L’Afrique et sa diaspora : Le dialogue amorcé

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L’Afrique et sa diaspora se parlent par le truchement d’un colloque organisé à cet effet, à Paris, sous l’égide de l’Union africaine en collaboration avec les associations et centres d’études qui ont dédié leur action au sort du continent noir. Kady DOUCOURE, membre du Conseil d’administration du MJDPS, nous livre ici le compte-rendu ramassé dudit colloque.

Le thème l’Union africaine et ses diasporas "Analyses et perspectives pour une plus grande contribution des diasporas africaines au développement du continent" était au centre d’une journée au palais du Luxembourg organisé par : Initiative internationale pour l’Union Africaine (IUA), Association avenir NEPAD international, Centre d’études des mondes africains (CEMAF), Conseil représentatif des associations noires en France (CRAN).

Etaient attendues à ce colloque placé sous le patronage de son excellence M. Alpha Oumar KONARE, président de la commission de l’Union Africaine, les personnalités ci-après : M. Abdou DIOUF, ancien chef d’Etat du Sénégal ; M. Henry LOPES, ambassadeur de la République du Congo en France ; Mme Christine KAMMERMANN, Sénatrice représentant des Français vivant hors de la France. Mais la cérémonie d’ouverture était présidée par la Sénatrice en l’absence des personnalités invitées.

Le premier thème "Diasporas africaines : de la pensée intégrative à la représentativité au sein de l’Union africaine" sera traité par le Professeur Mwayila TSHIYEMBE, docteur d’Etat en droit, docteur en sciences politiques, directeur de l’Institut panafricain de géopolitique et coordinateur scientifique de l’IUA.

Le journaliste Alain FOKA de Radio France Internationale va passer la parole  tour  à tour à :

-Julien MBEM, philosophe et chercheur à l’EHESS ; Pr. Babacar SALL, sociologue, directeur de publication aux Éditions l’Harmattan et expert auprès de l’Unesco et de l’OCDE ; Steve Love TSIEMI, doctorant en relations internationales et administrateur des élections.

On a enregistré la contribution significative de Michel LEVALLOIS, président de la coordination pour l’Afrique de demain, en l’absence du Pr. Joseph Ki ZERBO.

Le second thème intitulé "Union africaine et diasporas : perception et représentativité" a été présenté par Serge ABESSOLE, docteur en droit, avocat au Barreau de Paris ; Stéphanie DUJARDIN, doctorant en droit, secrétaire générale de l’IUA et Mwayila TSHIYEMBE.

La troisième table ronde ayant pour titre "Diasporas et dynamiques économiques en Afrique" était confiée à Nobert TRICAUD, avocat chargé du développement international et relations institutionnelles d’avenir NEPAD. Il a interrogé M. Habib OUANE, chef du département des Pays les moins avancés (CNUCED). L’expérience du Mali sera exposée par M. Diadié SOUMARE, président du Haut conseil des Maliens de France. Quant à Chantal CLAIRICIA, Dominique FLAUX et Dogad DOGOUI, leurs propos compléteront ceux de leurs prédécesseurs sur la thématique. La contribution de Awa N’DIAYE, Universitaire et directrice générale de l’espace d’Afrique international, sera significative sur l’interpellation des dirigeants à propos de la représentativité de la diaspora au sein de l’Union africaine. M. Alain DUCASS, ingénieur de son état, va s’appesantir sur le concept de "Marcottage".

La 4ème table ronde concernera les particularités et enjeux pour le développement de l’Afrique par les étudiants et intellectuels sous la houlette de madame Eugénie DIECKY, journaliste à Africa n°1.On a noté les propos de Pierre BOILEY en guise de contribution comme un appel à la diaspora à plus d’union. Monsieur Didier ACOUETEY va exposer sa problématique de chasse aux cadres Africains au profit des entreprises occidentales. Roland PORTELLA se singularisera par ses méthodes dures à l’endroit des élites africaines. François Manga AKOA traitera la place du livre comme produit littéraire et vecteur de liberté du passé au présent et au futur.

La 5ème et la dernière table ronde "Quelles responsabilités des diasporas dans les mutations politiques et défis sécuritaires de l’Afrique" sera l’oeuvre de l’homme politique camerounais, Jean Jacques EKINDI ; de l’ancien ministre, Koffi YAMGNANE ; du président du CRAN, Patrick LOZES ; de la présidente de l’Observatoire politique et stratégique de l’Afrique à l’Université de Paris 1 Sorbonne, Mme Dominique BANGOURA. Le mot de la fin reviendra à Emile FIDIEK, président du réseau de l’IUA.

En guise de conclusion, on va retenir l’importance d’une telle journée de réflexion pour la diaspora africaine en France. On notera une brillante intervention de madame N’DIAYE Awa de Genève à propos du rôle et de la place des élites dans la consolidation de l’Union africaine. Par ailleurs, il faut beaucoup plus de temps aux exposants pour présenter leurs thèmes et au public pour les questions. Il convient de multiplier les colloques du genre en Afrique avec la participation de l’intelligentsia.

Kady DOUCOURE

Membre du Conseil d’Administration du MJDPS

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