Les leaders religieux, les syndicats et les partis politiques condamnent …

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Suite à la dégradation de la situation au nord, plusieurs  associations de la société civile et des partis politiques, l’URD et le PDES, ont réagi avec la dernière rigueur en condamnant les actes barbares dont notre pays fait l’objet de la part des bandits armés appuyés par des éléments d’AQMI. Ils ont appelé l’Etat à prendre toutes ses responsabilités pour le retour de la paix et de la quiétude.

Dans une déclaration dont nous avons reçu copie, les leaders religieux, musulmans, catholiques et protestants, ont déclaré ne pas rester  indifférents face à la situation qui prévaut au nord du pays et qui compromet dangereusement la cohésion et la paix sociale.

Aussi, à l’issue de plusieurs rencontres consacrant l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali, les leaders religieux ont refusé toutes formes de violence comme moyens de résolution des conflits et ont engagé le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités pour restaurer la paix et la quiétude par le dialogue et la concertation. Ils ont, en outre, demandé aux bandits armés de déposer les armes. Par ailleurs, les leaders religieux ont invité chaque "fidèle" et "citoyen" à ne pas céder à la panique et à l’amalgame.   Car, selon eux, le problème n’est ni religieux ni ethnique encore moins racial.

Quant à l’UNTM, elle a, pour sa part, condamné fermement l’agression de notre pays et félicité les forces armées pour leur détermination et les sacrifices consentis. Selon l’UNTM, les origines profondes de cette sinistre situation méritent d’être éclaircies jusqu’à leur obscure et lointaine source. "Si, malgré les efforts de développement en cours dans ces régions, l’atteinte à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale se manifeste irrésistiblement, alors la nation doit impérativement conjurer le mal" poursuit le communiqué. Qui ajoute, "puisque l’Etat est historiquement responsable de l’événement, il doit, en conséquence, apporter une réponse ferme pour la défense de la patrie".

La CSTM, pour sa part, réitère son soutien aux forces armées et de sécurité du pays et demande au Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que de tels actes ne se reproduisent plus.

Les partis politiques ne sont pas restés en marge. Ils ont manifesté leur élan de solidarité à l’endroit des forces armées et de sécurité. C’est ainsi que l’URD, dans un communiqué en date du 1er février, a fermement condamné ces agressions dont la barbarie est à l’image de leur cruauté inqualifiable. Le parti de la poignée de main exhorte les forces armées et de sécurité à user de tous les moyens pour les stopper et les enrayer. Et tout doit être mis en œuvre par les autorités compétentes pour ce faire, déclare le parti dans son communiqué. L’URD a, en outre,  exhorté les Maliens à se serrer plus que jamais les coudes pour préserver et conforter l’unité sacrée de notre nation et l’intégrité non négociable de son territoire.

Le PDES a, de son côté, exprimé sa solidarité au président de la République et encouragé les forces de défense et de sécurité qui s’acquittent de leur devoir avec honneur et dignité. Le PDES  réitère son indéfectible attachement à l’intégrité territoriale du Mali et à l’intangibilité de ses frontières. Le parti invite enfin "l‘ensemble de nos compatriotes à faire preuve de solidarité et de fraternité  intercommunautaires et subséquemment, de résister aux tentatives d’intoxication, de désinformation et d’instrumentalisation de la diversité du tissu social de notre peuple".

Le PDES a pris la décision de soutenir les forces de défense  et de sécurité en leur apportant une première contribution financière de 10 millions de FCFA.

L’ensemble des intervenants ont réitéré leurs condoléances aux familles endeuillées.

Abdoulaye DIARRA

 

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