Insécurité alimentaire : Le citoyen lambda boude le jeu politicien

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Pendant que les grands politicards rivalisent en démonstration de force, le citoyen lambda est en train de vivre les affres de la vie chère caractérisée par l’insécurité alimentaire. L’avenir reste sombre pour lui parce que le prix des denrées de première nécessité grimpe de jour en jour. Le cas des céréales sèches en est la parfaite illustration.

 Cette  dure situation du vécu quotidien engendre  la défection  du citoyen à l’intérêt de la chose politique.  Comme l’a dit un grand observateur : « Après que les prédateurs de l’économie nationale aient investi le terrain politique, la chose politique s’est effacée au profit du jeu politicien ». Une question reste alors à poser : que faut-il faire pour amener nos compatriotes à s’intéresser à leurs sorts au lieu de se contenter du sort qu’on leur réserve ? 

Pour lui, « C’est la disette chronique que connaissent les populations, non pas forcément à cause de la pénurie, eu égard aux volumes de production annoncés chaque année, mais à cause du caractère anarchique de la commercialisation qui tient très peu compte du pouvoir d’achat des maliens. Trop d’intermédiaires dans le circuit de commerce tuent  son efficacité ».  Même si on met en avant les menaces de famine consécutive à une saison de pluies jugée très peu satisfaisante.

En d’autres circonstances, le président du Haut Conseil des Collectivités a dit qu’ils ont soutenu les efforts de l’Etat et adhéré à toutes les initiatives prises pour le ravitaillement en denrées de première nécessité et la régularisation du marché par la fixation d’un seuil de prix minima en fonction des régions.                                                                                                                                                                                 Au demeurant, a-t-il lancé, loin d’être alarmiste, des constats vécus sur le terrain, nous invitent à alerter les autorités sur le déficit céréalier qui se dessine, avec son corolaire de famine pour les hommes et les animaux. D’ores et déjà, le Distingué conseiller président  Haïdara  pense que des dispositions adéquates et des mesures anticipatives devront être prises pour atténuer les effets néfastes de cette situation qui se profile à l’horizon.                                                                                                                                                                                                            M.Maïga

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