Les Bamakois accusent

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La vie à Bamako est chère à Bamako. Très chère. Trop chère. Les chefs de famille ne dorment que d’un œil à cause de la vie chère. Les prix des denrées de première nécessité connaissent aujourd’hui une hausse vertigineuse. Nourrir à Bamako une famille de 5 personnes relève du parcours du combattant, tant la vie est chère. Beaucoup de personnes ne mangent pas trois fois par jour.

 

Face à cette situation,  nombre de Maliens, mettent en cause le laxisme des autorités. Les commerçants, eux continuent de dicter leur loi à la population. 

 

Amadou Coulibaly, maçon de son état, domicilié à Daoudabougou. “Les céréales n’ont jamais connu une telle flambée depuis 20 ans. Le sac de riz de 50 kg est vendu à plus de 20 000 F CFA contre 15 000 à 17 500 F CFA l’année dernière à la même période. Toutes les céréales sont si chères qu’on n’a pas le choix. Le mil a atteint un seuil élevé, 350 F voire 400 F le kilo sur les marchés. Il faut plus de 100 Kg par mois pour nourrir sa famille et cela sans compter le prix de condiment.  Le gouvernement est  responsable de cette situation“.

 

Harouna Camara, fonctionnaire, domicilié à Magnambougou, “les bourses ne peuvent pas soutenir les dépenses. J’investis plus de

100 000 F par mois dans les céréales pour subvenir de sa famille de 10 personnes. Les loyers et autres dépenses ne sont pas contenus dans cette somme. Comment peut-on vivre ainsi avec le salaire des fonctionnaires que nous connaissons tous“.

 

 Aminata Sidibé, ménagère à Niamakoro. “Le libéralisme à outrance est à la base de cette montée vertigineuse des prix de céréales. Les mêmes produits sont vendus à des prix différents dans le même marché. Et du jour u lendemain, on augmente le prix. L’association des consommateurs maliens joue au pompier, car l’augmentation se fait au nez et à la barbe de cette association. Le panier de la ménagère est vide“.

Pour Aly Doucouré,  grossiste de céréales au marché d’Hippodrome : “la montée est due au manque de subvention qu’accordait chaque un pays d’Asie au Mali. Cette année, notre pays n’a pas bénéficié de cette aide. De plus, la mauvaise pluviométrie de cette année a ajouté à cet état. Les récoltes sont en deçà des attentes.

 

La spéculation sur les prix en est un des facteurs sur la montée des prix. Les radios et les télévisons en sont les principales causes. Quand on entend dire que les céréales sont vendues à tel franc dans un marché, ceux qui vendent à un prix inférieur augmentent le prix, car tout est permis, dans ce pays“.

 

 

Hassane Kanambaye

 

 

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