils ont réclamé de meilleures conditions de travail. Ils ont estimé que leur corps était très mal géré et qu’ils étaient moins considérés par leur  hiérarchie. Ils ont avancé comme  preuve les nominations de conseillers dans les ambassades et consulats à l’étranger qui ne sont pas de leur corporation. En tout cas c’était le contenu d’un préavis de grève de 72 heures déposé sur la table du ministre Raky Talla à compter du 22 février 2017. De même, les travailleurs des collectivités territoriales ont bandé aussi leur muscle. Ils ont exigé l’application intégrale des 15 points d’accord du procès-verbal de conciliation du 12 mai 2015 et l’intégration  à la fonction publique des collectivités territoriales des contractuels de 2011 à 2015. Pour cause de non satisfaction de leur cahier de doléance , le secrétaire général du SYNTRACT, Seydou Oumar Diallo,a envisagé une grève qui a débuté le 22 mars 2017.  Aussi la grève des médecins du Mali a levé son mot d’ordre de grève  après  que le ministre  en charge de la santé et de l’Hygiène Publique ait promis de libérer un des leurs incarcéré depuis le mois de Décembre 2016.  À cela s’y ajoute  la grogne sociale qui a gagné toutes les couches de la société malienne à savoir, les propriétaires des kiosques démolis. Ceux-ci étaient  restés longtemps encore  sur le  pied de guerre. Face à tous ces mouvements d’humeur  on peut  aisément en déduire  que  la gouvernance d’IBK a déçu sur tous les plans.

Face à ces dérives, le peuple a crié au complot et voulait que justice soit rendue par rapport  au partage  des ressources de l’Etat entre l’ensemble des maliens.

Mais le hic ce qu’en aucun moment, le président IBK ne s’est rangé du côté de son peuple pour mettre un terme à cette nouvelle forme de gestion clientéliste du pouvoir. Qu’il ait  le courage  de designer les personnes  qui incarnent    le changement surtout qu’une rumeur de remaniement circule en l’air. Le président IBK  sait-il que l’année 2018 c’est maintenant car après c’est serait trop tard .

 

Seydou Diarra    

 

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1 commentaire

  1. IBK n’a pas la capacité de diriger dignement le Mali. Il faut forcement l’alternance sinon c’est le chaos que l’on voit venir.

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