Mali-Niaiserie : la mémoire trahie

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Mali-Niaiserie : la mémoire trahie

Ce vendredi, 17 mars, nous avons marché, à la mémoire de Cabral, le cœur meurtri, les pieds alourdis par la honte.

17 mars 1980-17 mars 2017, Abdoul Karim Camara dit CABRAL, est mort assassiné pour le Mali. Depuis 37 ans, il est devenu le symbole d’une génération, de militants, qui auront tout donné à leur pays, le Mali, donc pour le combat permanent pour l’instauration de la démocratie et pour le progrès social. Célébrer la mémoire de Abdoul Karim Camara, c’est témoigner notre reconnaissance à tous ceux qui sont morts pour la grandeur du Mali. C’est pourquoi le combat pour protéger cette mémoire est essentiel.

En 2016, nous nous sommes inquiétés de la parution d’un ouvrage qui se voulait une réécriture à moindre frais de l’histoire de notre pays. Les réponses appropriées, les réactions politiques opportunes ont été apportées au livre «Le Mali sous Moussa Traoré». Un ouvrage consacré à l’UDPM 25 ans après la chute de la dictature la plus improductive du continent africain. Si ce livre sonnait comme un défi lancé à la génération UNEEM (Union nationale des Elèves et Etudiants du Mali), «la Génération Cabral», le qualificatif «grand républicain» donné au Général Moussa Traoré, par l’actuel président, prétendument issu du Mouvement démocratique, était le plus grand mépris à l’égard des patriotes et des démocrates qui, au prix de leur vie, ont instauré la démocratie et rétabli la République dans ses vertus au Mali.

Il faut croire que la descente aux enfers continue et cette gĂ©nĂ©ration n’est pas au bout de ses peines. En son sein mĂŞme Ă©merge une espèce de troubadours politiques, en quĂŞte de rente qui se croit permis de vendre au plus offrant, l’honneur et la mĂ©moire martyre de 37 ans de combat assidu pour la prĂ©servation de la mĂ©moire de celui qui a donnĂ© sa vie pour le Mali. Le diplĂ´me d’honneur Abdoul Karim CAMARA, dĂ©cernĂ© Ă  Ibrahim Boubacar KÉÏTA par le bureau actuel de l’AMSUNEEM, est une violation de la mĂ©moire de Cabral et de celle de tous ceux qu’il symbolise dans la dĂ©fense du Mali. Ce faisant, ce bureau a commis une faute morale et doit dĂ©missionner. VoilĂ , pourquoi nous avons marchĂ©, ce 17 mars 2017, le cĹ“ur meurtri, les pieds alourdis par la honte. Pour rĂ©tablir la crĂ©dibilitĂ© et l’honneur de ce mouvement symbole, je demande tout simplement la dĂ©mission du Bureau de l’AMSUNEEM.

Souleymane KONE

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