La Misma sollicite l’aide de la population pour sĂ©curiser Gao

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Un soldat du Niger à Gao, le 9 février 2013. REUTERS/
Un soldat du Niger à Gao, le 9 février 2013.
REUTERS/

La menace terroriste continue de peser sur la ville de Gao. Le 13 février, une bombe a été découverte, puis désamorcée. La Misma, Mission internationale de soutien pour le Mali, atteint aujourd’hui plus de 4000 hommes, dont une partie est déjà sur le terrain. À terme, ils doivent être 8000 à se déployer au Mali. Ils sont déjà présents à Gao, en soutien aux forces maliennes et françaises. La Misma a sollicité mercredi l’aide de la population de Gao.

À Gao, c’est un bataillon de plus de 500 soldats venus du Niger qui représente les forces africaines de la Misma. Aux côtés des forces maliennes et françaises, ces hommes font, aujourd’hui, face à une guérilla urbaine.

En quelques jours, il s’est produit deux attentats-suicide et des combats de rue face Ă  un commando de jihadistes. Puis il y a eu la dĂ©couverte d’une bombe artisanale contenant 600 kilos d’explosifs. La bombe a Ă©tĂ© dĂ©samorcĂ©e mais l’infiltration des islamistes dans la ville de Gao reste une menace Ă©norme.

Le capitaine Yao Adjoumani, porte-parole de la Misma déclare : « Les jihadistes ou les terroristes pourraient être dans la ville ou dans les alentours. Pour le moment, on ne sait pas qui est jihadiste. On ne peut pas voir quelqu’un là et deviner s’il est jihadiste ou pas ».

C’est pourquoi le colonel Adjoumani lance un appel aux habitants de Gao : « Nous demandons aux populations de nous aider. Il faut dĂ©noncer pour nous aider. DĂ©noncer tout ce qui est suspect ».

Chaque jour, les militaires découvrent dans la ville, de nouvelles caches d’armes et de munitions.

Pour sa part, le prĂ©sident intĂ©rimaire a Ă©voquĂ© les violences qui ont secouĂ© ces derniers jours Gao. Dioncounda TraorĂ© s’est dit confiant.

Dioncounda Traoré
Président intérimaire du Mali

Je reste confiant. Nous arriverons Ă  bout de ces terroristes et de ces narco-trafiquants.

 

Sur le plan militaire, la Russie participe et va continuer de participer Ă  l’effort de guerre au Mali. Elle a livrĂ© des armes aux autoritĂ©s maliennes et s’apprĂŞte Ă  en livrer d’autres : c’est ce qu’a prĂ©cisĂ© le directeur de l’agence publique russe chargĂ©e des exportations d’armes Rosoboronexport, Anatoli IssaĂŻkine.

Anatoli IssaĂŻkine
Directeur de Rosoboronexport

Avant tout, le Mali a besoin aujourd’hui d’hĂ©licoptères, de matĂ©riel blindĂ© et d’armes Ă  feu.

Par RFI

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