L’insécurité à Bamako : Un problème émouvant

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Aujourd’hui Bamako est confronté à une insécurité totale, une série de vol et de braquage, avec usage d’armes blanche et à feu. En plein jour, comme la nuit sur des voies dessertes tout comme des rues bondées.

Elle est devenue un problème sans solution ou à solution indéterminé, particulièrement à Kalaban-Coro, la nuit on peut plus sortir à moto si l’on veut avoir une longue vie sinon on t’abat pour te la retirer.

Chaque jour qui passe, on n’entend que des informations de braquage et d’enlèvement des motos DJAKARTA. Un exemple frappant est ce jeudi passé, où on a presque battu à mort un jeune homme, avec sa copine, pour lui prendre sa moto DJAKARTA toute neuve. Un innocent qui allait perdre sa vie pour son bien.

A kalaban-Coro aujourd’hui, la nuit, les jeunes veulent sortir à pieds qu’à moto m’affirme t-il un jeunes homme que j’ai croisé à pieds : « on ne peut plus sortir avec les motos, sinon tu es un homme mort et je suis obligé de faire mes commissions à pieds car j’aime ma vie plus que ma moto, elle est garée à la maison. J’ai beaucoup échappé aux tentatives de braquage donc ma solution est de garer ma moto à la maison et de marcher à pieds ; c’est une contrainte.

Et je ne vois pas de solution car il n’y aura pas de sécurité ; les lieux où on doit renforcer la sécurité sont ignorés par nos forces de l’ordre, sinon ils savent où se trouvent les vrais Bandits. »
C’est grave ! L’insécurité qui devient un blocage pour les gens de circuler librement et d’aller faire leurs commissions sans crainte d’aller et venir. A quand la solution ? Sinon bientôt ça sera pareille à une jungle : «chacun pour soi et Dieu pour tous». Tout le monde le sait et le dit.

Et si chacun cherchait à se défendre autrement, car ils ne peuvent voir et assister impuissant à la confiscation de leur propre engin et accepter résigner de laisser l’affaire filer sous leurs yeux, le voleur parti avec son gain du jour. Tout le monde serait obligé de s’acheter une arme. Là ce serait pire. Dans ce cas, on deviendra sans nul doute, un pays «sans foi, ni loi».
Donc il faut que les fores de l’ordre de l’Etat cherche rapidement une solution.
 Dramane FOFANA

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