La société civile à propos du code des personnes et de la famille : L’APDF et vingt autres associations protestent contre le texte adopté

0
0

L’association pour la défense et la protection des droits de la femme (ADPF) et vingt autres associations ont, à travers une conférence de presse, organisé le vendredi 16 décembre, attiré l’attention des journalistes sur des parties du nouveau Code des personnes et de la famille adopté par l’Assemblée nationale le 2 décembre dernier. Selon ces associations, « ce code n’est pas une avancée pour les femmes »

A l’entame des débats, la permanente de l’APDF, Mme Diawara Bintou Coulibaly a indiqué que l’objectif de cette conférence de presse est d’informer les journalistes sur les zones d’ombres du nouveau Code des personnes  et de la famille. Selon ces associations, le texte adopté ne sécurise plus la femme ni les enfants au sein de la société.  Une situation qui a suscité un grand mécontentement chez les activistes des organisations et associations des droits de l’homme. Les protestations sont suscitées par quelques articles essentiels tels que l’article premier, l’article 5 qui parle de religion et aussi de l’article 347.

   Dans l’article 25, par exemple, la partie qui parle de la protection de la femme et de l’enfant  a été remplacée par la protection de la personne humaine et de la famille. Cela fait que les conventions appliquées pour le droit des enfants ne sont désormais plus valables au Mali. Dans l’article 282, il est dit que l’âge minimum pour contracter le mariage pour une jeune fille est de 16 ans contrairement à l’ancien code où l’âge  était de 18 ans. Ce qui, selon Mme Diawara de Bintou Coulibaly de l’APDF, est une ouverture pour favoriser le mariage précoce avec toutes ses conséquences. Les articles concernant le mariage et l’héritage ont suscité également beaucoup de réactions des associations qui ont demandé que tous les Maliens prennent part à la campagne d’explication du contenu de ce code en bamanan ou en français pour pouvoir les aider dans leur lutte. Ce code, aux dires de Siaka Traoré de l’ONG Sénusanuma, est plein d’incohérences qui ne collent pas aux réalités du pays. Selon lui, aucune des propositions qu’ils ont eues à faire n’a été prise en compte. " Nous avons été impliqué juste pour la forme "  a-t-il dit. " Notre combat pour ce code, c’est de préserver les générations futures sur son  contenu  qui n’est favorable à personne même les hommes sont concernés, car ils ont des enfants, des femmes, des sœurs et des mères " a laissé entendre la permanente de l’APDF, Mme Diawara Bintou Coulibaly.

Pour Safiatou Doumbia, le gouvernement doit se pencher sur la réaction des Maliens avant de promulguer ce nouveau code.

 

Fatoumata Mah Thiam KONE


NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.