Mali: des centaines d’avocats français et africains réunis à Bamako

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Mali: des centaines d’avocats français et africains réunis à Bamako
Vue de Bamako, capitale du Mali.

Pour la première fois, le Campus international du barreau de Paris, le plus grand rassemblement professionnel des avocats de Paris, se tient en Afrique. Et c’est Bamako, la capitale malienne, qui a été choisie pour accueillir l’évènement. Pendant trois jours, avocats français et de la sous-région africaine vont échanger sur le droit et sur les relations qu’ils peuvent nouer entre eux dans le cadre de leur travail.

A côté de la centaine d’avocats parisiens annoncée, ils sont environ 150 avocats maliens et de la sous-région à avoir effectué le déplacement pour ce campus international. Le thème retenu cette année est « La reconstruction du Mali après la guerre, par le droit ».

Un sujet qui tient à cœur à maître Mamadou Konaté, avocat au barreau malien : « Nous sommes tout à fait opposés au principe de l’absence de la justice, de l’impunité. Nous sommes dans un pays où nous avons connu des exactions assez fortes, assez importantes, il faut faire en sorte aujourd’hui que nous ayons un regard par rapport à cette situation-là et que nous essayons de l’appréhender le plus possible, le mieux possible, justement pour sauvegarder la réconciliation nationale et la paix dans ce pays ».

Pour lui, parmi les dossiers sur lesquels la lumière doit être d’emblée faite, il y a celui de l’assassinat à Kidal en novembre 2013 de nos deux confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Un acte « totalement déplorable, [il est] totalement révoltant aujourd’hui, que la justice peine encore à avancer dans ce dossier. Ce qui est d’autant plus important qu’il s’agissait de personnes qui étaient en situation de travail, de mission au Mali, qui ont été assassinées dans des conditions qui sont inacceptables et de point de vue là, je pense que, il faut qu’il y ait de plus en plus d’organisation de défense des droits de l’homme, de plus en plus de juristes, d’avocats qui s’impliquent justement pour que la réalité soit connue dans ce dossier ».

Par RFI

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