Les attentes des commerçants ne sont pas à hauteur de souhait

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L’équipe de Bamako Hebdo a fait le tour du grand marché de la capitale pour prendre la température des préparatifs en cette veille de la fête du mouton. Selon nos investigations, certains estiment que la tendance cette année sera différente de celle de l’année passée.

A cet effet, nous avons recueilli les témoignages de certains commerçants de la place.

  Les attentes des commerçants ne sont pas à hauteur de souhait Établissement El hadji Nouhoum Wagué, vendeur de bazins

” L’affluence n’est pas comme l’année passée ”

Mon établissement est connu par beaucoup de Maliens. C’est ainsi que depuis le début du mois dernier, il y a une grande affluence de la clientèle.

Cependant, la tendance observée cette année est moins que celle de l’année dernière à la même période. Par ailleurs, les prix de nos articles sont abordables mais certains clients continuent de s’en plaindre.

 

 

            Nana Keita, vendeuse de bijoux ” La situation du marché est vraiment critique “

Ça ne va pas vraiment, les clients viennent regarder et refusent d’acheter nos prix prétextant qu’ils sont chers. Apparemment, la crise est partout.

Les prix de nos bijoux vont de 5 000 à 15 000 FCFA. On n’est même découragé car les jours normaux, nous écoulons nos produits sans problème mais une fois que les fêtes s’annoncent, les clients les déclinent. La situation du marché est vraiment critique.

 

 

Sidi Mohamed, commerçant détaillant des boucles d’oreille

Généralement, les clients investissent les marchés les vielles de chaque fête. Mais cette année, les choses ne marchent pas comme on le souhaite. Nous les commerçants-détaillants, nous souffrons beaucoup à l’approche des grandes fêtes. La mairie nous prend tous les jours de l’argent mais les policiers ne nous laissent jamais en paix. Avec cette situation, nous passons plus d’une heure sans voir de clients. La situation des marchés est vraiment pénible.

 

 

 

Atelier de couture ” JALL couture ” chez Saliou Dione

Dieu merci on essaye de s’en sortir

La tendance de cette année est complètement différend de celle de l’année. Dernière, notre atout est que la plus part de notre clientèle est une collaboration de longue date.

 

Mais cette année aussi ça va, car on arrête de prendre les habits avec nos clients. Sinon cette année c’est vraiment dur….

 

 Les attentes des commerçants ne sont pas à hauteur de souhaitAssa Wagué vendeuse d’habits pour enfants :

” L’argent manque cruellement cette année “

Cette année, nous avons eu plus de clients pendant le mois de ramadan que la veille de la fête de tabaski.

 

L’affluence n’est pas au rendez-vous bien que les prix soient abordables. Les clients se plaignent d’un manque cruel d’argent.

La crise du nord a vraiment affecté le marché, mais avec l’aide de Dieu ça va aller.

 

 

 

 Les attentes des commerçants ne sont pas à hauteur de souhaitBatoma Fofana, coiffeuse du Coupé décade

” Il n’y a vraiment pas d’affluence dans les marchés “

Cette année, les affaires ne marchent pas très fort. Les clientes ne se bousculent plus à nos portes.

 

A l’approche de la fête de Tabaski, les clientes préfèrent se coiffer tôt. La petite tête est très prisée.

 

Les années surpassées, on passait toute nuit à tresser les femmes avec différents styles.

 

Le prix varie entre 7 500, 12 000 et 15 000 f cfa.

 

 

Ablo Konaté, vendeur de chaussures

 Les attentes des commerçants ne sont pas à hauteur de souhait” La tendance n’est pas comme l’année dernière

Cette année, l’affluence dans les marchés est très en deçà de celle constatée l’année dernière à la même période. Les clients se plaignent du fait que les prix ne soient pas plus abordables. Mais, on comprend que c’est en raison de la crise.

 

Chez nous les grandes dames sont de 5000 à 7500 fcfa et pour les chaussures fermées il faut débourser entre 10.000 à 15.000 FCFA. Cette année, nous avons procédé à une diminution notoire des prix pour satisfaire la clientèle.

 

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