Les syndicats de la Justice au Ministre Garde des Sceaux : “Halte Gestapo !”

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Les sujets d’insatisfaction des magistrats depuis 2007 et certaines questions d’actualité de la famille judiciaire ont fait l’objet d’une conférence de presse, le samedi 01 mars 2014 à la Maison de la presse. Cette conférence était principalement animée par le président du Syndicat Libre de la Magistrature (Sylima), M. Adama Yoro Sidibé. Il était épaulé par le président du Syndicat Autonome de la Magistrature (Sam), M. Issa Traoré, et le président du Syndicat Autonome des Greffiers, secrétaires de greffe et Parquet (Syng), M. Hadiya Dioumassy.

 

 

Mohamed  Bathily
Mohamed A Bathily, ministre de la Justice, Garde des sceaux

Les préoccupations essentielles des magistrats se trouvent sur la table du Gouvernement depuis juin 2007. A travers leur cahier de doléances, ils demandent la relecture de leur statut et la prise par le Gouvernement des différents textes d’application de ce statut. Il convient de noter que depuis 2002 près d’une dizaine de textes règlementaires attendent d’être pris par le Gouvernement pour l’application de la loi n°02- 054 du 16 décembre 2002 portant statut de la magistrature.

 

 

Ces textes concernent : le plan de carrière; la composition du costume d’audience des magistrats; les modalités d’installation des chefs de juridiction et de parquet; les autorités chargées de la notation ; les modalités de mise en œuvre du régime de la sécurité sociale des magistrats; les conditions de mise d’office en congé d’expectative du magistrat ayant fait l’objet de la sanction disciplinaire de déplacement d’office ; les primes et indemnités à octroyer ou à revaloriser.

 

 

L’objectif visé par ces textes est de mettre le magistrat en situation d’accomplir efficacement son rôle d’arbitre.

 

 

Par rapport à la relecture des textes, les magistrats souhaitent que l’État du Mali intègre les évolutions du temps et s’inscrit dans la dynamique à faire de la magistrature un véritable pouvoir.

 

 

M. Adama Yoro Sidibé, président du Syndicat Libre de la Magistrature (Sylma), a souligné qu’il existe dans les divers textes de la République un trop grand nombre de dispositions qui fragilisent le pouvoir judiciaire face au pouvoir exécutif. Ce qui, de son point de vue, conduit inévitablement à l’instrumentalisation de la justice par les politiques.

 

 

M. Adama Yoro a aussi souligné que le Ministre de la Justice est avant tout un membre de l’exécutif et qu’à ce titre il lui est interdit de s’immiscer dans les affaires  judiciaires.

 

 

“Le monde judiciaire connaît, depuis l’arrivée aux affaires  du nouveau  Garde des Sceaux, une brusque montée de fièvre. On ne cesse de clamer qu’il s’agit là de la mise en œuvre d’une politique hardie de lutte contre l’impunité, la corruption et la mal gouvernance”, a ajouté M. Sidibé.

 

 

Si la lutte contre la corruption est un combat que les syndicalistes partagent, ils reprochent par contre au Ministre de la Justice, Garde de Sceaux le non respect de la présomption d’innocence ainsi que la non tenue à date échue de la première session de la Cour d’Assises. Ladite session devait s’ouvrir normalement le 24 février 2014 et s’étaler sur 21 jours, au cours desquels 120 affaires devaient être jugées. Les syndicats de la justice regrettent fortement ce rendez-vous manqué.

 

 

Autres griefs soulevés par les syndicats, c’est les mandats de dépôt délivrés contre leurs camarades, ainsi que le ton va-t-en guerre du Garde des Sceaux à chacune de ses sorties dans les médias. “Nous disons “oui!” à l’assainissement de la justice. Nous sommes prêts à jouer notre partition dans cette entreprise de salut public. Mais nous disons aussi halte Gestapo !”, a ajouté M. Sidibé.

 

 

Le président du Syndicat Libre de la Magistrature (Sylima) regrette par ailleurs que le Ministre de la Justice ait tenu publiquement des propos inexacts, en affirmant qu’“à chaque fois qu’on touche à un magistrat, c’est des menaces de grève. Qu’ils aillent en grève !”. M. Sidibé a tenu à préciser que jamais une poursuite, engagée contre un magistrat ou un greffier au plan disciplinaire, pénal ou civil, n’a été suivie d’une quelconque menace de grève.

 

 

Au-delà de ces mises au point et des griefs qu’ils avaient à coeur de déballer, les syndicats de la Justice ont dit leur détermination à aller de l’avant. Le premier à monter au créneau pour ce faire a été le président du Syndicat Autonome des Greffiers, secrétaires de greffe et Parquet (Syng), M. Hadiya Dioumassy. Il a notamment déclaré: “nous irons jusqu’au bout de nos efforts pour la satisfaction des différentes doléances”.

