Imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (Hcim) : « Il faut nécessairement que tous les musulmans se retrouvent dans le bureau qui va être mis en place »

5
Imam Mahmoud Dicko
Imam Mahmoud Dicko

Initialement prévu les 15, 16 et 17 avril, le congrès du Haut conseil islamique du Mali (Hcim) a été reporté sine die par les hautes autorités maliennes. Le président de la République qui se trouve présentement en visite d’Etat à Dakar, souhaite présider la cérémonie d’ouverture dudit congrès. Le Républicain a approché le président du Haut Conseil islamique qui souhaite que le congrès se tienne « dans de bonnes conditions et très rapidement ». Il n’y a pas d’animosité entre les musulmans du mali, contrairement à ce que certains pensent, a fait savoir l’Imam Dicko. Avant la date du congrès, il y eu des tractations pour aller au congrès avec un bureau consensuel, inclusif, mais sans succès. « Il faut nécessairement que tous les musulmans se retrouvent dans le bureau qui va être mis en place. Nous travaillons pour cela », tranche-t-il, s’érigeant contre toute exclusion. Quelque que soit celui qui va être président, il faut nécessairement que toutes les tendances, tous les courants se retrouvent dans le bureau qui va être mis en place.

 

 

Le Républicain : Qu’est ce qui a motivé le report du congrès du haut conseil islamique qui était prévu pour ce mardi ?

Mahmoud Dicko : C’est l’ouverture du congrès qui était prévu aujourd’hui (ndlr, hier mardi 15 avril 2014). La nouvelle nous est parvenue par le ministre des Affaires religieuses et du culte, que le président de la République souhaite être présent à la cérémonie d’ouverture du congrès. Voilà a peu près ce qui a motivé ce report.

 

 

Après ce report, quand est-ce que le congrès va-t-il se tenir ?

C’est ce que nous sommes en train de chercher à savoir, on nous a demandé le report sans nous donner une date fixe. On va le savoir dès ce soir « Inchallahou ». Les autorités vont nous dire si ça va être quelques jours, ou plus tard.

 

 

Ce congrès se tient-il dans un climat apaisé entre les leaders musulmans ?

Je l’espère bien je ne vois pas ce qui va nous empêcher de tenir notre congrès dans un climat apaisé. Il n’y a pas d’animosité entre nous  contrairement à ce que les gens pensent. Il n’y en a pas du tout. Un congrès est un congrès, quels que soient les enjeux, quelles que soient les tractations par-ci par-là, mais ça n’a rien à avoir avec une animosité. Non pas du tout !

 

 

Est-ce que le nouveau bureau sera consensuel avec un président consensuel ou y aura-t-il une élection ?

C’est au congrès de décider cela. Avant la date du congrès, il y eu des tractations pour qu’on puisse aller au congrès avec un bureau consensuel, inclusif. Tout le monde doit être là. J’avoue qu’on n’était pas parvenu à le faire, parce qu’on ne s’est même pas mis ensemble pour pouvoir le faire. Mais on a pensé que les deux jours du congrès seront mis à profit pour pouvoir le faire avant la clôture. Il faut nécessairement que tous les musulmans se retrouvent dans le bureau qui va être mis en place. Nous travaillons pour cela. Quelque que soit celui qui va être président, il faut nécessairement que toutes les tendances, tous les courants se retrouvent dans le bureau qui va être mis en place.

 

 

En tant que président du Haut conseil Islamique, quel bilan peut-on dresser du bureau sortant ?

Moi je ne veux pas parler en termes de bilan. Ce n’est pas une action politique ou un mandat politique pour lequel je dois parler de bilan pour être réélu. Je préfère ne pas parler comme ça. C’est la religion, c’est spirituelle, c’est au musulman d’apprécier tout simplement ce qui a été fait, s’ils renouvellent leur confiance tant mieux ; s’ils pensent qu’il faut changer la main et donner à quelqu’un d’autre, ça aussi c’est leur plein droit ; mais je ne veux vraiment pas me lancer dans un calcul de bilan ou présentation de bilan de cette façon. On est au congrès, ce qui a été fait va être présenté au congrès. Mais en dehors de ça, le Haut conseil est avant tout spirituel.

 

Votre mot de la fin ?

Je souhaite que le congrès puisse se tenir bientôt. Les délégués de toutes les localités sont là ; si nous pouvons avoir la chance que le représentant de la région de Kidal soit là, c’est une occasion à ne pas manquer. Mon souhait est que le congrès se tienne dans de bonnes conditions et très rapidement.

 

Propos recueillis par Aguibou Sogodogo & Moussa Dagnoko

PARTAGER

5 COMMENTAIRES

  1. je veut pas que nos leaders religieuses, impliquent dans politique.par ce que on est peut pas la politique sans mentire alors que dieu n’aime pas la mensonge.

  2. Pourquoi attendre le président ce sont tous des faux musulman la politique et la religion doivent être séparé mais au mali les religieux sont des homme d’affaires surtout d’iCloud et chérif pauvre mali

  3. Les prières de vendredi Dicko pleurait et faisait pleurer les Fidels , maintenant il n’a plus de larmes , et tout cela a cause de la politique .je le rappel néanmoins que la religion et la politique font DEUX

  4. À cause de DIEU il faut avoir peur de DIEU ,ils ont oublié DIEU ,les mosquées , les chapelets , les prières . Maintenant ils ont un penchant pour l’argent ,les politiques ,les bureaux. Le rôle de l’imam est devenu tertiaire ou quaternaire .

Comments are closed.