Les ressortissants et sympathisants du cercle de Tombouctou autour de la crise au nord

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« Il n’y a pas eu d’amalgame et il n’y aura pas d’amalgame à Tombouctou » dixit Baba Hakib Haidara

Les ressortissants du cercle de Tombouctou se sont donné rendez-vous au Centre International de Conférences de Bamako dans la soirée du 7 février dernier, pour donner d’amples informations sur les récents événements qui ont occasionné des violences à l’endroit de la communauté blanche du Mali (touarègues arabes peulh etc.…)

Suite à la réaction des populations civiles qui a quelque part occasionné des attaques sur certaines communautés blanches, l’Association des Ressortissants du Cercle de Tombouctou s’étant vit interpellé par la situation, a organisé une rencontre qui a regroupé toutes les notabilités de la région (noirs et blancs) pour se pencher sur le retour immédiat de la quiétude dans le septentrion de notre pays et inviter les autorités du pays à prendre toutes les mesures nécessaires visant à rassurer les populations riveraines.

Le président de L’association, M. Sekou Moulaye Haidara a lancé un message d’unité et invite toutes les communautés de s’armer de force afin de surmonter ces épreuves. Pour le doyen, président de séance, l’ancien ministre Baba Hakib Haidara : « il n’ya  pas eu d’amalgame et il n’y aura pas d’amalgame à Tombouctou ». Nous sommes unis par les liens immémoriaux … il n’ ya pas de famille qui ne compte pas  l’une et l’autre couleur de peaux », poursuit t-il. Pour le doyen, Tombouctou a été caractérisé par le savoir et la culture et non par les armes. Par ailleurs dit-il : «  nous souhaitons que l’exemple de Tombouctou soit une étoile ». Bien d’autres intervenants ont parlé de la nécessité de la paix dans la cohabitation et le devoir d’assistance que les uns ont envers les autres.

L’occasion a été propice de lever une zone d’ombre sur le départ sur Dakar de l’ancien Premier Ministre, Mohamed Ag Hamani. Selon une déclaration qu’il a fait parvenir : il ne s’       agit ni d’exil, ni de fuite mais plutôt une mesure de protection à l’endroit de sa personne et de sa famille ».

A la fin des échanges, une déclaration a été lue par Mme Diallo Deydia Ben Khatra pour condamner avec fermeté les actes qui ont pu se produire.

Benjamin SANGALA

 

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