Journée du 8 mars : Loin du folklore et place à la réflexion sur l’émancipation de la femme

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« Le 8 mars : est-ce une journée de festivités ou de réclamation des droits de la femme ». Tel est le thème d’une conférence débat animée par le Professeur Rokia Sanogo, le 10 mars 2012, au siège de l’ONG espagnole « Mujeres en zona de conflicto » ou MZC.
Dans le cadre de la célébration de la journée du 8 mars 2012, sous la houlette de l’ONG espagnole « Mujeres en zona de conflicto » ou MZC, des femmes maliennes ont décidé de se poser une question : « Le 8 mars : est-ce une journée de festivités ou de réclamation des droits de la femme ». Pour répondre à cette question, elles ont convié le Professeur Rokia Sanogo à introduire les débats.
Mais auparavant, Mohamed Ag Akeratane, coordinateur de l’ONG MZC, est revenu sur quelques actions que l’ONG a déjà menées en faveur de la promotion socioéconomique de certaines femmes maliennes, à travers l’appui accordé à plus de 80 associations. Pour lui, le choix de ce thème est d’une importance capitale, parce que vise à aider les femmes maliennes à comprendre le vrai sens du 8 mars, afin qu’elles puissent se l’approprier. Pour sa part, Mme Katily Hadiaratou Sène, représentante du maire de la Commune V, a salué cette initiative du MZC. Le professeur Rokia Sanogo est ensuite revenue sur les grandes dates du combat des femmes dans le monde qui ont conduit à l’adoption de la journée internationale de la femme par l’ONU en 1977. « Il a fallu un combat d’au moins 7 ans pour avoir une journée internationale de la femme », a-t-elle déclaré.
Le combat pour l’émancipation de la femme dans le monde ne date pas d’aujourd’hui. « C’est un combat de longue haleine », a-t-elle ajouté. Pour tout cela, elle dira que le 8 mars ne doit pas être seulement une journée folklorique, mais doit avoir une forte dose de réflexion sur l’émancipation de la femme. « Les femmes à travers le monde doivent se donner la main pour faire de la journée du 8 mars, une journée de combat pour avoir des droits et éviter qu’on ne leur enlève des droits déjà acquis », a-t-elle conseillé. Le Professeur Rokia Sanogo pense que cela possible si et seulement si les femmes disent non à l’instrumentalisation.
Assane Koné

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