Poursuivis pour « incitation à la désobéissance des troupes » : Ras Bath écope la peine de 12 mois d’emprisonnement ferme – Son co-inculpé de complicité, Bandiougou Tounkara dit Diougous bénéficie le sursis – Le parquet requiert 3 ans de prison ferme cont

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C’est le mardi 25 juillet 2017 que le procès de l’animateur Mohamed Youssouf Bathily plus connu sous le sobriquet de Ras Bath et du directeur de la radio « Maliba FM », Bandiougou Tounkara a eu lieu au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV. Ils étaient poursuivis, sur auto-saisine du Procureur et par citation directe, pour « incitation à la désobéissance des troupes », faits prévus et punis par l’article 35 de la loi 00-046 AN RM, du 07 juillet 2000, Portant régime de la presse et délit de presse au Mali.

Comme annoncé, le juge a vidé, hier mercredi, son délibéré en déclarant les prévenus coupables des faits à eux reprochés. Au titre de la répression, le chroniqueur Ras Bath a été condamné à la peine de 12 mois d’emprisonnement ferme et au paiement de la somme de 100 000F d’amende. Son co-inculpé, Bandiougou Tounkara, poursuivi de complicité, a été condamné à six (6) d’emprisonnement avec sursis.

Défendu par Maître Zana Koné et autres, l’inculpé principal, Ras Bath, a été jugé à son absence. Dans son réquisitoire, le parquet avait requis 3 ans de prison ferme contre les présumés coupables et une amende de 150 000 FCFA chacun.

Rappelons que l’action publique  a été mise en mouvement suivant acte en date du 12 juin 2017 de Me Harouna Sow, huissier de justice à la résidence de Bamako. Poursuivis par le Procureur de la République de la Commune IV du district de Bamako, il est reproché aux prévenus de l’infraction d’« Incitation à la désobéissance des Troupes ».

Des sources judiciaires, les faits remontent à Juillet 2016, lorsque le célèbre chroniqueur, Ras Bath, par des moyens de diffusion offerts par les organes médiatiques, notamment la Radio Maliba FM, a incité les forces armées et de sécurité dans le but de les détourner de leurs devoirs militaires et l’obéissance qu’ils doivent à leur chefs dans tous ceux qu’ils commandent pour l’exécution des lois.

L’acte d’accusation indique que le sieur Diougous s’est rendu complice de ces faits en ses qualités de chef d’antenne de l’émission « carte sur table » en même temps promoteur de ladite. Il est reproché à ce dernier d’avoir assisté au déroulement de l’Emission et s’est abstenu d’en empêcher la perpétration.

A la barre, le procureur avait indiqué que cette affaire est particulière car les faits ont consisté à saper le moral de la hiérarchie militaire. Il avait soutenu que le promoteur de la radio a conclu un contrat « malveillant » de 2 millions de FCFA sur le dos de Ras Bath.

DK

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4 COMMENTAIRES

  1. …………Un pas en avant pour ceux qui croient que la liberté d’expression ne signifie pas dire tout ce que je veux.

    • C’est vrai que nul n’est au dessus de la loi, sauf que l’on peut sauter ou marcher aussi sens dessus dessous de la loi , par exemple comme à l’intérieur d’une Grande Mosquée!!!!

  2. Si Ras Bath est accusé d’incitation à la désobéissance des troupes, alors les leaders religieux doit être jugés pour incitation à la violence lors de leur rencontre du 14 juin 2017 à la gde Mosquée:

    1- « Nous N’ACCEPTERONS plus que nos guides soient vilipendés sur les réseaux sociaux », a averti Adam N. Traoré, porte-parole des jeunes musulmans…

    2- « Tous ceux qui essayeront encore de souiller la réputation d’un leader religieux sur les réseaux sociaux seront IDENTIFIÉ et TRAQUÉS. Le SANG COULERA ! », a-t-il JURÉ…

    3- Même si Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali et Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du groupement des leaders religieux, ont tenté de calmer les ardeurs, n’ONT PAS CONDAMNÉ les propos du porte-parole des jeunes musulmans…

    4- D’ailleurs, ils l’ont soutenu dans sa lancée. « Tout disciple béni doit agir comme tel, si son maitre est attaqué par l’ennemi », ont-ils souligné…

    5- Haïdara est intransigeant : « Nous ne nous laisserons plus faire. Nous avons saisi le pouvoir politique, juridique et sécuritaire. S’ils n’assumeront pas, nous sauront quoi faire pour que nous soyons respectés », a prévenu Chérif Ousmane Madani Haïdara…

    6- Comme lui, Mahmoud Dicko, a invité l’Etat à s’assumer. « Des gens nous terrorisent avec les armes, nous n’admettrons plus que d’autres nous terrorisent avec leur bouche. Il faut qu’on arrête avec ça », a insisté le président du Haut conseil islamique du Mali…

    7- Dans un Etat sérieux avec un ministre de la Justice à la hauteur, une enquête doit-être ouverte contre ces leaders dits religieux pour “Incitation à la violence”…

    Extrait de Maliweb: « Dérives » sur les réseaux sociaux : Les jeunes musulmans promettent « l’enfer » aux détracteurs des leaders religieux.
    Par: L’Indicateur du Renouveau 14 Juil 2017

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