 

Le président du Syndicat Autonome de la Magistrature (Sam), M. Issa Traoré, lui estime que “s’il y’a lieu de faire sortir les muscles, nous le ferons pour la satisfaction de nos doléances. Désormais avec le Ministre de la Justice, ça sera coup pour coup”. Me Mohamed Ali Bathily est donc averti.

 

Tougouna A. TRAORÉ

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4 COMMENTAIRES

  1. JE DIT TOUT SIMPLEMENT QUE LE MANDAT D IBK EN DEPENT DE LA JUSTICE MALIEN IL FAUT QUE LE PEUPLE VOIE REELLEMENT LA DIFERENCE ENTRE HIER ET AUJOURDHUI SI NON MON CHERS IBK A LA FIN ON VA DIRE QUE LES AUTRES VALAIS MIEUX QUE VOUS.ILS NE CHECHE PAS LE MINSTRE DE LA JUSTICE C EST DE VOUS QU IL SAGIT MON PRESIDENT.
    EN PLUS L AFFAIRE DE LA MAIRIE DE KAYES EST LA .
    LE PG DE KAYES Mr BAGAYOKO ET LE JUJE DE DIEMA VEUT TOUT FAIRE POUR ETOUFER UN DETOURNEMENT DE PLUS 200.000.000FCA UNE AFFAIRE CRINEELLE UN DONT DES VIVRES ADRESSER A LA POPULATION KAYESIENS VENANT DU PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIALE “PAM”

    LE MAIRE DE KAYES A LA PERSONNE DE ABDOULYE CAMARA ET SON PREMIER ADJOINT A LA PERSONNE DE MAMADOU KOUMA DIT CHAMPION ONT NUITAMENT ENLEVEZ ET VENDU LES VIVRES SANS L AVAL DU CONSEIL NI LE BUREAU COMMUNAL
    LA PLEINTE A ETE EMIE PAR LE DEUXIEME ADJOINT AU MAIRE A LA PERSONNE HAMIDOU MAIGA DIT OBAMA ET MADY MARIKO CONSEILLER DEPUIS LE SEPT NOVEMBRE 2012 LA COUR SUPREME A STATUER LE QUINZE AVRIL 2013 EN DESIGNANT LA JURDICTION DE DIEMA POUR INSTRUIRE ET JUGE L AFFAIRE JUSQU AUJOURDHUI LE JUGE REFUSE DE JUGE L AFFAIRE PAR CE QUE LUI MM A REçU PLUS DE 50.000.000CFA
    OU EST LA JUSTICE ENCORE DANS CE PAYS?

  2. CHERS MAGISTRATS N’OUBLIEZ PAS QUE VOUS ÊTES LA CIBLE DE LA RÉVOLUTION PROCHAINE.LE PEUPLE VOUS ATTEND AU TOURNANT.VOUS ÊTES SANS SCRUPULES.

  3. SYNDICATS DES MAGISTRATS,VOUS TROUVEREZ LE PEUPLE MALIEN DEVANT VOUS.LE MALI NE SERRA PLUS COMME AVANT.VOUS ÊTES LA CIBLE DE LA RÉVOLUTION PROCHAINE .A BON ENTENDEUR SALUT

  4. Le peuple malien sait faire la différence entre le vraie et l’ivraie. Il faut respecter et arrêter de vouloir l’instrumentaliser par des discours de des sorties qui prétendent « le prendre à témoin ». Le peuple a vécu le Mali de 1991 à nos jours et n’a besoin d’aucun discours, d’aucune plaidoirie pour fonder son opinion, forgée dans la souffrance et le mépris à lui infligés par 20 ans de pratiques administratives.
    Que les syndicats de magistrats se ressaisissent. Ils commettent une grave faute de discernement en déclarant la guerre au le Ministre de la justice. Cette guerre, ils doivent la mener contre eux mêmes, contre leurs jugements, entachés de fraude, de tricherie, de mensonge, bref, contre la souillure qui inhibe leur intime conviction. Cette vérité, le Peuple malien, au nom duquel la justice est rendue, aux frais duquel la justice fonctionne, le sait et le prouve. Ils sont intelligents, pou avoir été magistrats, et ils savent ce que les maliens pensent de ce « bras de fer », inventé pour biaiser le vrai débat.
    La réalité, c’est que les maliens en ont jusqu’à la gorge d’une justice corrompue et pourrie. Je vous épargne les détails de la distribution de cette justice. Les maliens savent.
    ESPERONS SIMPLEMENT QUE LE MINISTRE DE LA JUSTICE NE SE LAISSE DIVERTIR PAR CES ELUCUBRATIONS STERILES.

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